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    Moyen-Orient

    Egypte: la construction d'une route menace un antique monastère copte

    media Le monastère de Saint-Macaire. CC BY-SA 3/Berthold Werner

    En Egypte, un monastère copte de l’oasis de Fayoum, à 100 kilomètres au sud-ouest du Caire, est menacé par la construction d’une route. Les moines ont formé un bouclier humain pour empêcher les bulldozers d’avancer plus avant dans l’enceinte du monastère antique.

    De notre correspondant au Caire,

    Le tracé de la route remonte à 2012, quand les Frères musulmans étaient au pouvoir. Une route joignant le fief islamiste de Fayoum aux oasis du sud-ouest et qui, comme si l’espace manquait en plein désert, passait par hasard en plein monastère de Saint-Macaire l’Alexandrin. 

    Malgré les protestations des moines et du ministère des Antiquités, la construction de la route s’est poursuivie même après que les Frères musulmans aient été décrétés « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir. Résultat, une église du IVe siècle et un cimetière du Xe, ainsi que les vestiges d’un temple pharaonique devraient être rasés si les moines dégageaient la voie aux bulldozers. 

    Communauté copte en colère, silence du côté des autorités

    Les coptes estiment que c’est tout le monachisme, inventé en Egypte, qui est visé. Le monastère de Saint-Macaire n’est pas le seul à subir les agressions de l’Etat, des promoteurs ou des bédouins, de la mer Rouge à la Méditerranée. C’est le cas de la plupart des 32 monastères où près de 2 000 moines et de moniales se recueillent, cultivent aussi la terre et accueillent des dizaines de milliers de pèlerins. Les coptes n’ont pas non plus oublié la soixantaine d’églises brûlées ou détruites par les islamistes en août 2013 et dont seules quelques-unes ont été reconstruites ou restaurées.

    Les autorités n'ont pas réagi pour le moment. Le gouvernement est trop préoccupé par les élections législatives qui doivent commencer dans moins d’un mois. Donner gain de cause aux moines et détourner la route pourrait renforcer les partis salafistes qui cherchent à devenir la plus grande formation politique du Parlement. Les coptes en sont donc à espérer une intervention directe du président Abdel Fattah al-Sissi en leur faveur.

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