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    Moyen-Orient

    Irak: Obama confirme la prise du barrage de Mossoul à l'Etat islamique

    media Le président des Etats-Unis Barack Obama, le 18 août 2014 à la Maison Blanche. REUTERS/Larry Downing

    Barack Obama s'est exprimé, lundi 18 août, au sujet de l'Irak. Le président américain considère que le l'Etat islamique est une menace, non seulement pour l'Irak, mais également pour toute la région. Il promet de mettre en place une stratégie à long terme contre ce groupe qui sévit également en Syrie. Et d'annoncer que les Kurdes et l'armée irakienne ont repris le contrôle du barrage de Mossoul à l'aide des frappes américaines. Une détermination qui tranche avec la tiédeur de l'allié britannique.

    Ce lundi, les forces américaines ont mené 15 frappes aériennes contre des positions de l'Etat islamique aux environs du barrage stratégique de Mossoul, la deuxième ville d'Irak tombée aux mains des jihadistes début juin. Ces opérations ont permis, selon le président américain, « aux forces irakiennes et kurdes de faire un grand pas en avant en reprenant » le contrôle du barrage. La reprise de cet édifice, hautement stratégique et dangereusement fragile, est le revers le plus important infligé aux jihadistes de l'Etat islamique depuis qu'ils ont lancé une offensive fulgurante leur ayant permis de s'emparer de larges territoires de l'Irak.

    Depuis une dizaine de jours, l'armée des Etats-Unis s'est réengagée militairement en Irak, une première fois depuis son retrait du pays en décembre 2011. « Nous allons continuer à poursuivre une stratégie à long terme pour inverser la tendance contre l'EI en soutenant le nouveau gouvernement irakien », a assuré ce lundi Barack Obama devant la presse, en allusion à l'équipe que doit former le nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi. Le président américain souhaite voir se former « un gouvernement d'union doté d'un programme national représentant les intérêts de tous les Irakiens ».

    L'Etat islamique, qui s'est emparé de larges pans de la Syrie et de l'Irak, « menace les Irakiens et toute la région », considère pourtant M. Obama. « Il dit représenter les griefs des sunnites, mais il massacre des hommes, des femmes et des enfants sunnites », a-t-il dénoncé.

    L'allié britannique traumatisé par la guerre d'Irak

    La détermination du président américain contraste avec une partie de la communauté internationale, qui hésite sur les réponses à apporter à la crise irakienne. Tandis que les Français veulent armer les Kurdes, les Britanniques s'interrogent tout particulièrement, relate notre correspondant à Londres Eric Albert. Certes, pas à pas depuis une dizaine de jours, ils augmentent leur engagement dans le nord : d'abord des avions de transport pour effectuer des parachutages d’aide humanitaire, puis des avions de chasse en renfort, puis des hélicoptères. Une mission humanitaire, officiellement.

    Mais voilà que le gouvernement britannique change de registre, parlant désormais d’une « mission de surveillance », destinée à obtenir un maximum d’informations sur le terrain. Le ministre de la Défense, Michael Fallon, affirme même que les avions de chasse britanniques pourraient être utilisés en Irak « pendant des mois ». Cette lente progression de l’engagement britannique illustre au fond son embarras face à l’Irak ; le Royaume-Uni semble y aller presque à reculons.

    La raison, c’est bien sûr le traumatisme de la guerre de 2003, sous Tony Blair. David Cameron l’a redit ce lundi : pas question d’envoyer l’armée britannique sur place, ni au sol, ni par les airs.


    ■ Témoignage

    Sur le terrain, les forces armées kurdes tentent désormais de reprendre aux jihadistes des localités au nord de Mossoul. Les peshmergas s'en étaient retirés précipitamment au début du mois, ce que critique vivement le général Sarhad Qadeer, chef de la police de Kirkouk, au sud d’Erbil, joint par RFI :

    « Soyons honnêtes, j'ai affronté l'Etat islamique, et ce sont de très bons combattants. Ils ont de l’expérience. Mais il y a eu beaucoup de généraux irakiens, et beaucoup de généraux peshmergas, qui ne les ont pas affrontés. Je crois que c’est là, la plus grande erreur, car c'est ce qui a permis à ce groupe de grandir. Ils ont pris Mossoul car l’armée a abandonné la ville en trois quarts d’heure. Beaucoup de généraux sont responsables de la perte de Mossoul. Et dans plusieurs villages en zone kurde, les peshmergas ne se sont pas beaucoup battus non plus. »

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