GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 22 Octobre
Mercredi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Irak/Syrie: le bilan de trois mois de frappes contre le groupe EI

    media Explosion à Kobane après une frappe aérienne à la frontière turque, le 23 octobre 2014. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Il y a trois mois, la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis effectuait ses premières frappes contre l'organisation Etat islamique. Le bilan de ces opérations est mitigé : si les frappes ont permis à la coalition de contenir l'avancée du groupe armé, ce dernier a toutefois maintenu son emprise sur les territoires conquis en juin dernier.

    Après s'être concentrée sur l'Irak, la coalition – rejointe par des dizaines de pays arabes et occidentaux – a décidé d’étendre son rayon d'action au territoire syrien, visant les positions de l’organisation Etat islamique, mais aussi, à deux reprises, celles du Front al-Nosra.

    Quel bilan tirer de ces opérations ? Il a fallu de longues semaines avant de constater les premiers effets de ces frappes aériennes sur le terrain. Dans un premier temps, l'organisation Etat islamique a semblé ne pas en souffrir, et a continué sa progression en Irak comme en Syrie. Mais peu à peu, les frappes ont joué un rôle de plus en plus décisif : d'abord autour du barrage de Mossoul, repris par les peshmergas à l’organisation islamiste, puis plus récemment autour de la ville de Kobane.

    « Dans une première phase, Daesh (l’EI) a surpris un peu tout le monde, et la coalition a mis un peu de temps à s’organiser, explique le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations unies. Mais aujourd’hui, Daesh est au moins contrée efficacement, aussi bien en Syrie qu’en Irak. Cela ne veut pas dire la destruction et l’arrêt complet de Daesh, mais au moins la limitation de ses actions ».

    Faiblesse de l’armée irakienne

    De l'avis de nombreux observateurs, les frappes aériennes menées par les Etats-Unis et leurs alliés ont donc atteint leur premier objectif : stopper la progression de l’organisation Etat islamique, en Irak mais aussi autour de la ville de Kobane. Cependant, l’organisation continue de se renforcer sur les territoires qu'elle contrôle – en Irak comme en Syrie –, et elle bénéficie, du fait de ces frappes aériennes, d'un prestige accru au sein de la nébuleuse jihadiste.

    Autres écueils insurmontables à court terme : la faiblesse de l'armée irakienne, et le déclin semble-t-il inexorable de la rébellion syrienne modérée. « L’essentiel est, une fois les forces contenues, de pouvoir avoir des forces au sol qui puissent les détruire, avance le général Trinquand. Cela va prendre du temps, car il n’y a pas assez de monde actuellement sur le terrain pour vaincre Daesh, et l’armée irakienne a besoin de se reconstruire entièrement. » La coalition refusant toute idée d'intervention au sol, il lui sera très difficile, avec ces alliés affaiblis, d'atteindre son deuxième objectif : celui d'un anéantissement complet de l'organisation Etat islamique.

    Civils tués

    Au-delà de ces tendances globales, quelle est plus précisément la situation à al-Anbar, la plus grande région d’Irak – celle où la rébellion sunnite a pris les armes en janvier dernier ? Trois mois après le début des frappes, la région est toujours contrôlée à 85% par l’organisation de l’Etat islamique et les tribus rebelles, rapporte la correspondante de RFI à Amman, Angélique Férat. Pour ces tribus, les frappes aériennes ne changent rien à l’affaire : leur but est toujours de défaire le régime irakien actuel.

    Les frappes sont inefficaces, assure le cheikh Ahmed al-Shaim de Ramadi : « Depuis 9 mois, 85 000 personnes ont été tuées. Depuis le début des frappes aériennes par la coalition internationale, 3000 personnes sont mortes. Mais la plupart de ces gens sont des civils, des gens non armés. Peut-être qu’au grand maximum 3% de tous ces morts sont des combattants de Daesh ou des tribus ».

    Sous la pression de Washington, un gouvernement dit « d’unité nationale » a été formé à Bagdad. Il s’agissait de donner un signe positif aux sunnites. Mais pour Abdelkader al-Naime, l’un d’eux, le constat est clair : le nouveau premier ministre Haïdar al-Abadi est l’homme de l’Iran. « Il est apparu avec le chef iranien des Brigades de Jérusalem : c’est la preuve que le premier ministre est l’homme de l’Iran. Comment peut-on faire confiance en cet homme ? Il n’a rien fait pour nous prouver sa bonne volonté ou son envie de trouver une solution à la crise. Il s’est montré avec ce responsable iranien, côte à côte sur le champ de bataille, entouré des milices chiites ».

    Les tribus d’al-Anbar font toutes le même commentaire : « Il suffirait que le gouvernement irakien nous donne ce qu’on a demandé en manifestant pendant toute une année : la fin de la discrimination envers les sunnites, et la libération de 800 000 prisonniers condamnés à tort ». Depuis le début de l’année, 1.8 million de personnes ont été déplacées par les combats en Irak.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.