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    Moyen-Orient

    Irak: âpre bataille pour le barrage de Mossoul

    media Des combattants peshmergas en route vers le front de la bataille pour le barrage de Mossoul face à l'Etat islamique, ce 17 août 2014. AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

    Mossoul, deuxième ville d'Irak et son barrage qui fournit de l'eau et de l'électricité à toute une région, sont l'enjeu de la bataille menée contre l'Etat islamique par les forces kurdes au sol, appuyées par des moyens aériens américains.

    Les forces kurdes entendent pousser leur avantage en reprenant les localités qui étaient tombés aux mains de l’Etat islamique. Les Américains annoncent avoir frappé quinze fois par les airs ce lundi.

    Article régulièrement réactualisé avec nos envoyés spéciaux au Kurdistan irakien, Aabla Jounaïdi et Boris Vichith

    Les déclarations kurdes se contredisent toujours. Un porte-parole de l’armée irakienne a annoncé dans la matinée ce lundi que les forces kurdes et irakiennes avaient repris le barrage de Mossoul aux combattants de l’Etat islamique alors que, selon un conseiller du ministre des peshmergas, des combattants jihadistes en contrôlent toujours la partie ouest. Dimanche, les responsables kurdes avaient affirmé en avoir entièrement repris le contrôle avant de revenir sur leurs déclarations. Les Américains ne confirment rien.

    L’avancée des peshmergas serait ralentie par les mines posées par les combattants de l’EI. Dans un communiqué diffusé ce lundi, l’Etat islamique dément que ses forces aient reculé. Il reconnaît quelques retraits stratégiques sans préciser de quoi il s’agit. La communauté internationale semble avoir pris conscience de la menace que représente l’Etat islamique. Le Conseil de sécurité de l'ONU a notamment pris une série de mesures visant l'organisation radicale et ses sources de financement.

    Terrain inaccessible sous le feu américain

    Il est très difficile de corroborer les informations sur la bataille hautement stratégique du barrage de Mossoul. Le terrain est inaccessible pour la presse internationale. La zone est toujours bombardée par les avions et par les drones américains. Selon le commandement américain, plus de vingt frappes ont été lancées ce week-end, et quinze autres sur la seule journée de ce lundi. Certaines des frappes du week-end auraient détruit une vingtaine de véhicules militaires et un poste de contrôle de l’Etat islamique.

    Au sol, les peshmergas auraient reçu des armes américaines, françaises. Le soutien militaire de la Grande-Bretagne se précise. Les combats actuels se concentreraient sur la zone du barrage et les localités proches, au nord et à l'est de Mossoul, qui étaient contrôlées par les Kurdes jusqu'au début du mois d'août. Devant les assauts de l'Etat islamique, ceux-ci avaient demandé aux populations chrétiennes et yézidies qui peuplaient ces villes, de s'en aller, et avaient opéré ce qu'ils appellent un « retrait stratégique ».

    Déjà, deux villes qui abritaient auparavant des minorités chrétiennes ont été reprises dimanche soir par les peshmergas. Depuis son promontoire rocheux, le général Haidar Omar voit toute la plaine de Mossoul, fief de l’Etat islamique, tout proche. Il fait face à Bashika. Cette ville, peuplée majoritairement de Yézidis, s’est vidée lorsque les jihadistes l’ont prise le 4 août dernier, après un retrait des forces kurdes. « Nous allons reprendre Bashika, car cette ville abrite des Kurdes, explique-t-il. Il y a aussi des Yézidis, des chrétiens, des musulmans. Nous allons la reprendre, nous attendons les ordres. »

    Assauts de l’Etat islamique

    Les bombardements américains près du barrage de Mossoul ont regonflé le moral des peshmergas. Même s’ils sont toujours exposés aux assauts de l’Etat islamique. « Il y a deux jours, on faisait une ronde de nuit, témoigne le brigadier Aziz Ismail, et on a été pris dans une embuscade. Il y a eu des échanges de coups de feu, nous à la kalachnikov, eux à la mitrailleuse lourde. »

    Pot de terre contre pot de fer : un message très entendu ici. Que les armes lourdes tant espérées leur arrivent ou non, les Kurdes entendent bien pousser leur avantage et reprendre du terrain sur l’Etat islamique. D'autant que dans l'ouest de l'Irak, la situation évolue également : plusieurs tribus sunnites combattent désormais l'Etat islamique. Une tendance potentiellement décisive, puisqu'elle pourrait affaiblir, si elle se renforce, l'alliance entre les jihadistes et une partie de cette minorité sunnite irakienne, qui s'estimait marginalisée par le pouvoir chiite de Bagdad sous l'ère Maliki.

    A cela s'ajoute l'autre front auquel l'Etat islamique fait face : la Syrie. L'armée de Bachard el-Assad a bombardé dimanche des positions jihadistes dans leur fief de Raqqa, dans l’est du pays. Le régime de Damas apparait ainsi sous son meilleur jour au niveau international, puisqu'il a toujours tenté de se présenter comme un rempart contre les extrémistes.

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