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    Moyen-Orient

    Solar Impulse 2, un tour du monde avec le soleil comme carburant

    media Le Solar Impulse 2 survole la Grande Mosquée d'Abou Dhabi, le 26 février 2015, en préparation de son tour du monde. REUTERS/Solar Impulse/Revillard

    Ses créateurs se donnent cinq mois pour boucler le tour du monde. Le Solar Impulse 2 devrait y parvenir en douze étapes à partir de son point de départ, Abou Dhabi, d’où il s'est envolé, ce lundi 9 mars, propulsé par la seule énergie solaire de ses 17 000 capteurs.

    Un tour du monde un peu spécial, c’est ce que nous réserve Solar Impulse 2 (SI2). Avec leurs 72 mètres d’envergure, les ailes de cet avion sont presque aussi imposantes que celles d’un Airbus A380. Mais la comparaison s’arrête là, doté de 17 000 cellules solaires, le Solar Impulse 2 ne pèse pourtant que 2,5 tonnes soit un peut moins de 1 % du poids de l’A380. Avec leur avion révolutionnaire, ses concepteurs suisses, Bertrand Piccard et André Borschberg veulent avant toute chose promouvoir les énergies renouvelables. 

    L’épaisseur d’un cheveu

    Bertrand Piccard, océanographe, est coutumier des aventures hors normes. Ce descendant d’une dynastie de scientifiques aventuriers suisses (Hergé s’est inspiré de son grand-père pour le personnage du professeur Tournesol dans Tintin), a dès 1999 déjà fait le premier tour du monde en ballon sans escale. Quant à André Borschberg, ingénieur, pilote confirmé et homme d’affaires, il était déjà partenaire du premier vol du prototype de Solar Impulse, 26 heures sans escale en 2010.

    Avec SI2, les deux concepteurs veulent « démontrer que les technologies propres et les énergies renouvelables permettent aujourd’hui d’accomplir des choses considérées comme impossibles ». Pour y parvenir, ce deuxième prototype, a été conçu en fibre de carbone, un matériau trois fois plus léger que le papier, mais très résistant. Les 17 000 cellules solaires sont également réalisées en pensant constamment au poids de l’ensemble ; ici, chaque cellule est à peine de l’épaisseur d’un cheveu.

    Quatre moteurs électriques à hélice de 17,5 chevaux sont alimentés par des batteries au lithium polymère qui stockent l’énergie produite par les cellules photovoltaïques. Ce dispositif permet à l’aéronef d’être ainsi le premier à pouvoir voler nuit et jour. Ainsi, il se déplacera à une vitesse variant de 50 à 100 km par heure, plus lentement la nuit pour économiser les batteries. C’est à Abou Dhabi, soleil assuré, que Solar Impulse 2 a entamé son odyssée de 35 000 kilomètres en direction de Mascate, dans le sultanat d’Oman.

    Suivre en direct SI2

    Ensuite, en 25 jours de vol effectif et 12 étapes, l’avion solaire va tenter d’accomplir ce qu’aucun aéronef n’a réussi avant SI2 : voler sans carburant, avec un seul pilote à bord pendant cinq jours et nuits consécutifs. C’est évidemment une prouesse technique, mais encore davantage un défi humain, assure André Borschberg qui sera le premier à s’élancer le 9 mars. Chacun des deux pilotes, lui et Piccard, se relaieront à chaque étape, car si l’avion est un concentré de technologie, le cockpit lui, est réduit à la taille minimum de 3,8 m3, ne laissant qu’un espace très restreint, prévu pour un seul pilote.

    Toujours pour une question de poids, l’avion n’a ni chauffage, ni air conditionné. Entre 0 et 8 500 mètres d’altitude, les pilotes se sont entraînés à résister à des températures qui oscilleront entre -40° et + 40 C°. Les rations de nourriture embarquées sont aussi prévues pour pouvoir résister à ces écarts importants. Une préparation incluant notamment du yoga et de l’autohypnose devrait aider les pilotes à gérer la fatigue comme le stress. Autre défi, ils se sont entraînés à se contenter de micro périodes de sommeil d’une vingtaine de minutes, dix fois par vingt-quatre heures. Mais si jamais un pilote se laissait aller un peu trop longtemps dans les bras de Morphée et qu’un problème de pilotage soit détecté, il sera alors réveillé par des vibrations et un signal sonore.

    Bertrand Piccard et André Borschberg ne sont pas seuls à se lancer dans ce défi. Cent trente personnes y participent à terre ; 65 les accompagneront à chaque escale et 65 autres resteront rivés à leurs écrans, à Monaco, où se situe le centre de contrôle de la mission. Le tour du monde de Solar Impulse 2 peut être suivi en direct sur son site.

     
      

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