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    Moyen-Orient

    Irak: la riposte face à l'Etat islamique s'organise

    media Des peshmergas sur la ligne de front face aux jihadistes de l'Etat islamique, le 18 août 2014. REUTERS/Youssef Boudlal

    En Irak, les jihadistes de l'Etat islamique sont désormais attaqués sur plusieurs fronts. Au nord, les peshmergas kurdes, appuyés par les frappes américaines, ont repris le barrage de Mossoul, le plus grand du pays. Plus au sud, l'armée irakienne a lancé une autre offensive. Pour l'instant, elle a interrompu sa progression en raison de la forte résistance des islamistes. Mais l'objectif, c'est bien de reprendre la ville de Tikrit.

    Ce sont les forces irakiennes appuyées par des miliciens chiites qui mènent actuellement l'opération visant à reprendre le contrôle de Tikrit située à 160 km au nord de Bagdad. La ville est tombée aux mains des jihadistes de l'Etat islamique le 11 juin dernier lors de la spectaculaire percée du groupe radical qui contrôle depuis de vastes régions du territoire irakien.

    Tickrit, c'est aussi un symbole : ancien fief de Saddam Hussein, dans une de ces régions d'Irak où l'Etat islamique a pu progresser aisément sur fond de colère de la minorité sunnite méprisée par le pouvoir chiite et parfois grâce au soutien actif de nostalgiques de l'ancien régime et de son parti unique, le Baas. Pour ces mêmes raisons, la reconquête de Tikrit risque d'être très compliquée. D'ailleurs deux précédentes tentatives ont échoué ces dernières semaines.

    Les Américains comme les Irakiens et les Kurdes entendent poursuivre sur leur lancée pour reprendre à l’Etat islamique les territoires dont il a pris possession depuis juin 2014. Le président Obama a déclaré que des missions militaires limitées continueraient pour protéger les intérêts américains en Irak. Ce lundi, le président américain a promis « une stratégie à long terme » pour lutter contre l'Etat islamique.

    Rapprochement entre les forces kurdes et l'armée

    Les populations du nord de l'Irak sont un peu soulagées maintenant que le barrage de Mossoul, celui qui les fournit en eau et en électricité, n'est plus aux mains des jihadistes de l’EI, rapporte Aabla Jounaïdi, notre envoyée spéciale en Irak. Les douze milliards de mètres cubes retenus par le barrage ne peuvent plus les inonder.

    Washington confirme d'ailleurs ce succès militaire. Le président américain a aussi estimé que le succès de l’opération démontrait la capacité des forces kurdes et de l’armée irakienne à travailler ensemble contre un groupe qui menace toute la région. Les dirigeants irakiens, eux, se voient déjà reprendre Mossoul, la deuxième ville du pays devenu fief de l’Etat islamique en juin dernier.

    Rien ne dit que la bataille de Mossoul aura lieu demain. Sur le papier, les Kurdes n’ont aucun intérêt à se lancer dans l’assaut - potentiellement très meurtrier - d’une ville qui ne fait pas partie de leur territoire revendiqué. Ils songent plutôt à reprendre les localités au nord de Mossoul dont elles avaient le contrôle avant l’avancée jihadiste, dont Tel Keyf. Les combats sont déjà en cours.

    Mais indéniablement, cette opération du barrage de Mossoul a rapproché les forces kurdes de l’armée irakienne, dont les relations sont habituellement teintées de défiance. Ce week-end, on a appris qu’une délégation politique kurde se rendrait à Bagdad pour négocier une participation kurde au futur gouvernement d’union nationale.

    Le barrage hydoélectrique de Mossoul qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres est le plus grand du pays. AFP PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

    L'Etat islamique attaqué de toutes parts au Proche-Orient

    En Syrie, l'armée a bombardé, lundi, pour le deuxième jour consécutif les positions de l'Etat islamique dans la province de Raqa. Selon Frédéric Pichon, chercheur associé à l'université de Tours, en ralliant la bataille contre l'Etat islamique, le président syrien Bachar el-Assad cherche à sortir de l'isolement diplomatique.

    C'est tout l'intérêt du régime Assad que de se présenter comme un rempart au terrorisme.

    Frédéric Pichon, chercheur associé à l'université de Tours 19/08/2014 - par Aude Villiers-Moriamé Écouter

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