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    Moyen-Orient

    Syrie: Kobane, une résistance acharnée

    media Des Kurdes, désemparés, regardent -depuis la frontière turque- les attaques du groupe Etat islamique sur la ville de Kobane, le 7 octobre 2017. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

    En Syrie, la ville de Kobane, à la frontière turque, pourrait tomber aux mains de l’organisation Etat islamique. La coalition internationale, menée par les Etats-Unis, a intensifié ses frappes et les combattants kurdes offrent une belle résistance ; cela va-t-il suffire pour enrayer l’avancée puissante des jihadistes ?

    La coalition internationale a nettement intensifié ses raids contre le mouvement de l’Etat, islamique ces dernières 24 heures. C’est ce qui a permis à Kobane de tenir, car les jihadistes ont passé beaucoup de temps à se couvrir et n’ont pas pu progresser plus avant dans la ville. Mais l’est semble avoir été conquis par les islamistes et le sud est en proie à de violents combats. Une bataille « terrifiante », selon Washington.

    Cinq sorties aériennes confirmées

    Les Américains ont confirmé cinq sorties aériennes entre lundi et mardi. Les avions néerlandais sont aussi entrés en action. C'est bien mais c'est un peu tard pour les combattants kurdes syriens qui regrettent que les frappes n’aient pas été aussi intensives dès le début de l'assaut du groupe Etat islamique. Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) se battent rue après rue mais sont mal équipés. Ils disposent ainsi essentiellement d’armes légères. En face, les jihadistes sont lourdement armés.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (ODSH), 400 personnes ont été tuées dans cette bataille depuis le 16 septembre. Et près de Kobané, l'hôpital de Suruc est assailli par les blessés depuis 48 heures. « C’est pire que l’enfer sur terre, explique un combattant kurde blessé à notre confrère de Radio France, Philippe Randé. On est pris en étau, en otage. Regardez, on est là seuls, avec nos blessés face aux monstres jihadistes. C’est horrible. Les morgues de Suruk et Urfa sont pleines de morts ! »

    Un autre explique qu’un obus de l’organisation Etat islamique est tombé et a explosé près de son bataillon. « On nous a emmenés à la frontière pour nous faire passer en Turquie pour les soins, mais à la frontière ils nous ont à nouveau tiré dessus. »

    Double-jeu turc

    Kobane, avec ses 400 000 habitants avant la guerre, est la troisième ville kurde de Syrie. Elle est stratégique d'un point de vue militaire car si elle tombe, les jihadistes contrôleront une large bande de terres mitoyennes du territoire turc. Un atout aussi pour le trafic de pétrole, source de financement de l’organisation EI.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plaidé, hier mardi, pour une intervention au sol coordonnée avec les frappes aériennes actuelles. Ankara a d’ailleurs massé ses troupes de son côté de la frontière. Mais les soldats turcs ne sont toujours pas entrés en action. Pour les Kurdes, Erdogan laisse Kobane sombrer sous les tirs de l’EI. D’autant que les Kurdes de Turquie, qui affluent pas milliers de tout le pays vers Kobane pour prêter main forte à leurs compatriotes, se sont vu interdire le franchissement de la frontière. Ankara craint ainsi qu'à la faveur de l'aide apportée, et malgré des négociations de paix, la rébellion kurde qui combattait jadis sur son territoire, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ne se renforce.

    L’inaction turque est très mal prise dans la communauté kurde de Turquie. Des manifestations se multiplient dans le pays, souvent émaillées de violences. Ainsi sept provinces sont de fait sous état d’urgence et une réunion exceptionnelle du gouvernement doit se tenir ce mercredi après-midi.

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