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    Moyen-Orient

    Barack Obama promet de frapper l’État islamique «où qu’il soit»

    media Dans une intervention martiale et sans émotion, Barack Obama a promis que les Etats-Unis ne seront pas entraînés dans une nouvelle guerre. REUTERS/Saul Loeb

    Lors d’une allocution solennelle, le président américain Barack Obama a promis ce mercredi 10 septembre de frapper l’État islamique où qu’il soit. Il a annoncé des frappes contre l’EI en Syrie et l’intensification des raids en Irak, en excluant l’envoi de troupes au sol.

    « Les frontières ne nous arrêterons pas », « il n’y aura pas de sanctuaire pour les terroristes, peu importe le temps que cela prendra ». En prononçant ces mots, Barack Obama a annoncé à ses concitoyens que l’armée américaine allait procéder à des raids aériens en territoire syrien. Le pas est franchi, des opérations seront lancées dès que possible, alors que l’opposition syrienne modérée sera entraînée et armée, afin de pouvoir combattre sur le terrain contre le groupe terroriste et contre le régime de Bachar el-Assad, explique notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio.

    Soutien à l'opposition syrienne

    « De l’autre côté de la frontière, en Syrie, nous avons accéléré notre assistance militaire à l’opposition syrienne, a déclaré le président américain. Dans la lutte contre l’Etat islamique, nous ne pouvons compter sur le régime Assad, qui fait régner la terreur sur son peuple, un régime qui ne retrouvera jamais la légitimité qu’il a perdue ». Ce jeudi matin, la Coalition de l'opposition syrienne a réagi favorablement aux annonces de Barack Obama.

    Exécutions de James Foley et de Steven Sotloff

    « L’État islamique est une organisation terroriste. C’est pur et simple. Ils exécutent leurs prisonniers, ils tuent des enfants, ils mettent en esclavage, violent les femmes, et pratiquent le mariage forcé. Et dans un acte de barbarie, ils ont assassiné deux journalistes américains, James Foley et Steven Sotloff », a déclaré Barack Obama. L’émotion suscitée par ces exécutions ont été le facteur qui a forcé un président des États-Unis très réticent à agir en Syrie et armer l’opposition modérée.

    Il a par ailleurs annoncé que les bombardements en Irak allaient s’intensifier. Les États-Unis ont mené à ce jour plus de 150 raids aériens contre l’État islamique, avec des incursions dans l’Ouest, mais principalement au Nord, en zone kurde. Il s’agissait jusque-là de stopper l’avance du groupe terroriste. Désormais l’objectif est « d’affaiblir et de détruire l’État islamique ». Les États-Unis ne sont plus en défense, mais à l’offensive.

    475 conseillers militaires supplémentaires en Irak

    Ces frappes seront par ailleurs accompagnées de livraisons d’armes à l’armée irakienne et aux Kurdes, et de l’arrivée de nouveaux conseillers américains. « En juin, j’ai ordonné le déploiement de plusieurs centaines de soldats américains en Irak, pour évaluer la manière de soutenir les forces irakiennes (…) Ces forces sont nécessaires pour apporter à l’armée irakienne et aux Kurdes, un soutien en matière d’entrainement, de renseignement et d’équipement », a indiqué le président américain. Quelque 475 conseillers militaires supplémentaires devraient ainsi être envoyés en Irak.

    Cette montée en puissance est rendue possible par la constitution d’un gouvernement d’union nationale à Bagdad, et d’une coalition internationale, qui compte des alliés traditionnels, et des pays de la région, a expliqué Barack Obama. Le rôle de l’Arabie saoudite est souligné. Riyad a accepté d’entraîner l’opposition syrienne.

    Le mot «guerre» pas prononcé

    C’est ainsi que le président américain explique son temps de réflexion, très critiqué aux États-Unis. Le mot guerre n’a pas été prononcé, mais Barack Obama s’est employé à rassurer ses concitoyens. À la veille de la date symbolique du 11 septembre, c’était la partie délicate de cette allocution. Dans cette intervention martiale et sans émotion, le président a répété qu’il n’y aurait pas de troupes combattantes au sol, et solennellement promis qu’il n’est pas question pour les États-Unis de s’engager dans des conflits comme la guerre d’Irak ou d’Afghanistan. C’est ce que les Américains voulaient entendre.

    Un accord du Congrès, surtout un accord bi-partisan, renforcerait en effet l'image de l'unité des Américains derrière leur commandant en chef. Mais à quelques semaines des élections de mi-mandat, le climat politique est tendu. Les Républicains se réuniront ce jeudi matin à huis clos à Washington pour décider de la position qu'ils vont adopter.

    Une stratégie à court terme selon certains

    Si les Américains sont en très grande majorité contre le déploiement de troupes au sol, ce que Barack Obama a promis, certains spécialistes du Proche Orient voient mal comment Obama va pouvoir éviter l’engagement de ses troupes au sol. Pour Nasser Khader, chercheur d’origine syrienne au sein de l’Hudson Institute, le président des Etats-Unis ne fait que temporiser, mais tôt ou tard, les Américains devront s’engager au sol. « Si on veut combattre l’Etat islamique, on ne peut pas le faire de là-haut. Il faut des troupes au sol. Certains disent : ‘ ce sera un nouvel Afghanistan, avec d’autres talibans’, mais la différence est que pour les talibans, il s’agit de leur pays, ils connaissent le terrain. Les forces de l’Etat islamique, ce sont des étrangers, c’est un terrain étranger pour eux. En ce moment nous avons de la chance, nous avons les peshmergas du Kurdistan sur le terrain, ils sont efficaces. Mais qui avons-nous près de Bagdad ? Qui avons-nous en Syrie ? » Pour Nasser Khader, il faut livrer des armes à l’armée syrienne libre, l’opposition modérée : «Mais même si des armes sont livrées, ce ne sera pas suffisant pour combattre l’Etat islamique, ce n’est pas possible sans troupes sur le terrain. Je sais que ce n’est pas ce qu’Obama a dit, mais il sera peut être forcé de le faire, ou il faudra combattre l’Etat islamique pendant les 10 ans qui viennent ».

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