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    Moyen-Orient

    L'Etat islamique revendique la décapitation d'un deuxième otage

    media Sur cette photo qui date de juin 2011 on voit au milieu d'un groupe de rebelles libyens le journaliste Steven Sotloff en plein travail, Misrata, Libye. AFP PHOTO HANDOUT- © ETIENNE DE MALGLAIVE

    Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak ont revendiqué dans une vidéo diffusée ce mardi sur Internet la décapitation d'un deuxième otage, le journaliste américain Steven Sotloff, a rapporté le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. La Maison Blanche a authentifié la vidéo ce mercredi matin. Le gouvernement israélien a révélé mercredi que l'otage avait également la nationalité israélienne.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    Steven Sotloff REUTERS/The Daily Caller

    Sur la vidéo, Steven Sotloff, vêtu d’une tenue orange qui rappelle l’uniforme des prisonniers de Guantanamo, agenouillé, sous la menace d’un bourreau masqué qui s’exprime en anglais et en arabe. Les conditions sont les mêmes que pour James Foley, exécuté le 9 août par l’Etat islamique [la vidéo de l'exécution de Foley avait été diffusée le 19 août, ndlr]. La voix du bourreau est la même. Si les services de renseignement le confirment, il s’agirait d’un ressortissant britannique qui a rejoint l’Etat Islamique.

    Ce mardi soir, les questions qui se posent sont plutôt celles-ci : Steven Sotloff a-t-il été tué aujourd'hui ou voilà trois semaines, en même temps que James Foley ? L'otage britannique est-il encore en vie ? Car la famille du journaliste américain n’a pas de doute sur l’exécution du jeune homme.

    Barack Obama interpellé

    La mère de Steven Sotloff avait lancé un appel aux ravisseurs de son fils, voilà quelques jours, affolée à juste titre par la mort de James Foley. Shirley Sotloff, pressentant le pire, suppliait les geôliers d’épargner son fils, alors que les raids américains en Irak, contre l’Etat islamique, se sont poursuivis sans discontinuer.

    Et c’est bien de cela dont il est question. Les terroristes avaient lié le sort de Steven Sotloff à l’arrêt des bombardements américains en Irak. Et dans la vidéo non encore authentifiée, le bourreau s’adresse directement à Barack Obama, en arabe puis en anglais. Il justifie la barbarie des actes commis par la poursuite de la politique américaine dans la région. Dans cette vidéo, la vie d’un troisième otage, présenté comme un travailleur humanitaire britannique, est menacée. Certains experts estiment que l’homme masqué qui apparait dans ce film est sans doute celui qui a tué James Foley.

    Steven Sotloff a 31 ans, et travaille pour plusieurs journaux américains dont le magazine Time, l'hebdomadaire américain Christian Science Monitor, la publication Foreign Policy et plus récemment le journal World Affairs. Il a été capturé le 4 août 2013, peu après son arrivée en Syrie.

    Quelle réaction des Etats-Unis ?

    De nombreux élus s’expriment déjà pour demander à Barack Obama de cesser de réfléchir à sa stratégie, estimant que désormais, il ne s’agit plus de porter assistance à l’armée irakienne ou aux kurdes, mais de punir les bourreaux de citoyens américains. Pour Philippe Golub, professeur à l’université américaine de Paris, cette décapitation n’est en tout cas pas de nature à faire infléchir la politique des Etats-Unis dans la région. « Le gouvernement américain est formé d’institutions qui réagissent sur le moyen terme. Il y aura peut-être une réaction symbolique de l’administration Obama, c’est-à-dire des bombardements intensifiés par des drones ou autre sur les positions jihadistes en Irak », analyse-t-il.

    Au cours du point de presse du Pentagone ce mardi 2 septembre, l’amiral John Kirby a d'ailleurs prévenu : les raids de l'armée américaine contre les positions jihadistes en Irak ne vont pas cesser, malgré les menaces.

    « Nous avons une légitimité pour agir, protéger les vies américaines et nos installations, contribuer à l’effort de l’armée irakienne et des kurdes dans leur lutte contre l’Etat Islamique et bien sûr l’aspect humanitaire. Voilà notre légitimité pour continuer à conduire des raids aériens, rien n’a changé sur ce plan. Et si nous parlons du moment où les opérations ont commencé, nous avons estimé, non seulement la situation humanitaire, mais aussi la protection des installations américaines. Et donc, aussi longtemps que l’Etat islamique continue de menacer nos installations, nous continuerons à les bombarder ».

    Aux Etats-Unis, cette nouvelle vidéo renforce la crainte d'attaques sur le territoire américain. On évoque le 11-Septembre et la menace que constituent des citoyens américains membres de l’État islamique, qui pourraient entrer sur le sol des États-Unis et perpétrer des attentats.

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