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    Moyen-Orient

    Turquie: les 49 otages détenus en Irak depuis juin sont libres

    media Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu regagne son avion avec les otages libérés à Sanliurfa, à la frontière sud de la Turquie, ce samedi 20 septembre 2014. AFP PHOTO/BULENT KILIC

    Les 49 citoyens turcs détenus depuis juin 2014 par les jihadistes de l'organisation de l'État islamique dans le nord de l’Irak ont été libérés. Ils ont regagné ce samedi matin, sains et saufs, la Turquie, selon le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, qui certifie qu’il n’y a pas eu de paiement de rançon. Une libération qui trouble l'argumentaire développé par Ankara pour refuser de se joindre à la coalition internationale contre EI.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion.

    Cent un jours exactement après leur enlèvement à Mossoul, les 49 otages turcs ont été remis, au lever du jour, ce samedi matin, aux autorités de leur pays sur la frontière syrienne près de la ville de Sanliurfa, soit au nord de la ville syrienne de Raqqa, connue pour être le quartier général de l’organisation de l’Etat islamique, et où ils étaient très certainement détenus. C’est là qu’avaient déjà été relâchés les 4 otages journalistes français en mai dernier.

    Le Premier ministre Ahmet Davutoglu, rentrant précipitamment d’une visite en Azerbaïdjan, a précisé qu’il s’agit bien d’une remise en liberté au terme d’une longue négociation menée par la centrale de renseignements, et non d’une opération militaire de sauvetage et de libération qui aurait été conduite par les forces spéciales, et qu’il n’y a pas eu de paiement de rançon.

    Les services de renseignement mis à l’honneur

    Le contact a toujours été maintenu avec les ravisseurs, a-t-il dit, et les négociations se sont intensifiées ces derniers jours pour se conclure la nuit dernière, a-t-il expliqué. Quant au président Erdogan, il a réagi en disant que les services de renseignement méritaient une médaille pour cette libération.

    Avec la levée de l’embargo sur les informations relatives à leur détention décrétée par Ankara, les détails sur cette libération, comme sur les conditions de leur kidnapping d’ailleurs, devraient désormais être rapidement connus. Car le fait que les diplomates, le personnel de service et leurs familles n’aient pas fui avant l’arrivée pourtant annoncée des troupes de l’Etat islamique à Mossoul, le 10 juin, demeure largement incompréhensible.

    Ankara se refuse à s’engager contre le mouvement islamiste

    Cette libération est à la fois une bonne nouvelle, bien sûr, et notamment pour les familles des ex-otages, mais en même temps une demi-mauvaise nouvelle pour Ankara, qui perd aujourd’hui l’argument inattaquable de ses otages avancé jusque-là pour rester en dehors de la coalition militaire qui se met en place pour mettre hors d’état de nuire l’organisation de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

    La Turquie est fortement sollicitée par ses alliés pour aider à couper les bases arrière, les réseaux d’approvisionnement en armes et en jihadistes, de l’organisation via sa très longue frontière syrienne. Mais jusque-là, Ankara s’était refusée à s’engager contre le mouvement islamiste, et ne devrait guère modifier sa position sur ce point.

    Par ailleurs, le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus a indiqué que depuis l'ouverture de la frontière vendredi en début d’après-midi, ce sont plus de 45 000 Kurdes syriens fuyant l'enclave de Kobane gagnée par les jihadistes de l’EI qui ont trouvé refuge en Turquie, entrant par 8 points de passage sur une portion de 30 kms de frontière.

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