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    Moyen-Orient

    Syrie: Kobane «pour moitié» sous le contrôle des jihadistes de l’EI

    media Côté turc, une femme contemple la ville kurde syrienne de Kobane après une frappe de la coalition, le 13 octobre 2014. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

    Ce mardi 14 octobre a débuté comme la journée de lundi s’était terminée dans la ville de Kobane : dans les combats entre Kurdes et islamistes et sous les bombardements de la coalition. La chaîne Skynews, citée par la presse turque, évoque des frappes opérées par des hélicoptères, une information qui n’a pu être confirmée. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme en tout cas, la ville serait « pour moitié » sous le contrôle des jihadistes de l'organisation Etat islamique.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

    La journée du lundi 13 octobre a été ponctuée par de nouveaux bombardements de la coalition dont on ne connaît pas le bilan exact, dans un contexte d’affrontements et de combats intenses qui ont couvert la ville d’épais nuages noirs durant plusieurs heures.

    Pas moins de trois attentats aux véhicules piégés ont marqué la bataille pour le contrôle du seul point de passage avec la Turquie au nord de la ville, une position hautement stratégique pour les assaillants jihadistes qui ne parviennent pas à en prendre le contrôle malgré cinq jours de combats autour des lieux. Les combattants de l’organisation l’Etat islamique ont en revanche pu avancer dans une partie du centre-ville occupant notamment, pour la première fois, le centre culturel de Kobane.

    Une situation humanitaire de plus en plus alarmante

    Mais en revanche, sur le front sud, les forces kurdes ont pu reprendre un peu de terrain perdu, et au final, la résistance acharnée des Kurdes, victimes de leur infériorité en termes d’armement lourd, s’effrite peu, après quasiment un mois de siège. Aujourd’hui, c’est la situation humanitaire qui commence à devenir inquiétante.

    Avec les combats qui se rapprochent des faubourgs ouest, où les déplacés attendent toujours le long de la frontière, il y a eu ce 13 octobre un mouvement de panique parmi les derniers civils, quelques centaines, qui se refusent à passer du côté kurde. Cet événement est intervenu quand une fusillade a éclaté, poussant des familles à revenir dans le centre-ville de Kobane pour se faire soigner, car il y a eu plusieurs blessés, et à s’approvisionner en vivres également. Un médecin explique ainsi que les vivres et l’eau commencent à cruellement manquer. Dans la ville, l’électricité est également absente la plupart du temps.

     → A (RE)LIRE : Pas d'accord sur l'utilisation des bases turques par les Etats-Unis

    La situation est donc critique mais aucune assistance ne parvient encore depuis la Turquie malgré les appels à lever l’embargo qu’Ankara applique sur la petite enclave.

    La Turquie complique la tâche des Américains

    Les Kurdes attendent beaucoup des bombardements américains. Le feu vert accordé par la Turquie pour utiliser ses bases aériennes était donc synonyme d'espoir, mais l'annonce faite par les Américains a été démentie quelques heures plus tard par les autorités d'Ankara. Officiellement, les négociations continuent, explique notre envoyé spécial à Diyarbakir, Daniel Vallot.

    Deux explications possibles à ce blocage : celle qui est la plus courante dans le Kurdistan turc, c’est que tout simplement la Turquie refuse catégoriquement d’aider les combattants kurdes de Kobane, même indirectement, et qu’elle n’a donc, de toute façon, pas l’intention d’ouvrir ses bases aériennes.

    L’autre explication, c’est que la Turquie essaie d’obtenir des contreparties à l’ouverture de ses bases. Ankara sait que les Etats-Unis en ont besoin pour frapper le groupe Etat islamique. Il s’agirait donc d’obtenir, en échange, des concessions sur la stratégie à adopter en Syrie.

    La Turquie demande que la coalition anti-jihadistes s’attaque non seulement aux positions de l’organisation Etat islamique mais également au régime syrien de Bachar el-Assad et, surtout, elle réclame une zone tampon du côté syrien de la frontière. Cette zone tampon, les Turcs en font même une priorité. Une réunion de la coalition à Washington a d'ailleurs lieu ce mardi 14 octobre à ce sujet.

    Sur place en Turquie, il y a ceux qui défendent la position du gouvernement turc. Cette zone tampon permettrait de protéger la population et la rébellion modérée, cette fameuse troisième force qu’il s’agirait d’aider à combattre à la fois l’organisation Etat islamique et le régime syrien.

    Mais il y a aussi la position majoritaire des Kurdes de Turquie : cette zone tampon serait un moyen, en réalité, pour la Turquie, de placer sous tutelle le Kurdistan syrien. Les Kurdes refusent donc cette idée. Ce qu’ils demandent, c’est un corridor humanitaire et militaire pour que des armes et des combattants puissent être acheminés depuis le territoire turc vers Kobane. Mais le gouvernement turc refuse catégoriquement et il y a peu de chance pour qu’il en soit question aujourd’hui à Washington.

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