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    Moyen-Orient

    Les Kurdes syriens reçoivent des armes pour combattre les jihadistes

    media A Kobane, les Kurdes syriens se réjouissent de la livraison américaine d'armes pour combattre les jihadistes de l'EI. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Soulagement pour les Kurdes de Kobane : après plusieurs semaines de combats acharnés contre l’organisation Etat islamique, ils viennent de recevoir des armes. Elles ont été livrées par les Etats-Unis dans la nuit du 19 au 20 octobre. Cette aide s’ajoute donc aux frappes aériennes américaines qui ont permis de freiner la progression jihadiste dans cette région du Kurdistan syrien. Les combattants kurdes réclamaient ces livraisons depuis plus d’un mois.

    Les forces kurdes ne disposaient jusqu’à présent que de simples fusils d’assaut pour combattre les jihadistes de l’organisation Etat islamique, un armement obsolète face aux chars, aux blindés et à l’artillerie lourde de l’EI. Les combattants kurdes ont certes pu bénéficier de l’appui aérien américain, mais même les responsables militaires au Pentagone le reconnaissent : les bombardements ont un impact limité. Seuls les combats au sol peuvent faire la différence.

    Pour mener des affrontements sur le terrain, les Américains et leurs alliés arabes et occidentaux, qui refusent d’envoyer des troupes sur place, ne peuvent compter à Kobane que sur les Kurdes syriens, et c’est bien là tout le problème. Car pour livrer des armes aux Kurdes en Syrie, il faut contourner un obstacle diplomatique de taille. En effet, les combattants kurdes sont considérés comme des terroristes par la Turquie, un pays membre de l’Otan.

    Alors, pour ne pas froisser cet allié, Washington a affirmé avoir seulement parachuté au-dessus de Kobane cet armement, qui a en fait été fourni par les autorités kurdes d’Irak. Pour la Turquie, l’honneur est sauf et les autorités font même mine d’aider les Kurdes, puisqu’elles viennent d’ouvrir leur frontière et autorisent désormais les peshmergas irakiens à passer par leur territoire pour voler au secours de Kobane.

    Une aide insuffisante

    Sur place, les Kurdes syriens se réjouissent de cet approvisionnement américain tout en se montrant prudents. Ces armes auront un « impact positif » sur les opérations militaires contre l'organisation Etat islamique, a souligné le porte-parole des miliciens kurdes.

    Mais si ce soutien permettra sans doute de freiner l'avancée des jihadistes à Kobane, renverser le rapport de force au profit des Kurdes exigera beaucoup plus que des armes légères pour Issa Khaled, le porte-parole en France de la principale formation kurde syrienne, le PYD. « Nous saluons la coalition qui aide la résistance, mais pour le moment ce n’est pas suffisant pour la libération de la ville, et surtout les 380 villages qui sont toujours occupés par les terroristes », explique-t-il.

    « Les terroristes disposent d’un arsenal d’armements lourds, récupéré des armées régulières syrienne et irakienne et leur artillerie est cachée dans les villages occupés. A chaque fois que des frappes détruisent des chars, ils peuvent facilement les remplacer par des renforts venus des villages du canton de Kobane ou des autres régions », conclut Issa Khaled.


     VU DES ETATS-UNIS

    Les Etats-Unis sont décidés à ne pas laisser le groupe Etat islamique emporter la bataille de Kobane. Cette dernière est même considérée comme un test pour l'administration Obama, explique notre correspondant à New York, Karim Lebhour. Jusqu'ici, l'armée américaine a conduit pas moins de 140 frappes aériennes sur la localité, et la décision de larguer des armes et des munitions - y compris des armes lourdes - aux combattants kurdes était considérée à Washington comme une nécessité.

    Le geste est significatif ; les Etats-Unis n'ont en effet jamais accordé une telle aide aux rebelles syriens. Il s'agit aussi de montrer que la stratégie américaine de soutien aérien sans troupes au sol peut faire la différence. Barack Obama, qui a appelé directement le président turc, peut se targuer d'avoir obtenu le feu vert de ce dernier de laisser passer des combattants kurdes supplémentaires vers Kobane. Mais les relations avec Ankara restent tendues et les officiels américains jugent que l'attitude de la Turquie n'est pas à la hauteur d'un membre de l'Otan.

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