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    Moyen-Orient

    Yémen: près de 150 personnes tuées lors du double attentat-suicide

    media Les enquêteurs réalisent des prévèlements dans une mosquée de Sanaa où a eu lieu une attaque-suicide, le 20 mars. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

    Le Yémen a été touché ce vendredi 20 mars par un double attentat-suicide extrêmement meurtrier. Ce sont les mosquées chiites de la capitale Sanaa qui étaient visées. Selon le ministre de la Santé, au moins 142 personnes ont été tuées et 351 blessées. Les deux attaques ont été revendiquées par l’organisation Etat islamique. Une troisième attaque a aussi été déjouée à Sadaa, elle aussi revendiquée par le groupe EI.

    Les terroristes ont fait exploser leurs charges à l’heure de la prière, dans les mosquées chiites d’al-Hashush, dans le nord de Sanaa et de Badr dans le sud. A Badr, un second assaillant attendait le passage des fidèles fuyant la première explosion pour déclencher sa charge, et toucher un maximum de gens. L’imam de cette mosquée, un important responsable religieux de la milice houthiste, figurerait parmi les morts. Un attentat contre une troisième mosquée aurait été déjoué à temps par cette milice chiite qui a pris le pouvoir à Sanaa en janvier dernier.

    Les blessés ont été évacués sur les hôpitaux de la capitale, qui ont lancé des appels au don du sang. Ce sont les premiers attentats revendiqués au Yémen par l’organisation Etat islamique. Cette semaine, les Houthis affirmaient déjà que des dizaines de combattants de l’organisation étaient arrivés dans le sud-est du pays par la mer.

    « Catastrophe absolue »

    Jusqu’ici, la milice combattait les troupes fidèles au président Hadi, qui a fui la capitale pour Aden en janvier dernier, et al-Qaïda au Yémen. C’est l’une des branches les plus actives du groupe terroriste dont les attentats ensanglantent régulièrement le pays. Elle a fait alliance avec les tribus sunnites du sud. L’ONU et les Etats-Unis ont condamné les attaques de ce vendredi, Washington précisant qu’il était encore trop tôt pour confirmer l’implication de l’organisation Etat islamique.

    Pour le président du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi, actuellement réfugié à Aden, ces attentats visent à enfoncer le pays « dans le chaos ». « De telles attaques haineuses ne peuvent avoir été perpétrées que par les ennemis de la vie », indique-t-il encore dans une lettre publiée vendredi soir par son bureau. De son côté, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, s'est inquiété, ce 21 mars, de la « catastrophe absolue » qui touche le Yémen. « Il faut demander, a-t-il encore poursuivi, que le Conseil de sécurité des Nations unies, qui a envoyé un émissaire particulier puisse arriver à établir une situation qui évite à la fois la partition, parce que c'est ça un des grands risques, et qui permette de rétablir une situation ordinaire ».


    Revendication par l’organisation EI : « Il y a une partie, écran de fumée »

    La réaction et l’analyse de Gilles Gauthier, ex-ambassadeur de France au Yémen :

    « Quelle horreur, on se croirait à Bagdad à la pire période des attentats. On est entré dans une escalade qui n’a pas commencé hier. Saada est dans le nord sous le contrôle houti où l’armée est probablement maintenant elle aussi alliée aux Houtis avec l’ancien président de la République qui a choisi ce camp pour se venger de la révolution et pour récupérer son pouvoir. Et puis, au sud il y a le président légitime, il y a le mouvement Herak qui était le mouvement qui militait pour l’autonomie du sud. Et il y a al-Qaïda qui est très présent.

    Mon sentiment, mais il ne s’agit que d’un sentiment, c’est qu’il y a une porosité et que l’organisation Etat islamique qui est en expansion a tendance à revendiquer un peu tout ce qui se passe aussi bien à Paris, qu’à Tunis, qu’au Yémen pour donner ce sentiment au monde de son expansion territoriale qui ne correspond pas pour autant à la réalité. Il y a une partie, écran de fumée derrière tout ça. Ce qui est connu, ce qui existe, c’est al-Qaïda avec une base territoriale concrète. Il est possible qu’il y ait des liaisons, des porosités entre les militants d’al-Qaïda et de l’organisation Etat islamique. Au départ, il y a toute une ambiance jihadiste qui a été cultivée tout au long des années, un islam extrême qui était celui des salafistes, celui de ces écoles qui existait au Yémen. Ca a créé le terreau favorable. »

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