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    Au bout de deux semaines de difficiles négociations, la conférence climat de l'ONU organisée à Madrid (COP25) a échoué à trouver un accord sur les règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d'utilisation de l'accord de Paris de 2015. La conférence s'est donc bornée à souligner le «besoin urgent» à agir contre le réchauffement.

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    Moyen-Orient

    Jihad: les départs augmentent mais la réponse se met en place

    media Maxime Hauchard. Capture d'écran de la vidéo diffusée par l'organisation Etat Islamique. DR.

    La présence de Maxime Hauchard sur les images de la dernière vidéo de l’organisation  Etat islamique l’a rappelé avec force. La France est le pays occidental qui a le plus de ressortissants parmi les groupes jihadistes en Syrie et en Irak. Le phénomène prend encore de l'ampleur. Mais les mesures voulues par le gouvernement pour endiguer ces départs prennent de l’ampleur.

    Il porte un bonnet noir, un treillis militaire et une barbe étoffée. Dans la vidéo de l’organisation de l’Etat islamique, Maxime Hauchard a tous les attributs du combattant islamiste. Son identification formelle par les services de renseignement français l’a propulsé en une de bon nombre de journaux, ce mardi. La presse s’interroge sur le parcours de ce jeune Normand.

    Maxime Hauchard n’est pas un cas unique. D’ailleurs, sur cette vidéo, il pourrait être accompagné d’un autre Français qui lui ressemble en de nombreux points : tous deux sont âgés de 22 ans, convertis à l’islam et tombés dans le radicalisme, présents en Syrie depuis plus d’un an. L’identification de ce second jihadiste n’est pas encore formelle (elle est en cours, voir plus bas les déclarations de François Hollande, NDLR) mais son affiliation à l’organisation Etat islamique, elle, est formelle. Pour le procureur de Paris, François Molins, « le cas de ces deux jeunes hommes est emblématique de la situation actuelle ».

    Un nouveau cas tous les jours

    Fin 2012, trente Français étaient « concernés » par les filières irako-syriennes. Sous cette désignation, les autorités regroupent ceux qui sont sur place, ceux qui sont revenus, ceux qui sont en transit, ceux qui préparent activement leur départ mais aussi les recruteurs ou ceux qui font des faux-papiers. Ils étaient 500 début 2014, ils sont 1 136 aujourd’hui. C'est une centaine de plus qu'il y a trois mois : un nouveau cas tous les jours en moyenne.

    Ce chiffre est encore supérieur lorsqu'on inclut ceux qui pourraient vouloir partir ou qui inquiètent en tout cas suffisamment leurs familles pour qu'elles appellent le numéro de signalement mis en place par le ministère de l'Intérieur. Cette plateforme est informée de 3 à 4 nouveaux cas par jour.

    Mais signalement n’est pas pour autant synonyme de départ systématique. Sur les 650 signalements reçus depuis sa création il y a six mois, le numéro Vert a recensé 110 départs. Ce nombre souligne que le phénomène est toujours bien réel. « Le mouvement de départs vers la Syrie ne se tarit pas » assure le préfet Pierre N’Gahane, responsable du volet prévention dans le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation et les filières jihadistes dans un entretien au Figaro, ce mardi.

    Marque-t-il néanmoins une inflexion ? Selon les chiffres du procureur de Paris, ce sont actuellement 376 Français qui ont rejoint les groupes extrémistes de Syrie et d'Irak : une dizaine de plus qu'il y a un mois. Ce nombre est à mettre en parallèle avec un autre : l’été dernier, les services de renseignement disaient perdre alors trois personnes surveillées par jour.

    Un combat inégal

    Des chiffres sur un mois ne permettent pas de dégager une tendance et, faute de recul, difficile d’en analyser les raisons. Mais du côté des autorités françaises, la réponse à ce phénomène commence à s’organiser. Il faut du temps pour adapter le Code pénal, faire voter une loi. Le juge antiterroriste Marc Trévidic le reconnaissait sur RFI : le combat entre des groupes armés et une démocratie est inégal.

    Le gouvernement a d’abord renforcé ses contrôles dans les aéroports : les jeunes partants seuls ou en petit groupe vers la Turquie sont plus régulièrement interrogés sur le motif de leur voyage. Sans avoir à légiférer, le ministère de l’Intérieur a aussi pu mettre en place, le 1er mai dernier, son numéro Vert de signalement. Il permet aux familles inquiètes de se manifester, d'obtenir des conseils et éventuellement de faire surveiller leur proche qu'elles soupçonnent de vouloir partir.

    Puis, la loi défendue par Bernard Cazeneuve est entrée en vigueur vendredi dernier. Elle prévoit notamment une interdiction administrative de sortie du territoire mais elle crée aussi un délit d'entreprise individuelle terroriste : deux mesures très attendues par les magistrats anti-terroristes qui se sentent désormais mieux armés pour combattre le phénomène.

    L’arsenal répressif s’est donc étoffé et c’est désormais sur la question de la « déradicalisation » que les efforts se portent. Cet aspect-là de la lutte anti-terroriste n'en est qu'à ses débuts. Le gouvernement a entamé, l'été dernier, une formation des hauts fonctionnaires : préfets et recteurs d'académie en tête.

    A l'Assemblée, on s'interroge: comment agir face aux jeunes revenant de Syrie ou d'Irak? 19/11/2014 - par Anissa El Jabri Écouter

    Il faut ensuite former les échelons du dessous - services sociaux, enseignants, conseillers d'éducation... - pour pouvoir détecter ces personnes en rupture avec la société et répondre à leur malaise. Et pouvoir contrer aussi le discours radical alors que les recruteurs expliquent à leurs recrues que les efforts faits pour les retenir sont des épreuves d'Allah sur le chemin de la vérité.

    Se pose enfin la question de ceux qui parviennent totalement à dissimuler leur évolution religieuse et qui ne sont donc pas détectés. Pour les toucher et contrer le discours extrémiste, l'une des pistes étudiées est le recours à l'arme des groupes jihadistes : les réseaux sociaux.


    ■ DÉCLARATION

    François Hollande a annoncé, lors d'une conférence de presse à Canberra en Australie, que le deuxième Français qui apparaitrait sur la vidéo de l'organisation EI était « en voie » d'être identifié. « Ces combattants étrangers devront répondre de leurs actes », assure-t-il. Ci-dessous, les propos du président de la République :

    « Comment peut-on arriver à ce niveau d'horreur, et avec cette volonté d'effrayer ? Ce qui apparait, c'est qu'il y aurait deux Français qui auraient été reconnus, l'un identifié formellement, l'autre en voie de l'être. Cela nous conduit à être encore plus mobilisés par rapport à l'information qui doit être donnée aux familles, sur les dangers que représentent les sites internet et les embrigadements de ces jeunes, de toutes conditions, de toutes origines, et qui parfois peuvent être ce qu'on appelle des " convertis ". Donc, toutes les familles sont concernées. Et c'est très important de faire preuve de vigilance, et ensuite de fermeté ; fermeté par rapport aux filières, fermeté par rapport à ces combattants étrangers qui devront répondre de leurs actes. »

    → Ecoutez Décryptage, avec Nathalie Amar. AQMI, organisation de l'Etat islamique : l'arme de guerre de la communication, avec Abdelasiem El Difraoui, chercheur en sciences politiques associé à l'Institut des médias et de la communication de Berlin, spécialiste des questions d'utilisation du Net par les djihadistes et auteur de Al-Qaida par l'image - La prophétie du martyre, et David Thomson, grand reporter au service Afrique de RFI, auteur de Les Français jihadistes. Ce mercredi 19 novembre à 18h10 (TU), 19h10 heure de Paris, et à 19h10 (TU) vers l'Afrique.

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