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    Moyen-Orient

    Après la décapitation de 21 coptes, l'Egypte frappe l'EI en Libye

    media Des parents des coptes égyptiens enlevés en Libye ont manifesté au Caire, vendredi 13 février. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

    Vingt-et-un coptes égyptiens ont été égorgés par des hommes se réclamant du groupe Etat islamique en Libye. Ces images diffusées sur internet ont provoqué de vives réactions en Egypte et dans le monde arabe. L’Eglise et la grande mosquée d’al-Azhar ont condamné le crime terroriste, tandis que le président a décrété un deuil national de sept jours. Le Caire a répliqué à ce nouvel acte barbare par des « raids intenses » de son aviation contre des positions jihadistes.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    Les images diffusées sur internet montrent les coptes vêtus en orange amenés en rang sur une plage par des hommes vêtus de noir qui les poussent à s’agenouiller. On voit les victimes en train de bouger les lèvres, des prières sans doute, avant d’être égorgés. Un porte-parole affirme que l’acte visait à venger Oussama ben Laden, tué et jeté à la mer.

    Ces images ont provoqué une vive colère en Egypte, d’autant plus que cela fait trois jours que l’organisation Etat islamique en Libye avait annoncé avoir tué les 21 coptes. Une annonce aujourd’hui confirmée par des images sanglantes que les télévisions égyptiennes se sont refusé de diffuser.

    Trop tard

    Les familles des victimes venant toutes de la province de Minieh où se trouve une forte communauté copte, étaient montées au Caire il y a trois jours pour demander au gouvernement égyptien d’intervenir. Ils avaient manifesté dans la cathédrale copte puis devant le syndicat des journalistes, avant d’être reçus par le Premier ministre qui leur a promis que le gouvernement ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les sauver. Il était visiblement trop tard.

    Le président Abdel Fattah al-Sissi a ordonné l’adoption de mesures pour sécuriser le retour des Egyptiens de Libye et l’interdiction formelle de tout départ vers ce pays. Les 21 étaient des travailleurs émigrés nécessiteux qui étaient partis en Libye malgré les menaces, pour nourrir leurs familles pauvres en Moyenne-Egypte.

    Ils ont été enlevés parmi d’autre Egyptiens de Libye parce qu’ils étaient chrétiens. Des chrétiens qui, aux yeux des assassins, représentent les occidentaux qui combattent le groupe Etat islamique. Des chrétiens d’Orient qui ont déjà été la cible des jihadistes dans la ville de Moussoul en Irak avant même que l’occident ne décide de combattre l'EI.

    Menace pour le monde entier

    Le président Sissi a affirmé que ce qui se passait en Libye ne concernait pas seulement l’Egypte, mais constituait une menace pour la sécurité du monde entier.

    Ce lundi 16 février au matin, des chasseurs égyptiens ont bombardé des positions du groupe Etat islamique en Libye. Une attaque qui intervient après la réunion, dimanche dans la soirée, du Conseil national de défense. Dans un communiqué, les forces armées affirment que l’aviation égyptienne a effectué des « raids intenses ». Ces attaques ont été réalisées en coopération avec l’armée libyenne. Des F16 sont partis d’Egypte avant l’aube et ont bombardé des cibles aux alentours de la ville de Derna à 250 kilomètres à l’ouest de l’Egypte.

    Derna, dans l'est de la Libye, c'est la base de l'EI, une branche libyenne toute récente crée en novembre dernier et qui s'étend très vite. La semaine dernière, le groupe a pris le contrôle d'une deuxième ville, celle de Syrte, ex-bastion et lieu de naissance du colonel Kadhafi. Tout cela sans combats, à la faveur d'allégeance d'autres jihadistes.

    De leur coté des Mig 21 libyens ont pilonné des objectifs près de la ville de Benghazi. Les cibles visées étaient des camps du groupe Etat islamique, des centres d’entraînement, des dépôts d’armes et de munitions. Les domiciles de dirigeants jihadistes ont aussi été visés par les bombardements. Toutes les cibles ont été atteintes indiquent les deux pays.

    Des responsables militaires libyens ont par ailleurs réclamé une aide en armes et en munitions pour poursuivre les combats terrestres, avec éventuellement le soutien tactique de l’armée de l’air égyptienne. Les responsables égyptiens se sont abstenus de tout commentaire sur ce sujet.

    La préoccupation maintenant concerne le sort des quelque 700 000 travailleurs égyptiens en Libye.

    La France, qui doit signer lundi avec l'Egypte un accord sur la fourniture d'avions de combat Rafales, a exprimé sa solidarité. A l'issue d'un entretien téléphonique, les chefs des deux Etats ont réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU et ont appelé à prendre « de nouvelles mesures » contre l'organisation Etat islamique.

    Pour le Caire, il faudrait une réponse internationale à la progression des jihadistes en Libye. C'est ce qu'explique le ministre égyptien des Affaires étrangères pour qui « laisser la situation inchangée en Libye représenterait une menace claire pour la sécurité internationale et la paix ».

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