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    Moyen-Orient

    #JeSuisRaif, l'appel pour sauver le blogueur saoudien Raif Badawi

    media Affiche de soutien d'Amnesty international à Raif Badawi. Amnesty international France

    A l’instar du #JeSuisCharlie, un hashtag vient de naître sur la Toile pour soutenir Raif Badawi, un jeune blogueur saoudien condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour « atteinte à l’islam ». #JeSuisRaif a pour but de mobiliser le maximum de monde pour que les autorités du royaume wahhabite cessent la flagellation de Raif Badawi et le libèrent.

    Le 11 janvier dernier, Nizar al-Madani, ministre d’Etat saoudien aux Affaires étrangères, le numéro deux de la diplomatie du royaume, participait à Paris, aux côtés de 43 chefs d’Etat et de gouvernement, à la marche républicaine sur laquelle flottaient des milliers de pancartes « Je suis Charlie » contre le terrorisme islamiste et pour la liberté d’expression. L’Arabie saoudite a, par la même occasion, condamné l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’a qualifiée de « lâche ».

    Pendant ce temps, dans le royaume wahhabite, Raif Badawi se préparait à recevoir des coups de fouet. Ce jeune blogueur de 32 ans, lauréat du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse en 2014, était l’animateur du site internet Liberal Saudi Network, site créé pour encourager le débat public dans ce pays ultra conservateur. Il est emprisonné en 2012 pour avoir critiqué des dignitaires religieux du royaume, dont le grand mufti, ainsi que pour avoir exprimé des réserves sur la tristement célèbre police religieuse.

    En mai dernier, après avoir évité la peine de mort pour apostasie, Raif Badawi est condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour insulte à l’islam. Il doit subir 50 coups de fouet chaque vendredi, dos à la foule près de la mosquée d’al-Jafali à Jeddah. Une flagellation supérieure à 50 coups pourrait le tuer. La première salve de torture a débuté le 9 janvier dernier. Les images de son corps sanguinolent, meurtri par le fouet, sont insoutenables.

    On est tous Raif Badawi

    Dans le monde, la mobilisation pour que l’Arabie saoudite mette fin au supplice enduré par Raif Badawi grandit. Les attentats en France contre Charlie Hebdo et le soutien international sans précédent pour la liberté d’expression ont changé la donne. A l’image du hashtag #JeSuisCharlie, #JeSuisRaif s’est emparé de la Toile. Les organisations de défense des droits de l’homme et les militants de la liberté d’expression portent désormais leurs regards vers le royaume wahhabite. L’objectif est d’abreuver internet du hashtag dédié au jeune blogueur afin de faire réagir les autorités saoudiennes. L’espoir est permis car le royaume est sensible quant à sa réputation et à son image sur la scène internationale. Le 14 janvier, le Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme a appelé l’Arabie saoudite à suspendre la peine infligée à Raif Badawi, un châtiment « cruel, inhumain et interdit par le droit international ».

    Vendredi dernier, les

    coups de fouet ont été épargnés à Raif Badawi pour « raisons médicales », son corps n’aurait pas été apte à subir une nouvelle séance de châtiments corporels. Faut-il y voir la conséquence directe de ce soutien inédit ? Difficile à dire. En tout cas, C’est une première victoire.

    Et le combat est loin d’être terminé puisque grâce au hashtag #JeSuisRaif, la médiatisation se poursuit aux quatre coins du monde. De nombreuses caricatures fleurissent également en plusieurs langues, « à la Charlie ». Dernière en date, celle de deux hommes, fouet à la main derrière le dos décharné de Raif Badawi : « Je crois qu’il va falloir reporter, le fouet est encore chaud ». L’écho est tel que sur Twitter, des milliers de messages reprennent aussi en cœur « #JeSuisCharlie, donc #JeSuisRaif ».

    Selon les dernières informations reçues par l’épouse de Raif Badawi, réfugiée au Canada avec leurs enfants, le dossier de son mari pourrait être revu par la Cour suprême d’Arabie saoudite à la demande du roi. #JeSuisRaif aura-t-il raison du calvaire de Raif Badawi ? La mobilisation est telle qu’il est désormais permis d’y croire.

    ♦ Pour signer la pétition en ligne: cliquez ici

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