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    Moyen-Orient

    Coalition contre EI: «Washington viole la souveraineté des Etats»

    media Entraînement de la milice chiite de l'armée du Mahdi, près de Tikrit, en Irak, avant d'affronter l'organisation Etat islamique. REUTERS/Ahmed Jadallah

    L'Iran, principal allié régional de la Syrie, accuse les Etats-Unis, certains pays européens ainsi que l'Arabie Saoudite et le Qatar, de financer et armer les groupes rebelles syriens, favorisant ainsi, selon Téhéran, l'émergence de groupes jihadistes comme l'Etat islamique. Une conférence internationale sur l'Irak se tient lundi à Paris et l'Iran n'y a pas été convié, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, jugeant que la participation de Téhéran «ne serait pas adéquate».

    Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

    L’Iran a une nouvelle fois dénoncé la coalition internationale mise en place par les Etats-Unis en mettant en garde contre toute attaque contre la Syrie, alors que se tient lundi à Paris une conférence pour fixer les contours de cette coalition et le rôle des différents pays qui entendent y participer. « Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, les Etats-Unis veulent violer la souveraineté des Etats de la région », a déclaré Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale.

    Le président du Parlement, Ali Larijani, a été encore plus direct : « Les Etats-Unis jouent avec le feu dans la région et doivent savoir qu'ils ne peuvent attaquer la Syrie sous prétexte de lutter contre les jihadistes de Daech. S'ils le font (...), plus personne ne pourra contrôler la région et la mèche de la guerre sera allumée ».

    Le président Obama a en effet déclaré que les Etats-Unis pourraient attaquer les jihadistes en Syrie. Poids lourd chiite de la région, L'Iran est le principal allié régional de la Syrie et de l’Irak. Téhéran accuse en effet les Etats-Unis, certains pays européens ainsi que l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, de financer et armer les groupes rebelles syriens.

    Pour les responsables iraniens, cette politique a favorisé l’émergence et le développement des groupes jihadistes comme l'Etat islamique (EI) ou le Front al-Nosra. D’ailleurs, Ali Shamkhani a qualifié de suspecte la « création d’une coalition antiterroriste par les Etats-Unis avec des Etats qui sont les principaux soutiens des terroristes » en faisant allusion à l’Arabie Saoudite et au Qatar.

    Poker menteur entre Washington et Téhéran

    Washington exclut de s’allier à Téhéran pour combattre les terroristes de l’organisation Etat islamique : voilà pour la position officielle des Etats-Unis. Mais dans les faits, cette lutte antijihadiste est déjà le fruit d’une coopération tactique entre Américains et Iraniens.

    Sur le terrain, l’aviation US mène des frappes en Irak depuis plus d’un mois. Ces raids aériens ont pour objectif d’ouvrir la voie aux troupes au sol. Des troupes kurdes mais aussi des troupes irakiennes, et surtout des milices chiites appuyées et conseillées militairement par Téhéran. Qu’ils le déclarent officiellement ou pas, les responsables américains coopèrent déjà indirectement avec l’Iran.

    D’autant que les Etats-Unis savent pertinemment que s’ils veulent éradiquer l’Etat islamique, leur politique des drones ne suffit pas, ils ont besoin d’une opération terrestre. Mais hors de question pour la Maison Blanche de le reconnaitre. C'est pourquoi entre Américains et Iraniens la situation se tend. Téhéran doute du sérieux de l’opération américaine et de la coalition que cherchent à former les Etats-Unis avec les monarchies du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, tous deux accusés par la République Islamique d’Iran d’avoir créé et financé les groupes terroristes en Irak et en Syrie.
    RFI

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