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    Moyen-Orient

    Israël: Jérusalem dans la crainte des attentats à la voiture bélier

    media Les attentats à la voiture bélier semblent être un nouveau mode opératoire comme ici, mercredi 5 novembre, à Jérusalem. Reuters/Alex Kolomoisky

    Jérusalem est une nouvelle fois sous tension. Les ultra-nationalistes appellent à manifester ce jeudi en direction de l'esplanade des Mosquées et des violences pourraient à nouveau éclater, comme la veille, quand Jérusalem-Est a été le théâtre d'un attentat à la voiture bélier perpétré par un Palestinien. L'attaque a fait un mort, un policier israélien, et plusieurs blessés, des civils et des soldats. Mercredi soir, une autre attaque à la voiture bélier s’est produite en Cisjordanie. Son auteur s'est rendu ce jeudi.

    Les forces de sécurité sont très visibles à Jérusalem ce jeudi, beaucoup plus que d’habitude. Des voitures et des motards de police circulent dans toute la ville, relate notre correspondante Murielle Paradon. Il y a aussi des patrouilles à pied. Et le long de la ligne de tramway, où il y a eu deux attentats en moins de quinze jours - dont le dernier mercredi -, des cubes de béton ont été placés pour empêcher de nouvelles attaques à la voiture bélier.

    Cela ne rassure pas forcément les passagers. « On ne peut pas tout sécuriser à 100% », confie une habitante de Jérusalem se rendant par le tramway au marché du centre-ville. D’autres préfèrent ne pas changer leurs habitudes. Il faut continuer à vivre normalement, malgré la crainte, bien réelle, de nouveaux attentats à Jérusalem.

    L'auteur de l'attaque de mercredi s'est rendu

    Mercredi soir, vers 22 heures locales, un véhicule a encore foncé sur un groupe de soldats postés sur une route de Cisjordanie, non loin d’un groupe de colonies. L’impact a été violent, si l’on en croit une vidéo qui circule sur internet. Il y a eu trois blessés, dont un grave. Le chauffeur, qui aurait pris la fuite en direction de la ville palestinienne de Hébron, s'est finalement rendu ce jeudi, a annoncé l'armée.

    A Jérusalem aussi, la nuit a été agitée dans plusieurs quartiers arabes. Des affrontements ont eu lieu entre jeunes Palestiniens et policiers et il y a eu des arrestations. Des violences qui ont démarré après l’attaque à la voiture bélier à la mi-journée, près du tramway de Jérusalem. C’est un Palestinien de 38 ans qui a foncé sur des piétons dont un policier qui est mort. Le Palestinien a été abattu. Cet attentat s’est produit presque au même endroit que celui du 22 octobre sur une artère qui sépare les quartiers juifs des quartiers arabes.

    « Les voitures de la mort »

    On semble assister à une nouvelle vague d’attentats et d’un nouveau genre, des attaques à la voiture bélier, qui inquiètent les Israéliens et font la Une de la presse locale, rapporte Michel Paul à Jérusalem. « Danger sur les trottoirs de la ville », titre ce jeudi le Yediot Aharonot. Pas de doute, souligne une éditorialiste, nous avons affaire à la troisième intifada, une nouvelle forme de terrorisme. C’est la bataille pour Jérusalem qui est engagée, une lutte sans merci pour gagner la souveraineté sur la ville et plus particulièrement sur un petit périmètre extrêmement explosif : l’esplanade des Mosquées pour les uns, le mont du Temple pour les autres.

    Troisième lieu saint de l’islam, mais lieu saint pour les juifs aussi, le site est réservé à la prière des musulmans. Or, des juifs extrémistes n’ont cessé d’aller, ces derniers temps, essayer d’y prier alors qu’ils n’en ont pas le droit. C'est vécu comme une provocation par les Palestiniens. Mercredi, des affrontements très violents ont opposé des jeunes Palestiniens et des policiers qui, fait rarissime, ont pénétré dans la mosquée al-Aqsa, au risque d'enflammer tout le monde musulman.

    Comment expliquer cette flambée de violences ?

    Le quotidien Maariv parle de l’« intifada de Jérusalem ». La ville trois fois sainte est arrivée à son point d’ébullition, souligne un commentateur, avec une photo que l’on retrouve dans tous les quotidiens ce jeudi matin : les fameux blocs de béton disposés sur les quais des stations de tramway pour protéger les passagers des attaques à la voiture bélier.

    PourIsrael Hayom, journal proche du Likoud, c’est la nouvelle arme utilisée contre Israël, et le quotidien les appelle les « voitures de la mort ». La quasi-totalité des commentateurs appellent à plus de fermeté de la part des autorités. L’armée doit prêter main-forte à la police à Jérusalem, suggère l’un d’entre eux. Quant au quotidienHaaretz, il tire une sonnette d’alarme : c’est le traité de paix avec la Jordanie est en danger.

    Des juifs extrémistes appellent à marcher vers l’esplanade des Mosquées ce jeudi. Ce sont eux qui ont mis le feu aux poudres en revendiquant de plus en plus bruyamment le droit d’aller prier sur l'esplanade. La manifestation va partir symboliquement du centre de conférence où leur ami, le rabbin extrémiste Yehuda Glick, a été victime d’une tentative d’assassinat la semaine dernière. On attend une forte présence policière autour des défilés en direction de l’esplanade des Mosquées. Les Palestiniens se sont mis en grève ce jeudi pour défendre le lieu de culte dans la Vieille Ville.

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