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    Moyen-Orient

    Mort de la militante égyptienne Shaima: le photographe témoigne

    media Shaima al-Sabbagh a été tuée samedi 24 janvier au Caire. Ce cliché a fait le tour du monde. REUTERS/Al Youm Al Saabi Newspaper

    Le cliché a fait le tour du monde, et tend à devenir le symbole de la violence policière en Egypte. La trentenaire Shaima al-Sabbagh a été tuée par balle samedi 24 janvier en plein centre du Caire, alors qu’elle participait à une marche pacifique en hommage aux martyrs de la révolution de 2011. Alors qu'elle se meurt, son ami et avocat, à genoux, l’attrape par la taille et la serre contre lui, dans une tentative vaine de la ramener à la vie. L'auteur de cette photo s'exprime sur RFI.

    Avec notre correspondant au Caire, François Hume-Ferkatadji

    Il a à peine 23 ans. Lors de la rencontre, Islam Oussema porte un sweatshirt à capuche. Ses cheveux sont rasés. Il raconte avec pudeur les dessous de l’image qui a ému le monde entier : « La manifestation a commencé depuis deux minutes environ. Sans aucune mise en garde, les forces de l’ordre ont tiré des grenailles et des gaz lacrymogènes. Les slogans des manifestants n’étaient pas contre la police, mais elle a tiré sur le petit groupe d’une vingtaine de personnes. Les policiers n’ont visé personne en particulier, Shaima n’a pas eu de chance. »

    Islam, contrairement à ses collègues, ne s’était pas placé derrière les forces de l’ordre mais du côté des manifestants. Il prend le cliché quelques secondes après les tirs, malgré le danger toujours présent. « C’est mon devoir d’être là, dit-il. Si je m’enfuis, personne ne peut être en mesure de relater la vérité. C’est mon travail de montrer aux gens ce qu’il s’est vraiment passé. » Après le drame, le photojournaliste assure avoir été recherché dans toute la ville par des hommes en civil dont il ne connait pas précisement le travail. Son journal, le quotidien Al Youm Al Saabi, lui a promis de veiller à sa sécurité.

    « Je ne me sens toujours pas en sécurité en tant que photojournaliste, explique Islam Oussema. Mon collègue Mohamed Shokan est en prison depuis un an et demi, juste parce qu’il faisait le même métier que moi. Il arrive souvent que la police effacent mes photos. Mais c’est aussi le cas des Frères musulmans. Nous sommes malmenés constamment. » Il se dit surpris que le cliché ait fait le tour du monde et finit par conclure, dans un soupire : « J’ai pris tellement de photos de morts ou de blessés... »

    Hommage à Shaimaa Sabbagh, une jeune femme tuée lors d'une manifestation le 24 janvier. (photo du 29 janvier au Caire, en Egypte. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

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