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    Moyen-Orient

    Frontière turco-syrienne: recrutement en masse de volontaires kurdes

    media A Suruç, des Kurdes participent à une manifestation pour célébrer la victoire des leurs à Kobane, le 27 janvier 2015. AFP PHOTO/BULENT KILIC

    Depuis la libération de Kobane et la fin des combats dans la ville et à ses alentours, les candidats au retour dans le Kurdistan syrien sont de plus en plus nombreux. Avec l’apaisement de la situation, les autorités turques acceptent de les laisser passer en Syrie, malgré la fermeture de la frontière. Non loin de celle-ci, à Suruç : un bureau où se pressent les volontaires, dans une localité où tant de familles attendent leur tour pour rentrer chez elles.

    Avec notre envoyé spécial à Suruç, Jérôme Bastion

    Dans une cour boueuse de Suruç, à proximité de la frontière syrienne, une noria de très jeunes enfants joue. Dans la modeste bâtisse de parpaings mise à disposition par les Kurdes locaux, trois générations de femmes commentent, autour d’un thé, la nouvelle donne dans la Rojava, d’où viennent toutes les familles syriennes qui ont atterri ici. Reyhan, 22 ans, a du mal à contenir ses larmes : « Cela fait plus de quatre mois que nous sommes ici, et nous sommes très contents que la guerre soit finie, confie-t-elle. Nous voulons rentrer au plus vite. Tant que nous sommes en sécurité, peu importe l’état dans lequel se trouve la ville et notre maison. »

    Dans l’immense camp de 35 000 places ouvert dimanche dernier par le gouvernement turc, changement de décor : les enfants jouent ici sur du gravier impeccablement blanc, entre les alignements de tentes neuves et tout équipées. Namidiye, 28 ans, commente : « On est très bien installés, ici, Dieu merci ! Il y a tout ce dont nous avons besoin. On ne se plaint pas. » Mais elle aussi fait part de son envie de départ : « Nous voulons retourner chez nous à Kobane. Même si là-bas, nous avons tout perdu, nous voulons rentrer dès que possible. »

    Pour l’instant, explique Arif Ferac, adjoint au sous-préfet, personne n’est autorisé à retourner dans le Kurdistan syrien : « Il y a ici 7 000 tentes pouvant abriter, chacune, une famille de cinq personnes. C’est une situation qui va encore durer quelque temps, car à Kobane, les maisons ne sont pas habitables. La situation sera évaluée en temps voulu, et nous les laisserons partir dès que possible, mais pas pour le moment. » Pour l'heure, les Kurdes lancent un appel à l'aide pour une reconstruction rapide de la ville martyre. Devant les locaux du Parti du peuple démocratique de Suruç, qui servent de bureau de recrutement, il y a d'ailleurs du monde dans la rue.

    Dans l'assistance, que des hommes fumant nerveusement. À l’étage au sein du bureau, dans une pièce pleine comme une ruche, on se presse autour de Khalil, un permanent du parti pro-kurde BDP, qui remplit des listes de noms après un bref interrogatoire. « Il y a plus de demandes depuis quelques jours, affirme-t-il. Cent volontaires hier et avant-hier, mais aujourd’hui, on a déjà dépassé les 100 candidats. Pour l’instant, on prend les jeunes et ceux qui ont un métier, mais pas les familles, car il n’y a pas de quoi les loger. »

    À Kobane, les autorités locales ont surtout besoin pour l’instant d’hommes jeunes et forts pour déblayer les rues et remettre la ville en état. « Mon frère a fait toute la guerre, mais moi j’ai dû rester ici », explique Salih, 16 ans, un foulard tricolore noué sur la tête. Il espère lui aussi profiter de l’assouplissement des conditions de passage, mais pour un but sensiblement différent : « Maintenant, je veux rejoindre les autres combattants pour finir le nettoyage des islamistes. » En début de semaine, la fin des combats dans la ville de Kobane, libérée après quatre mois de siège par l’organisation Etat islamique, a en effet redonné espoir aux jeunes Kurdes.

    Les Unités de protection du peuple (YPG) - c'est-à-dire la force militaire kurde de Kobane - ont donné une conférence de presse jeudi, avec notamment un bilan des pertes humaines au cours de ces quatre mois de bataille : 3 710 jihadistes et 408 éléments YPG, plus un élément kurde irakien, un peshmerga, ont été tués.

    → À relire :Les combats continuent autour de Kobane

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