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    Moyen-Orient

    Offensive à Alep: Damas tente d'acculer les rebelles

    media Un civil blessé évacué du village de Ratain dans le nord d'Alep le 17 février 2015, en Syrie. REUTERS/Hosam Katan

    En Syrie, le régime de Bachar el-Assad semble vouloir pousser son avantage dans la région d'Alep, la deuxième ville de Syrie. Une importante offensive de l'armée syrienne y a débuté mardi. D'après l'OSDH, les premières attaques sont meurtrières. Cette offensive intervient au moment où l'ONU négocie avec le régime un gel des combats dans la région d'Alep.

    Le régime syrien a annoncé lui-même mardi 17 février avoir lancé cette offensive. D'après les informations qui remontent du terrain, l'attaque est d’ores et déjà meurtrière. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG proche de l’opposition syrienne, il y aurait plus de 150 morts depuis mardi dans les combats. L'OSDH ajoute que pour cette offensive de l'armée syrienne est épaulée par des combattants étrangers (libanais et iraniens).

    Sur le plan tactique, il semble que l’offensive des troupes de Bachar el-Assad vise à encercler la ville d’Alep qui est aujourd’hui en partie contrôlée par des groupes rebelles. Mais selon un représentant de l'opposition syrienne que RFI a pu joindre aujourd'hui, les forces gouvernementales n'ont pas réalisé de percée spectaculaire à ce stade.

    Alep, une ville stratégique

    Son caractère stratégique est dû à sa position géographique. Elle est située dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque. Il y a donc une circulation permanente entre les secteurs de la province d’Alep tenue par les rebelles et le territoire turc. Il s'agit d'une circulation de civils (dans les 2 sens) mais aussi de combattants. Rappelons que la Turquie est l’un des soutiens les plus actifs de ce qu’on appelle « l’opposition syrienne modérée » hostile à Bachar el-Assad. Lors de leur offensive, les troupes gouvernementales auraient réussi à couper l'une des routes reliant Alep au territoire turc.

    La présence des groupes islamistes

    L'organisation Etat islamique est présente dans cette région du nord de la Syrie de même que le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda. A ce stade, il n'y a pas d’information sur leur implication dans les récents combats.

    L'envoyé spécial des Nations unis pour la Syrie Staffan de Mistura, propose un gel des combats, précisément dans la région d’Alep. REUTERS/Pierre Albouy

    Cette offensive de l’armée régulière syrienne a débuté au moment même où l’ONU propose un gel des combats, précisément dans cette région d’Alep. C’est l’idée portée par l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura qui a pris ses fonctions l’année dernière. Il assure avoir obtenu l’accord du pouvoir de Damas pour une suspension de tout bombardement et tirs d’artillerie pendant six semaines. Dès lors on peut se demander si la récente offensive lancée par le gouvernement syrien ne vise pas à renforcer son avantage sur le terrain avant l’entrée en vigueur d’une telle pause.

    Il faut signaler qu’à cet égard le plan De Mistura suscite des interrogations. Des diplomates français nous ont confié ces dernières semaines qu’ils craignaient de voir ce projet de gel des combats à Alep tourner à l’avantage du régime de Bachar el-Assad.

    Cinq ans de conflit

    Le président syrien est d'ailleurs toujours au pouvoir, alors que la guerre en Syrie entrera bientôt dans sa 5e année. Bachar el-Assad est toujours soutenu par la Russie et par l’Iran. Il est finalement renforcé par les exactions de l’organisation Etat Islamique et par la mobilisation internationale contre ce groupe jihadiste. Aujourd’hui, pour les Occidentaux, l’ennemi N°1 c’est le groupe Etat islamique et plus Bachar el-Assad.

    Puis, il y a eu cette phrase de l’envoyé spécial de l’ONU Staffan De Mistura qui a déclaré il y a quelques jours que Bachar el-Assad « faisait partie de la solution en Syrie ». Cette déclaration est à contre-courant de la position de la France, de la Turquie ou des monarchies du Golfe. De Mistura a ensuite quelque peu relativisé sa déclaration, mais on voit bien aujourd’hui que la pression internationale sur Bachar el-Assad a plutôt tendance à se relâcher.

     

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