GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 16 Mai
Vendredi 17 Mai
Samedi 18 Mai
Dimanche 19 Mai
Aujourd'hui
Mardi 21 Mai
Mercredi 22 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    L'EI progresse à Kobane, illustrant la limite des raids aériens

    media De la fumée s'élève de la ville de Kobane après le passage d'un raid aérien, le 7 octobre 2014. REUTERS/Umit Bektas

    La question de l’efficacité des frappes aériennes et de la résistance de l’organisation Etat islamique se pose aux États-Unis. Au Pentagone, où il a rencontré les plus hauts gradés de son armée ce mercredi 8 octobre, Barack Obama a maintenu sa position : pas de troupes au sol. De nouvelles frappes aériennes ont eu lieu ce jeudi. Les jihadistes de l'EI occuperaient plus d'un tiers de Kobane.

    Les jours se suivent et se ressemblent à Kobane, ville qui s’est à nouveau réveillée ce jeudi matin avec les bombardements de la coalition. Sur place, il ne resterait qu’une dizaine de milliers de personnes sur les 300 000 à 400 000 habitants qu’elle comptait avant l’assaut des jihadistes. Les combats de rue résonnent toujours.

    D'après l'OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les jihadistes de l'organisation Etat islamique auraient pris possession de plus d'un tiers de la ville de Kobane. Cela démontre que les pilonnages de l’aviation américaine, bien qu’ils se soient intensifiés, ne suffisent pas à briser le siège jihadiste. Dès que les Kurdes profitent de ces frappes pour regagner un peu de terrain perdu, les combattants islamistes n’ont besoin que de quelques heures pour inverser la tendance, relate notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion.

    Les forces kurdes sont toujours, pour l’instant, maîtresses du centre-ville. Mais pour combien de temps encore ? Sans doute pas beaucoup – à moins qu’un corridor soit ouvert par la Turquie pour permettre l’arrivée de renforts depuis les autres enclaves du Kurdistan syrien ou du Kurdistan irakien. Mais Ankara n’en montre aucune volonté pour l’instant. Le secrétaire général de l’Otan et un responsable du Centcom américain, qui pilote les frappes de la coalition, seront dans la capitale turque ce jeudi, peut-être pour faire évoluer sa position.

    Le besoin de forces efficaces au sol

    Les Etats-Unis, aidés par la Jordanie, avaient déjà lancé mercredi huit frappes aériennes près de Kobane, après les six qu'ils avaient menées conjointement avec les Emirats arabes unis mardi et mercredi. Cinq véhicules armés, un dépôt d'équipements, un camp de commandement, un camp logistique et huit baraquements avaient été détruits par ces huit frappes.

    Si l'armée américaine assure que les milices kurdes tiennent encore la plus grande partie de cette ville située à la frontière entre la Syrie et la Turquie, elle reconnaît également que les raids aériens ne suffiront sans doute pas pour la sauver. « Des frappes aériennes seules ne sauveront pas la ville de Kobane. Nous le savons. Nous sommes très honnêtes sur les limites de la force aérienne. Nous n’avons pas de partenaire volontaire, compétent, efficace au sol en Syrie en ce moment. Ce sont juste les faits ! », a ainsi admis le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, lors d’une conférence de presse.

    C’est la limite d’une guerre aérienne, reconnait le Pentagone. Des troupes au sol sont indispensables, mais il faudra des années pour transformer l’opposition syrienne en une armée fiable. Enfin, de nombreuses voix s’élèvent à Washington pour déplorer la passivité de l’allié turc, a constaté notre corresponsante sur place, Anne-Marie Capomaccio. Et cette question embarrasse l’administration américaine. Alors que des combats se déroulent à sa frontière, la Turquie souhaite l’établissement d’une zone tampon pour les réfugiés. Cela n’est pas au programme, a déclaré la Maison Blanche.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.