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    Moyen-Orient

    Nucléaire iranien: Rohani reste confiant malgré l'absence d'accord

    media Hassan Rohani a besoin de faire avancer les négociations assez rapidement pour éviter les critiques de ses adversaires conservateurs. REUTERS/president.ir/Handout

    L'Iran et les grandes puissances ont manqué une occasion rare de conclure un accord historique sur le dossier nucléaire. Mais les capitales européennes, Washington et Téhéran ont assuré que rien n'était perdu, car la négociation se trouve à nouveau prolongée de sept mois. Le président iranien Hassan Rohani a même affirmé que les négociations aboutiraient à un accord définitif à l'issue du nouveau délai, fixé au 1er juillet 2015.

    Les uns après les autres, les chefs de la diplomatie des grandes puissances occidentales ont tenté de justifier la prolongation des négociations sur le dossier nucléaire iranien. Réunis lundi 24 novembre à Vienne, tous sont restés optimistes et ont tenu à expliquer le fondement d’une telle décision, explique notre envoyé spécial à Vienne Sami Boukhelifa. En substance, les négociations sont aujourd’hui assez avancées pour ne pas y renoncer, mais pas assez concrètes pour aboutir.

    Pour Laurent Fabius, l’extension des pourparlers reflète la volonté de trouver un accord crédible. Le ministre français des Affaires étrangères révèle que de « nouvelles idées » sont désormais sur la table des négociations. Ces propositions, dit-il, doivent être soumises à un examen technique très complexe durant les prochains mois. A quelques détails près, les homologues allemand et britannique de M. Fabius ont exprimé la même vision.

    De son côté, le secrétaire d’Etat américain est peut-être celui qui a le plus défendu ces prolongations. Il aurait été stupide d'abandonner en si bon chemin, estime John Kerry. Pointant du doigt les progrès accomplis par l’Iran et le « groupe des six », le chef de la diplomatie américaine n’a cessé de répéter lundi soir à quel point il était primordial de parvenir un accord par les voies diplomatiques. Le dialogue durant cette nouvelle phase de pourparlers doit, défend-il, être soutenu par la communauté internationale et le Congrès américain - qui sera dominé par des républicains globalement sceptiques à partir de janvier.

    Hassan Rohani : « Nous avons progressé dans le sens d'un accord »

    Le président Hassan Rohani est lui aussi monté personnellement au créneau pour défendre la poursuite des négociations, malgré l'absence d'accord à Vienne. Dans une intervention télévisée, le chef d’Etat s’est montré encourageant. Notre correspondant à Téhéran Siavosh Ghazi, également à Vienne, rapporte ses propos :

    « Il est vrai que dans ces négociations, nous ne sommes pas encore parvenus à un accord final, mais je peux affirmer que nous avons progressé dans ce sens. Aujourd’hui, la situation est très différente de celle d’il y a trois mois, encore plus de celle d’il y a six mois, car de nombreuses mésententes sont dissipées. Mais il reste des étapes à franchir. L’accord obtenu aujourd’hui consiste à maintenir pour quelques mois encore les conditions établies par l’accord de Genève afin de permettre la conclusion d’un accord définitif. »

    Mais M. Rohani a aussitôt ajouté que l'Iran ne renoncera pas à ses droits en matière nucléaire et poursuivra ses activités d'enrichissement d'uranium. La taille du programme d'enrichissement d'uranium est précisément l'un des sujets de divergence entre l'Iran et les grandes puissances qui ont empêché un accord à Vienne. L'Iran veut augmenter la taille de son programme alors que les pays occidentaux demandent une réduction de ce programme.

    Les faucons de tous bords en embuscade

    Au fond, pour l'heure, l'Iran et ses six interlocuteurs ont évité le scénario catastrophe, celui d'une rupture des négociations. On aurait alors probablement assisté au rétablissement des sanctions économiques suspendues l'an dernier, et probablement aussi à une relance des travaux nucléaires iraniens. Un grand bond en arrière susceptible d'accroitre encore les tensions dans la région. En attendant, avec la prolongation des négociations, la République islamique maintient son programme nucléaire en l’état et évite toute nouvelle punition. L’Union européenne doit d’ailleurs adopter officiellement une décision ce mardi qui vise à maintenir le gel des sanctions économiques.

    Les protagonistes vont donc se revoir jusqu'à l'été 2015. Quelques mois de plus pour tenter de rapprocher les positions, maintenir l'atmosphère constructive qui domine actuellement dans ce dossier - après des années de tension -, et aussi examiner les fameuses « idées nouvelles » observées par le chef de la diplomatie française. Le « groupe des six » et l’Iran doivent respecter deux échéances. La première, c'est mars 2015 ; à cette date, les négociateurs devront avoir trouvé un accord politique. Et à cette condition seulement, ils pourront alors se lancer dans la négociation d’un accord global qu’ils devront signer avant juillet 2015.

    Le risque de voir ces efforts sapés par les faucons de tous bords existe. Parmi les républicains américains par exemple, certains poussent vouloir imposer de nouvelles sanctions à Téhéran. Le tout, disent-ils, pour obliger les mollahs iraniens à démanteler leur programme nucléaire. Quant aux conservateurs iraniens, ils sont aussi en embuscade. Le président Rohani a besoin de faire avancer les négociations assez rapidement pour éviter les critiques de ses adversaires. Ces derniers reprochent en effet au gouvernement d'avoir fait trop de concessions depuis un an, sans avoir obtenu une levée totale des sanctions internationales. S’il n'y a pas de résultats concrets dans les prochains mois, Hassan Rohani sera encore plus affaibli.


    ■ RÉACTIONS

    Face à quelques journalistes réunis dans la salle de presse du Parlement européen, à Strasbourg, la nouvelle Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères Federica Mogherini a brièvement commenté l’état des négociations sur le nucléaire iranien. Elle s'est montrée modérément optimiste malgré toutes les difficultés. Notre envoyé spécial à Strasbourg, Piotr Moszynski, a recueilli ses propos :

    « Il y a un petit espoir de progresser dans les mois qui viennent, et de trouver un accord. J’étais de ceux qui soutenaient jusqu’à la fin que nous avions besoin d’un accord. Celui-ci est important non seulement pour la non prolifération (des armes nucléaires, NDLR), non seulement pour la sécurité, mais aussi pour la région, car le contexte régional est extrêmement tendu et compliqué. Je suis toujours convaincue du besoin d’un accord. Même si nous ne l’avons pas maintenant, cela ne veut pas dire que le processus est terminé et que l’accord n’est pas possible, bien au contraire. »

    La taille du programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran est l'un des sujets de divergence. L'Iran refuse de limiter son programme d'enrichissement comme le demandent les Occidentaux. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif l'a réaffirmé :

    « Je suis confiant que n'importe quel accord final comprendra la reconnaissance d'un programme sérieux d'enrichissement d'uranium et non un programme en forme de jouet parallèlement à la levée des sanctions internationales. Nous voulons démontrer à la communauté internationale que notre programme nucléaire est exclusivement pacifique. C'est dans notre intérêt de prévenu l'iranophobie et, bien sûr, nous aurons un programme d'enrichissement d'uranium sérieux dans n'importe quel accord. »

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