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    Moyen-Orient

    Kobane: les frappes de la coalition commencent à payer

    media Vue de Kobane depuis le point de passage, vital, de Mürsitpinar, le 15 octobre 2014. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Les jihadistes de l'organisation Etat islamique sont aux portes de Bagdad, en Irak. Ils contrôlent également une très grande partie de la province d'al-Anbar et commettent des attentats dans un secteur chiite de la capitale irakienne. Le bilan de la journée de mardi était d’au moins 25 morts.

    Les chefs militaires de la coalition, réunis près de Washington, affichent leur unité, et l'armée américaine multiplie les frappes essentiellement autour de Kobane, la ville kurde de Syrie, à la frontière turque. Des bombardements qui semblent porter leurs fruits.

    Avec notre correspondant à Istanbul, et notre envoyé spécial à Diyarbakir, Jérôme Bastion et Daniel Vallot

    Cette fois-ci, au 30e jour de siège de Kobane, les frappes de la coalition commencent à payer. Par leur quantité, d’abord : lundi, il y a eu sept frappes, et mardi une quinzaine. C’est un record depuis le début de la campagne de bombardements. Par leur qualité ensuite. On sait que ces bombardements sont désormais guidés par des renseignements précis donnés en temps réel par des informateurs sur le terrain : la coordination entre les Kurdes - qui avaient d’ailleurs un officier de liaison à la réunion de la coalition sur la base Andrews - et l’armée américaine est une réalité.

    Ce qui permet aussi aux combattants kurdes de contrattaquer dès les premiers instants après les frappes, une tactique qui prend les jihadistes par surprise au moment où ils sont le plus vulnérables, leur infligeant de lourdes pertes. Le résultat est très net : les troupes de l’organisation Etat islamique ont été quasiment repoussées hors de la ville de Kobane (hormis sur le front est). Le point de passage, vital, de Mürsitpinar, vers la Turquie, a été préservé, et les Kurdes ont repris mardi une colline stratégique, à 5 kilomètres à l’ouest de l’agglomération, ainsi que la colline de Mishtenur surplombant le centre-ville, dont ils avaient perdu le contrôle il y a dix jours. L’avancée des jihadistes est aujourd’hui stoppée, ils sont même pour la première fois forcés de reculer.

    Il est trop tôt bien sûr pour affirmer que le rapport de forces est en train de s’inverser à Kobane, mais selon les informations recueillies auprès des combattants kurdes et des réfugiés de Kobane, l’étau jihadiste semble s’être quand même quelque peu desserré autour de la ville au cours des dernières 48 heures. Il y a encore deux jours, la situation semblait désespérée, disent ces réfugiés, « mais depuis lundi nous reprenons espoir »…

    Khaled Issa Représentant en France du PYD, le Parti de l’union démocratique des Kurdes syriens 15/10/2014 Écouter

    Selon Khaled Issa, représentant en France du PYD, le Parti de l’union démocratique des Kurdes syriens, si les Américains et leurs alliés avaient adopté, dès le début, une stratégie aussi offensive et efficace, Kobane ne serait pas à moitié contrôlée par les jihadistes. « Je le dis honnêtement, a-t-il affirmé, si dès le début les frappes avaient été aussi denses, si la résistance avait été fournie en armes efficaces pour faire face aux blindés des terroristes, on n’en serait pas là ».

    Message d'Ankara

    Par ailleurs, il n’y a pas de lien direct entre cette situation à Kobane et les bombardements de l'armée turque contre les Kurdes du PKK - il y a plus de 500 kilomètres entre Kobane en Syrie et les positions du PKK, proches de l’Irak, bombardées par l’armée turque.

    Mais il y a un message très clair d’Ankara qui, par ces frappes, à la veille d’un ultimatum de la rébellion pour sauver le processus de paix, explique à la coalition que les Kurdes sont le principal danger à combattre. Il ne faut donc pas attendre de la Turquie qu’elle vole au secours de Kobane. Or l’état-major explique lui-même dans son communiqué que les tirs du PKK qui avaient justifié les frappes de l’aviation turque n’avaient fait ni dégât, ni victime - pas plus, apparemment, que la riposte de l’aviation turque elle-même.

    Le département d’Etat américain dit même qu’il n’a aucune information sur ces provocations présumées de la rébellion. Autrement dit, il n’y a pas forcément eu entre la Turquie et le PKK d’incidents armés qui menacent le cessez-le-feu. Mais il y avait certainement pour Ankara la nécessité d’affirmer son intransigeance envers le PYD, la branche syrienne du PKK.

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