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    Moyen-Orient

    Egypte: le journaliste d'al-Jazeera libéré sur ordre d'al-Sissi

    media Les trois journalistes d'al-Jazeera condamnés le 23 juin 2014 à sept ans de prison par la cour d'assises du Caire, en Egypte, ici lors d'une audience le 1er juin 2014. REUTERS/Asmaa Waguih

    L'Egypte a ordonné dimanche l'expulsion vers son pays du journaliste australien Peter Greste, qui a passé plus d'un an en détention. Une décision prise directement par le président Abdel Fattah al-Sissi, en vertu de nouveaux pouvoirs qui lui ont été conférés. Deux autres journalistes, un Egypto-Canadien et un Egyptien, condamnés dans la même affaire, purgent toujours leur peine.

    Avec notre correspondant au Caire,  Alexandre Buccianti

    Peter Greste, qui travaillait pour l'antenne anglaise de la chaîne qatarienne al-Jazeera, avait été condamné à sept années de prison pour « diffusion de fausses nouvelles » et « soutien à une organisation terroriste », les Frères musulmans, tout comme ses confères.

    C'est le président Abdel Fattah al-Sissi qui a ordonné l'expulsion du journaliste australien en vertu de nouvelles prérogatives dont il s'est récemment doté par décret-loi. Dès son élection, l'ex-maréchal Sissi avait déclaré qu'il aurait préféré que Peter Greste soit expulsé pour éviter le scandale international qui a terni l'Egypte.

    Procès politique

    Les organisations de défense des droits de l'homme, mais aussi les médias occidentaux, avaient condamné ce qu'ils considéraient comme un procès politique lié à la tension entre l'Egypte et le Qatar, après la destitution du président Frère musulman Mohamed Morsi en juillet 2013.

    Selon des sources proches du pouvoir, les autorités voulaient « simplement tirer l'oreille » d'al-Jazeera, dont les journalistes travaillaient en Egypte sans permis. Mais l'affaire a échappé à l'exécutif, quand le parquet s'en est saisi et a refusé de l'abandonner. Il aura donc fallu attendre que de nouvelles lois soient forgées, mais aussi une accalmie dans la guerre des ondes que se livrent l'Egypte et le Qatar, pour libérer Peter Greste.

    Un responsable du ministère des Affaires étrangères égyptien a déclaré que le journaliste égypto-canadien Mohammed Fahmi sera traité comme Peter Greste, après son désistement de sa nationalité égyptienne.

    Explosion de joie en Australie

    Peter Greste aura passé plus de 400 jours dans une prison du Caire. Après sa libération, il a pris un avion pour Chypre, où il a été rejoint par des diplomates australiens. Et il devrait s'envoler rapidement vers l'Australie, où sa famille a fait part de son extase lors d'une conférence de presse haute en couleurs, rapporte notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue.

    « Il est impatient de retrouver sa famille - et de prendre un bain de soleil sur une plage australienne », a déclaré la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, peu après sa conversation avec Peter Greste. Elle a remercié tous les pays qui ont aidé l'Australie dans la négociation avec le gouvernement égyptien, et particulièrement la Lettonie, pays d'origine de la famille Greste.

    Pour fêter la libération de son fils devant les caméras, Juris Greste a mis un costume exubérant : une chemise rouge, un chapeau rouge, et un pantalon à carreaux rouges et bleus, aussitôt surnommé « le pantalon du bonheur » par les médias australiens.

    Peter Greste veut s'impliquer pour la libération de ses collègues

    La déclaration d'Andrew Greste, frère du journaliste libéré en Egypte 02/02/2015 Écouter

    Lors d'une conférence de presse à Brisbane, le père de Peter Greste a exprimé sa reconnaissance à l'équipe du consulat australien du Caire, qui a œuvré pour la libération du journaliste. Juris Greste a même demandé au gouvernement de les anoblir tous - du consul au chauffeur. Mais le combat ne s'arrête pas là, tant que Baher Mohammed et Mohammed Fahmy restent en prison. D'après Andrew, frère de Peter Greste, le journaliste s'impliquera dans la campagne pour la libération de ses collègues, dès son retour en Australie.

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