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    Moyen-Orient

    Kobane: des armes plutôt que des hommes, l'appel des Kurdes syriens

    media Un bombardement sur la ville de Kobane, le 18 octobre 2014. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Kobane ne serait plus sur le point de tomber ; les jihadistes seraient bloqués. C'est du moins ce qu'ont affirmé des responsables américains cités par l'Agence France-Presse, jeudi 23 octobre 2014. Pour autant, les relais extérieurs des combattants kurdes de la ville continuent de faire l'inventaire des besoins de la résistance locale. Leur message, en substance : des renforts humains, c'est bien ; des munitions et de l'armement lourd, c'est mieux.

    Les lignes de front entre le groupe Etat islamique (EI) et les forces kurdes n'ont pas bougé depuis une semaine. « Je pense que les défenseurs kurdes [...] vont être en mesure de résister », a même assuré ce jeudi un responsable américain de la Défense à l'AFP, sous couvert de l'anonymat. Néanmoins, les responsables du Centcom, le commandement militaire américain chargé de la région, s'attendent à ce que l'assaut des jihadistes se poursuive, car Kobane revêt un enjeu symbolique important, à la fois pour les jihadistes de l'EI et pour la coalition internationale.

    En un mois, les raids aériens de la coalition ont tué 464 combattants du groupe Etat islamique en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Cinquante-sept jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, y ont également perdu la vie, ajoute l'OSDH, qui précise que la majorité de ces combattants des deux organisations n'étaient pas des Syriens. Trente-deux civils, dont six enfants, figurent par ailleurs dans cette liste des victimes des frappes aériennes. Ce qui fait un total de 553 personnes.

    200 peshmergas en renfort

    D'après les autorités turques, 200 peshmergas seraient passés par la Turquie pour rejoindre le nord de la Syrie et devraient arriver. Selon Saleh Mustafa, un médecin kurde originaire de Kobane et de passage à Paris, c'est pourtant moins de combattants que d'armes dont Kobane a besoin. Car, dit-il à RFI, 2 000 combattants kurdes, turkmènes et arabes affrontent déjà les jihadistes dans la ville :

    « Si c’est organisé avec nous et que (ces combattants irakiens) combattent à nos côtés, comme l’Armée syrienne libre est en train de combattre avec nous, nous ne sommes pas contre, mais nous demandons plutôt des armes efficaces contre Daesh (l'organisation Etat islamique, NDLR). Nous n’avons pas besoin de combattants. Nous avons plutôt besoin d’armes efficaces contre les armes modernes de Daesh. »

    Lundi, des armes en provenance d'Erbil, au Kurdistan irakien, avaient été acheminées par avions américains à Kobane. Mais la fourniture d'armes lourdes aux Kurdes syriens demeure une question sensible. La Turquie y est farouchement opposée. Les peshmergas irakiens sont équipés d'armement lourd, mais il n'est pas prévu qu'ils cèdent cet armement à leurs cousins syriens.

    Un seul repas par jour

    Les Kurdes d'Irak devraient fournir à la ville une couverture stratégique. Allié aux frappes aériennes de la coalition, ce soutien desserrera l'étau qui étrangle la ville depuis quarante jours, espèrent-ils. En attendant de voir le résultat de cette stratégie, sur place, on subsiste avec les moyens du bord, comme l'explique Rozh Ahmad, un journaliste kurde indépendant qui a passé plusieurs jours à Kobane :

    « La nourriture est rationnée ; le thé, le café, les munitions aussi. Il n'y a plus de vie économique à Kobane. Les responsables kurdes sur place essaient de convaincre les gens qui sont restés de quitter la ville. Ils veulent permettre aux combattants de poursuivre la lutte en évitant le maximum de victimes. Mais certains civils tiennent à rester et ils ont pris les armes pour se défendre. »

    « Les gens vivent de peu, poursuit le journaliste. En général, ils se contentent d'un repas par jour. Ils dorment dans la première maison venue. La propriété, l'argent, tout cela n'existe plus à Kobane. Les magasins sont vides, les gens partagent la nourriture et l'eau. Pour ce qui est du combat, là encore les moyens sont faibles. Les combattants utilisent de vieilles grenades, de vieilles kalachnikovs, ils fabriquent eux-mêmes leurs explosifs pour continuer la résistance. » Et de plaider, lui aussi, pour l'envoi de munitions et d'armement lourd à ces combattants. « Je pense que Kobane peut toujours tomber si les combattants n'en reçoivent pas », assure-t-il.

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