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    Moyen-Orient

    Syrie: le PKK demande à ses partisans de se préparer à la guerre

    media En Irak, un partisan du PKK brandit un drapeau avec le portrait de Abdullah Öcalan, le 20 septembre. PHOTO/SAFIN HAMED

    Depuis le premier jour d'ouverture de la frontière, et le passage d'un groupe de quelque 500 militants armés du PKK, Ankara a fermé la frontière, y compris aux civils voulant aller se battre en Syrie. Depuis samedi 20 septembre, de nombreux jeunes hommes piétinent à la frontière pour passer dans le Kurdistan syrien, en vain. Et la police ainsi que l'armée ont dû instaurer une zone tampon pour éloigner ces candidats à la guerre de libération de la Rojava, le Kurdistan syrien. Lundi, le PKK a de nouveau lancé un appel à la mobilisation générale.

    Avec notre envoyé spécial à la frontière syro-turque, Jérôme Bastion

    L’ancien chef du PKK emprisonné depuis 1999, Abdullah Öcalan, a répété le mot d’ordre qui avait déjà été lancé, vendredi 19 septembre, par les responsables kurdes de Rojava, c’est-à-dire le Kurdistan syrien : « Notre population doit se préparer à la guerre ».

    De leur côté, les responsables militaires de la rébellion, depuis leur cache dans le nord de l'Irak, ont également appelé tous ceux qui veulent aider les Kurdes syriens à entrer en guerre. « C’est le jour de l’honneur et de la fierté, toute notre population doit se mobiliser pour résister », dit le Conseil de direction de la rébellion.

    Ces appels aux jeunes kurdes civils, non enrôlés dans la rébellion, ne sont pas vraiment nouveaux. D’ailleurs des centaines de jeunes ont déjà rejoint la frontière des quatre coins de la Turquie ces deux derniers jours. De nouveaux groupes sont en train de se former pour rejoindre en bus ou en voitures particulières la zone frontalière.

    Mais là, bien sûr, les problèmes ne font que commencer, car les militaires turcs leur refusent depuis dimanche l’autorisation de franchir la frontière pour entrer en Syrie. Ce qui risque, quand ils seront nombreux sur place, de créer de nouvelles tensions avec les forces de sécurité qui ont déjà du mal à contenir ces volontaires.

    Qui sont les Kurdes ?

    En Syrie, voisine de la Turquie les combattants kurdes tiennent toujours tête aux partisans de l’Etat islamique. Du côté turc de la frontière, les forces de sécurité ont fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau contre des centaines de manifestants kurdes accusant Ankara de pencher pour l'Etat islamique au détriment des Kurdes syriens.

    Les Kurdes sont installés dans plusieurs pays. Ils sont actuellement répartis sur près d'un demi-million de kilomètres carrés, à cheval sur la Turquie, où vivent la plupart d’entre eux : 12 à 15 millions, soit environ 20% de la population totale du pays. En Iran, ils représentent 10% de la population, 15 à 20 % en Irak et 15% environ en Syrie.

    En Irak, les Kurdes jouissent d'une autonomie très large, concédée par Sadam Hussein et confortée depuis par les régimes successifs dans la mesure où ils sont des faiseurs de roi. En effet, le président irakien est obligatoirement kurde et leur avis est décisif pour nommer un Premier ministre.

    En Syrie en revanche, ils ont été gouvernés par une main de fer. Ils ne rejoignent que tardivement la résistance contre Bachar el-Assad et contrôlent une région Nord proche de la Turquie. Ils sont, en général, affiliés au Parti de l'Union Démocratique (PYD). Ils sont très proches du PPKK turc qu'Ankara gère avec poigne.

    De fait, ils sont aujourd'hui un rempart contre les jihadistes de l'Etat islamique mais la Turquie répugne à voir s'installer chez elles des combattants kurdes armés qui pourraient donner des idées au PKK. La Turquie au gré de ses intérêts ouvre ou ferme ses frontières avec la Syrie à ceux qui croissent en puissance et pourraient s'allier avec les Kurdes de Turquie.
    RFI

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