GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 20 Mai
Samedi 21 Mai
Dimanche 22 Mai
Lundi 23 Mai
Aujourd'hui
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Iran: la Russie va construire deux nouveaux réacteurs nucléaires

    media Sergueï Kirienko à la tête de l'agence publique russe de l'Énergie atomique et Ali Akbar Salehi, le directeur de l'agence de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, lors de la signature d'accords, le 11 novembre à Moscou. REUTERS/Maxim Shemetov

    L'Iran et la Russie ont signé, mardi 11 novembre, un accord pour la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires, alors que l'Iran et les puissances du groupe 5+1 mènent d'intenses négociations pour tenter d'arracher un accord sur le programme nucléaire iranien. La Russie a déjà construit une première centrale nucléaire à Bouchehr.

    Alors que le processus de négociation sur le nucléaire iranien piétine, Moscou s’engage à nouveau dans la construction de réacteurs pour centrale nucléaire en Iran. L’entreprise russe Rosatom vient de signer avec son homologue iranien NPPD un contrat sur la construction de deux réacteurs avec possibilité d’extension à quatre, pour la centrale de Bouchehr, indique notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne.

    En septembre de l’année dernière déjà, Rosatom avait livré un réacteur aux Iraniens pour la même centrale. C’est Moscou qui fournira le combustible et s’engage à le récupérer et le recycler après usage. Pendant deux ans, l’exploitation sera assurée sous le contrôle des experts russes qui assureront la formation du personnel.

    Ainsi, l'Iran et la Russie se lancent dans un vaste programme de coopération dans le domaine nucléaire. Le moment de négociation de cet accord est particulièrement important. En effet, Téhéran veut montrer qu'il développe son programme nucléaire malgré les pressions et les sanctions internationales, explique notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Surtout, si l'accord envisage que le combustible de ces deux nouvelles centrales sera fourni par la Russie, il n'exclut pas que certains éléments du combustible soient produits en Iran.

    Or, Téhéran affirme qu'il a besoin de développer un programme d'enrichissement d'uranium de taille industrielle justement pour la fabrication du combustible pour ses futures centrales nucléaires civiles. Ce que les Etats-Unis et les pays occidentaux rejettent. Cet accord, en pleines négociations nucléaires, va certainement déplaire aux Etats-Unis qui demandent à Téhéran de limiter son programme d'enrichissement d'uranium.

    Selon les Russes, la construction et la fourniture du combustible seront effectuées sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et l’ensemble du processus se fera en accord avec le régime de non-prolifération nucléaire.

    Négociations au point mort

    Les trois négociations entre l'Iran et les pays du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine - plus l'Allemagne) qui se tenaient dimanche à Mascate à Oman se sont achevées sans résultats concrets et les délégations ont quitté la capitale omanaise sans faire de déclaration.

    Les deux principaux points de blocages sont le calendrier pour la levée des sanctions internationales et la taille du programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran. Téhéran veut multiplier par 10 son programme actuel d'ici sept ans, notamment en utlisant des machines plus modernes et plus rapides, mais les Occidentaux lui demandent de renoncer à ses ambitions. Les Etats-Unis, mais aussi Israël, affirment qu'une telle capacité d'enrichissement permettra à l'Iran de fabriquer des armes atomiques, ce que Téhéran dément.

    De même, l'Iran veut un engagement précis sur la levée des sanctions mais apparemment les Etats-Unis ne veulent parler que d'une suspension. L'échec apparent des négociations à Oman rend de plus en plus difficile un accord avant la date butoir du 24 novembre.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.