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    Moyen-Orient

    Syrie: Ankara évacue des militaires, Damas dénonce «une agression»

    media Un convoi de militaires turcs le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie, près de Kilis, en juillet 2012. REUTERS/Umit Bektas

    Des troupes turques sont intervenues en Syrie dans la nuit de samedi à dimanche pour évacuer des soldats qui gardaient une tombe ottomane dans une zone tenue par le groupe Etat islamique (EI), non loin de Kobane. Une opération qualifiée de « succès » par le Premier ministre Ahmet Davutoglu, mais « d'agression » par le régime syrien.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Jérôme Bastion

    L’opération s’est déroulée simultanément sur deux fronts. A 21 heures hier soir, samedi 21 février, quand elle a été lancée, les troupes turques sont entrées en Syrie par la ville de Kobane en deux colonnes de véhicules - cent au total dont trente-neuf tanks - et de 500 hommes, l’une se dirigeant vers le tombeau de Souleiman Shah, grand-père du fondateur de l'Empire ottoman, situé sur une rive du fleuve Euphrate et gardé par une quarantaine de soldats ; et l’autre prenant contrôle d’un tout petit bout de territoire, toujours en territoire syrien, où le drapeau turc a été hissé et où la dépouille du saint homme a été mise en sécurité provisoirement.

    Pendant ce transfèrement, un militaire turc a été victime d’un banal accident de la route et a péri sur place, mais l’ensemble de l’opération baptisée « Shah Firat » s’est déroulée sans le moindre accrochage. Elle avait d’ailleurs été soigneusement préparée en coopération avec les forces kurdes locales et des unités de l’Armée syrienne libre (ASL) qui ont repris depuis quelques semaines le contrôle de cette région. Tout s’est déroulé sur la surveillance de drones pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de risques de confrontation avec quelques groupes que ce soit, notamment avec les forces de l’organisation de l’Etat islamique.

    Une retraite stratégique ?

    C’est donc une parfaite réussite pour la Turquie qui continue de protéger la dépouille de celui qui fut le grand-père du fondateur de la dynastie ottomane, et qui garde en Syrie toujours une petite portion de territoire permis par un accord conclu avec la France en 1921. Le Premier ministre Ahmet Davutoglu et le président Recep Tayyip Erdogan se sont félicités du succès de cette opération éclair.

    Mais l'opposition kémaliste, qui depuis deux semaines alertait du danger encouru par les soldats turcs encerclés par les jihadistes du groupe Etat islamique, dénonce aujourd'hui une capitulation en rase campagne et une perte territoriale honteuse. Le nouveau terrain prévu pour accueillir le futur mausolée se situe à... 200 mètres de la frontière turque, mais bien côté syrien, a précisé M. Erdogan ; alors que M. Davutoglu a lui expliqué que l'ancien bâtiment avait été entièrement plastiqué pour ne rien abandonner à d'éventuels agresseurs.

    Malgré tout, c'est bien une retraite qu'a dû opérer la Turquie devant la menace terroriste. Les analystes estiment qu'avec ce repli tactique, et après la libération des otages du consulat de Mossoul l'été dernier, Ankara, débarrassée d'entrave, sera beaucoup plus à même de participer au sein de la coalition anti-EI. D'ailleurs, l'accord pour la formation de rebelles syriens spécialement affectés à cette tâche vient d'être formalisé avec les Etats-Unis.

    Une « agression », selon Damas

    Le régime de Damas a qualifié dimanche d'« agression flagrante » l'incursion turque. « La Turquie ne se contente pas de fournir tout type de soutien aux bandes de l'Etat islamique, du Front al-Nosra et d'autres groupes terroristes liés à Al-Qaïda, mais a également mené une agression flagrante sur le territoire syrien », a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, mettant en garde Ankara contre « les répercussions de cette agression ».

    Vue du tombeau de Souleiman Shah, dans le nort d'Alep, en Syrie (2008). REUTERS/Salih Boztas/Zaman

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