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    Moyen-Orient

    Irak: le groupe EI va battre sa propre monnaie

    media Frappe sur Kobane, le 15 novembre 2014 (photo prise depuis le côté turc de la frontière avec la Syrie, ndlr) REUTERS/Osman Orsal

    Les frappes aériennes de la coalition internationale se poursuivent en Irak et dans le nord de la Syrie contre l'organisation Etat islamique. L'armée irakienne a par ailleurs remporté une grande victoire en reprenant le contrôle du barrage d'Adhaïm. Mais le groupe EI entend prouver qu'il n'est pas affaibli. Après la diffusion d'un message audio de son chef Abou Bakr al-Baghdadi censé démontrer qu'il n'a pas été tué, l'organisation terroriste a annoncé coup sur coup son intention de battre monnaie ainsi que l'exécution d'un de ses chefs, accusé de vol.

    L'organisation a annoncé vendredi la décapitation et la crucifixion d'un de ses chefs, près de Deir Ezzor dans l'est syrien. Le supplicié, un commandant jihadiste syrien accusé de « détournement de fonds » aurait été exécuté sur ordre d'Abou Bakr al-Baghdadi, « pour avoir volé l'argent des musulmans », selon l'écriteau manuscrit déposé sur sa dépouille exposée à la population. Une façon pour le groupe EI de prouver que sa justice s'applique à tous sans distinction.

    On ignore quand cette exécution a eu lieu, mais elle est rendue publique alors que l'organisation Etat islamique a perdu beaucoup d'hommes dans les bombardements aériens. Le groupe veut montrer qu'il consolide son assise en Irak et en Syrie par l'application d'une justice impartiale. Et depuis cette semaine, par son intention de mettre en place sa monnaie, le « dinar islamique », des pièces en or en argent et en cuivre utilisables sur le territoire que l'organisation contrôle.

    L'objectif affiché est « de concurrencer le système monétaire tyrannique occidental qui asservit les musulmans ». Justice, monnaie, des prérogatives d'un Etat, que le groupe EI prétend devenir. À ceci près que les frontières sont loin d'être stabilisées. Kobane dans le nord de la Syrie ou encore plusieurs zones en Irak restent des territoires disputés.

    Nouvelle stratégie américaine

    Le chef d'état-major américain Martin Dempsey, qui doit aider l'armée irakienne à passer à l'offensive face au groupe armé, était en visite à Bagdad vendredi. Il a réaffirmé l’objectif de Washington : aider l'armée irakienne à prendre l'initiative au lieu de subir les assauts de l'organisation Etat islamique. D'où l'envoi, annoncé cette semaine, de 1500 conseillers militaires qui viendront s'ajouter aux 1600 GI's déjà présents.

    Cela semble contredire le credo américain du « no boots on the ground » (« pas de troupes au sol »), même si, selon Barack Obama, ces soldats ne prendront pas part aux combats. Une partie d’entre eux – il s’agit là d’une première depuis le retrait américain de 2011 – ira guider la stratégie de l'armée irakienne dans la province sunnite d'al-Anbar. C'est là, à l'ouest de Bagdad, que l'Etat islamique s'est le mieux implanté et que l'armée irakienne a le plus de mal à reprendre du terrain.

    C'est donc également à partir de là que doit être lancée l'offensive terrestre « qui ne peut être le fait que de l'armée irakienne », selon Washington. Depuis Bagdad, le chef d'état-major américain a affirmé que la bataille contre le groupe EI était à un tournant, mais qu'elle durerait des années.

    Voilà pourquoi il a exposé aux dirigeants irakiens l'idée d'un programme de formation des forces irakiennes à partir de l'an prochain. Mais pour que cela soit efficace, il faut, selon le général Dempsey, que le gouvernement intègre davantage les Kurdes et les sunnites dans la prise de décision militaire.

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