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    Moyen-Orient

    Yémen: les raisons d’un embrasement

    media Incendie visible depuis Sanaa suite à une attaque aérienne, le 30 mars 2015. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi

    Depuis le 25 mars, la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite est lancée dans l’opération militaire Tempête décisive et bombarde les miliciens houthis au Yémen. Retour sur une crise qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

    Les combattants yéménites houthis ont surgi, arme à la main, dans le nord du pays pour progresser de façon fulgurante vers le sud. Bien que minoritaires au Yémen, ils ont réussi, en septembre 2014, à prendre la capitale Sanaa. Ce groupe conteste le pouvoir du président Abd Rabo Mansour Hadi et dénonce un projet de Constitution qui les aurait privé d'un accès à la mer.

    Mais leurs revendications ont rapidement pris une tournure militaire. Au point qu’en janvier dernier, le chef de l’Etat a été contraint de fuir à Aden. Les Houthis auraient pu s’en tenir à une division en deux du pays, avec une présence au nord de leurs militants, et celle des partisans du président Hadi au sud. Mais ils ont poussé leur avantage jusqu’à attaquer le bastion de Hadi, Aden, forçant l’Arabie saoudite à réagir. « Si les Saoudiens n’avaient rien fait, leur crédibilité politique dans la région en aurait pris un coup », explique Frank Mermier, chercheur au CNRS et auteur de Yémen, le tournant révolutionnaire (Ed. Kathala). Surtout, poursuit le chercheur, « les Saoudiens auraient vu d’un mauvais œil la présence au Yémen d’un pouvoir houthi soutenu par l’Iran. »

    Aden, objet de toutes les convoitises

    L’avancée des Houthis vers Aden, la grande ville du Sud, est perçue comme une menace par la coalition arabe car qui contrôle Aden peut contrôler le détroit de Bab el Mandeb, lieu où transite l'essentiel des exportations de pétrole vers l'Occident.

    Comment expliquer de telles conquêtes ? Cela a été possible grâce à un homme, qu'on avait un peu oublié : l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh. « Il a gouverné le pays de 1978 à novembre 2011, durant 33 ans donc. Entre 2004 et 2009, Ali Abdallah Saleh a mené six guerres contre les Houthis, précise Frank Mermier. Il n’a jamais accepté de quitter le pouvoir en 2012, il s’est soudainement rappelé qu’il était lui aussi d’origine houthis. Et aujourd’hui la partie de l’armée yéménite restée fidèle à l’ancien président se bat aux côtés des Houthis contre le président élu en 2012, le président Hadi. »

    Ce dernier est aujourd'hui réfugié chez le voisin saoudien. Un voisin toujours suspicieux envers le Yémen. « Durant les guerres, entre 2004 et 2009, entre l’armée yéménite et les Houthis, il y a eu des combats entre l’armée saoudienne et les Houthis. En outre, deux régions saoudiennes étaient anciennement yéménites. Elles ont été conquises par Ryad en 1934. Dans les années 2000, Ali Abdallah Saleh avait signé un document reconnaissant la souveraineté saoudienne sur ces régions. Depuis ces régions sont habitées par des chiites et il existe toujours la possibilité que ces derniers soutiennent les Houthis. »

    Autrement dit, les Houthis représentent une menace intérieure devant sa porte mais aussi dans les régions saoudiennes peuplées de chiites. Trop c'est trop. Et plutôt que de s'en remettre traditionnellement à l'allié américain occupé à gérer d'autres guerres, Ryad a décidé de passer à l'action.

    Tout le monde est à peu près d'accord, il y a peu de chances que des invasions terrestres se produisent. Les frappes aériennes devraient forcer les Houthis à négocier une transition politique. Quand, c'est toute la question.

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