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    Moyen-Orient

    A Kobane, combats de rues entre Kurdes et jihadistes du groupe EI

    media Un combattant islamiste marche près d'un drapeau noir de l'organisation de l'Etat islamique près de la ville syrienne de Kobane, le 6 octobre 2014. REUTERS/Umit Bektas

    Cela fait trois semaines que les combattants kurdes de la ville syrienne de Kobane, à la frontière turque, résistent aux assauts du groupe Etat islamique. Après avoir repoussé un assaut des jihadistes ce lundi matin, des combats ont éclaté, le soir. Selon l'OSDH, le groupe EI aurait pris trois quartiers de la ville frontalière et la situation des Kurdes apparait de plus en plus fragile.

    « La guérilla urbaine a commencé », selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme. La ville s'est vidée d'une bonne partie de ses habitants, qui ont franchit la frontière pour se réfugier en Turquie.

    Côté turc justement, le Parlement a autorisé jeudi Ankara à intervenir militairement contre l'Etat islamique, en Syrie comme en Irak. La Turquie a donc déployé des chars et des blindés à la frontière avec la Syrie mais ses hommes restent l'arme au pied : Ankara veut éviter de renforcer les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan, auquel appartiennent les combattants qui tentent de protéger Kobane, les Unités de protection du peuple kurde.

    Cela fait trois semaines que les Kurdes tiennent tête aux islamistes. Tout ceci sous l'œil de l'armée turque qui se refuse à intervenir. Leurs adversaires, équipés d'armes lourdes, y compris de chars et d'artillerie, ont réussi à prendre une des collines qui surplombent Kobane. On a vu leur drapeau noir flotter dans le vent. Selon l'OSDH, les jihadistes auraient pris, ce lundi soir, le contrôle de trois quartiers dans l'est de Kobane : la cité industrielle, Maqtala al-Jadida et Kani Arabane.

    Qui contrôle Kobane contrôlera une large bande de territoire comprise entre la Syrie et la Turquie, et donc contrôlera l'avenir des évènements dans cette région.

    Frappes insuffisantes

    Pour les Kurdes qui défendent la petite ville, c'est une question de vie et de mort, d'où leur acharnement à se battre pour chaque rue ou même chaque maison. Les bombardements américains pour leur venir en aide peuvent certes ralentir quelque peu la progression des jihadistes, mais cela s'arrête là. Il faudrait que ces bombardements soient à la fois massifs et plus précis, ce qui est loin d'être le cas.

    Au moins vingt jihadistes de l'organisation de l'EI ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après s'être infiltrés à l'intérieur de la cité. Ils sont tombés dans une embuscade tendue par les combattants kurdes. D'autre part, une jeune combattante kurde a mené un attentat suicide contre une position des partisans de l'organisation de l'Etat islamique à l'est de la ville.

    Le leader du PYD espère une aide concrète des Occidentaux

    Les Kurdes de Syrie n’ont pour l’instant reçu aucune aide concrète des pays occidentaux hormis ces frappes aériennes impuissantes visiblement à contenir l’avancée de l’organisation Etat islamique. Salih Muslim Mohamad est le numéro un du PYD, le parti kurde de Syrie, dont la branche armée se bat en ce moment même dans les murs de Kobane. Pour lui, les Occidentaux et parmi eux les Français, devraient se hâter de livrer des armes aux Kurdes de Syrie pour empêcher la chute de Kobane.

    « Nous savons qu’ils ont apporté des armes aux Kurdes d’Irak, mais nous pensons que Daesh, l’organisation Etat islamique, est née en Syrie, pas en Irak. Et donc pour lutter contre Daesh, il faut le faire en Syrie, pas seulement en Irak, estime le leader du PYD. Ça fait deux ans que nous frappons aux portes sans résultats, mais nous espérons que bientôt ces portes s’ouvriront. »

    Si les Occidentaux rechignent à livrer des armes au PYD, c’est en raison de ses liens avec le PKK turc, placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne.

    Ce qu’espère Salih Muslim Mohamad, c’est de voir se lever cet obstacle, devant l’urgence de la situation. « Nous sommes les seuls, dit-il, à pouvoir lutter efficacement au Kurdistan syrien contre l’organisation Etat islamique.»


    Echanges prisonniers contre otages: deux Britanniques jihadistes remis à l'EI

    Les autorités britanniques auraient confirmé à la BBC que les informations sur l’échange des prisonniers jihadistes, détenus en Turquie, contre les otages turcs et irakiens, capturés par l’Etat islamique, seraient « crédibles ».

    Selon le Times, les deux Britanniques concernés seraient Hisham Folkard, 26 ans, et Shabazz Suleman, 18 ans. Ce dernier était porté disparu en Turquie, mais Londres n’a apparemment pas été informée de sa détention par les autorités turques. Le journal britannique affirme par ailleurs que le groupe de jihadistes échangés contre les otages comprenait également des combattants islamistes retenus dans les hôpitaux turcs, ainsi que ceux capturés par l’opposition modérée syrienne.

    Jusqu’à présent, la Turquie communiquait très peu sur les circonstances de la libération des otages, soulignant simplement qu’aucune rançon n’a été payée. Interrogé sur les trois Français qui auraient fait partie des jihadistes remis à l’Etat islamique en échange des otages turcs, le Quai d’Orsay n’a pour l’instant souhaité faire aucun commentaire.

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