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    Moyen-Orient

    Incursion turque en Syrie: le «message» d'Ankara

    media Des soldats turcs postés à la frontière avec la Syrie, en octobre 2012. REUTERS/Murad Sezer

    La Turquie a mené une incursion militaire à 37 kilomètres à l'intérieur du territoire syrien, dans la nuit de samedi à dimanche, afin de déplacer la dépouille d'un dignitaire ottoman et d’évacuer les soldats qui gardaient son tombeau situé dans une zone tenue par l’organisation Etat islamique. Une opération considérée comme une « agression » par Damas.

    L’opération a été qualifiée de « succès » par l’exécutif turc ce dimanche, qui précise que « 572 soldats » sont passés « par le poste-frontière de Mursitpina », dans le sud-est du pays, samedi soir. « Les reliques du dignitaire turc [le grand-père du fondateur de l’Empire ottoman] ont été rapatriées temporairement en Turquie pour être inhumées ultérieurement en Syrie », a expliqué le Premier ministre Ahmet Davutoglu. Une zone aurait ainsi été sécurisée en territoire syrien afin de transférer la dépouille dans les jours prochains.

    Seulement, pour le régime syrien, l’opération turque à l’intérieur de ses frontières est une « agression flagrante ». Damas accuse Ankara de fournir « tout type de soutien aux bandes de l'Etat islamique, du Front al-Nosra et d'autres groupes terroristes liés à al-Qaïda ».

    Pourtant pour Ali Kazancigil, historien et politologue, « ce petit territoire de quelques centaines de mètres carrés, juste de l’autre côté de la frontière turque mais en territoire syrien, où se trouvait le mausolée de Souleiman Shah, était bien sous la souveraineté turque au terme de l’accord franco-turc de 1921. »

    Conforme au traité

    De plus, Ankara avait déjà averti que si le tombeau de Souleiman Shah devait être endommagé, cela constituerait un casus belli et que ses forces interviendraient. « De toute façon, c’était une occasion pour les Turcs de faire une incursion en Syrie sans violer le droit international. En tout cas, c’était conforme à un traité que la Syrie avait accepté », précise le chercheur.

    Mais pour ce dernier, la décision turque est à comprendre comme un message. « Un message au régime syrien, un message à Daesh et un message à la coalition parce que la coalition est assez mécontente de la passivité de la Turquie au moment des événements de Kobane. »

    « C’est vrai que tout le monde est un peu paralysé sur la question, mais la Turquie l’est particulièrement. Aujourd’hui la Turquie est très perturbée - on ne le dit pas bien sûr, je pense que c’est vrai-, par la montée en puissance de l’Iran. Le régime syrien est soutenu à bout de bras bien sûr par l’Iran. Il y a des éléments militaires iraniens en Syrie, il y a le hezbollah qui est là. Et la Turquie voulait peut-être montrer aussi à ses forces chiites et à l’Iran qu’elle est là, qu’elle est présente, et qu’il ne faut pas l’oublier. »

    C’est que la Turquie se devait de réagir. Sous le feu des critiques - notamment de bienveillance à l’égard du groupe EI - Ankara voulait montrer que son attitude avait changé. « C’est vrai que tout le monde est un peu paralysé sur la question, mais la Turquie l’est particulièrement, poursuit Ali Kazancigil. Aujourd’hui [elle] est très perturbée - on ne le dit pas bien sûr - par la montée en puissance de l’Iran. Le régime syrien est soutenu à bout de bras, bien sûr, par l’Iran. Il y a des éléments militaires iraniens en Syrie, il y a le Hezbollah. Et la Turquie voulait peut-être montrer aussi à ces forces chiites et à l’Iran qu’elle est là, qu’elle est présente, et qu’il ne faut pas l’oublier. »

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