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    Moyen-Orient

    Les Américains rencontrent les Kurdes, tout en ménageant Ankara

    media Pilonnage aérien sur Kobane, le 14 octobre 2014.

    Bien que les Etats-Unis déclarent que leur principale préoccupation est de chasser les jihadistes de l'organisation Etat islamique, en Irak, depuis quelques jours, leurs attaques ont visé surtout des cibles syriennes, notamment autour de la ville de Kobane, à la frontière avec la Turquie. Jeudi, 14 bombardements ont frappé la région, et 18 autres au début de la semaine. Des centaines de morts chez les jihadistes auraient été dénombrés.

    Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

    Le porte-parole du Pentagone, l’amiral Kirby, a expliqué que Kobane était devenue le symbole international de la résistance à l’organisation islamiste EI et qu’il était donc important d’essayer de la sauver.

    Les Kurdes syriens semblent avoir repris du terrain grâce à l’intensification des frappes aériennes, mais Kirby reconnait que la ville peut encore tomber aux mains des forces du groupe EI.

    Mauvais temps

    En ce qui concerne l’Irak, les attaques ont été moins nombreuses ces derniers jours en raison du mauvais temps et des tempêtes de sable qui empêchent les vols de surveillance et les raids aériens. Les Etats-Unis estiment que Bagdad n’est pas menacée pour le moment.

    La porte-parole du département d’Etat a pour sa part révélé que les Américains avaient eu à Paris leurs premiers contacts directs avec des Syriens kurdes, représentant le Parti de l’union démocratique, dont une milice combat actuellement les intégristes à Kobane. Le problème est que ce parti se rapproche, à la faveur des récents événements, du Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, ennemi juré de la Turquie.

    Ankara risque donc de prendre ombrage de cette rencontre, mais le département d’Etat a précisé qu’elle avait été brève et que Washington n’avait pas pour le moment l’intention d’armer et de former les milices kurdes.


    Aux funérailles des combattants kurdes tombés à Kobane

    Plus d’un mois s’est écoulé depuis le début de la bataille de Kobane dans le nord de la Syrie. Les milices kurdes qui défendent la ville ont ces derniers jours regagné du terrain sur les jihadistes du groupe Etat islamique, mais les pertes du côté kurdes sont lourdes. Chaque jour, des miliciens tués au combat sont enterrés en Turquie de l’autre côté de la frontière. L’envoyé spécial de RFI a assisté aux funérailles de l’un des ces combattants.

    Funérailles de combattants kurdes tués à Kobane, le 14 octobre 2014. REUTERS/Umit Bektas

    Avec notre envoyé spécial à Diyarbakir, Daniel Vallot

    Le cercueil en bois porté par dix hommes arrive au sommet de la colline battue par les vents. Autour de la tombe fraîchement creusée, plusieurs centaines de personnes sont rassemblées : des proches et les habitants des villages alentour.

    « Il s’appelait Reber Mutlu, il avait 22 ans et il s’était porté volontaire pour se battre à Kobane, explique un homme. Je suis allé à Suruc hier pour récupérer le corps. D’après ce qu’on nous a dit, il est au mort au combat ».

    « Ce sont nos frères là-bas »

    Le corps du combattant, enroulé dans un drap blanc, est déposé au fond de la tombe avec un drapeau du PKK, le mouvement de la rébellion kurde de Turquie. Par petits groupes, les hommes recouvrent de terre le corps et le drapeau.

    « Il s’est sacrifié pour la cause kurde, indique un homme de l’assistance. Quand on vous crache à la gueule, il faut se battre, c’est normal. Ce sont nos frères là-bas, nous sommes obligés de les défendre ».

    Une prière s’élève au-dessus de la tombe puis les hommes et les femmes réunis tout autour dressent deux doigts vers le ciel, le signe de la victoire et un dernier hommage à ce jeune combattant tué pour la défense de Kobane.

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