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    Moyen-Orient

    [RECIT]«Tempête décisive» vue de Jizan, à la frontière saoudo-yéménite

    media Soldat en faction à la frontière saudo-yéménite. Clarence Rodriguez/RFI

    L’opération « Tempête décisive » entre dans sa quatrième semaine. La coalition conduite par l’Arabie saoudite intensifie ses frappes de jour en jour contre les rebelles houthis. Objectif : le retour de la légitimité et de la stabilité au Yémen. Pendant ce temps, à la frontière saoudo-yéménite, les militaires saoudiens sont sur le qui-vive. La correspondante de RFI à Riyad est l’une des rares journalistes à s'être rendue, ces trois derniers jours, à la frontière saudo-yéménite à Jizan. Elle raconte.

    De notre envoyée spéciale à Jizan, frontière saoudo-yéménite

    Il faut savoir que les sites de Al-Romih, Tayash, Khaja et Khobar, sont la cible permanente d’attaques de Houthis. Le ministère saoudien de la Défense avait tout prévu, et sécurisé les zones avant la visite d’une poignée de journalistes arabes et étrangers, équipés de gilets pare-balles et de casque. Sur les différents sites d’observation, l’atmosphère est pesante. Armés jusqu’aux dents, les militaires ne se laissent pas distraire et restent vigilants, concentrés. Comme l’Arabie saoudite a décidé de communiquer de façon exceptionnelle sur ce conflit, les soldats saoudiens se doivent de faire bonne figure devant les journalistes. Mais, on le sent, le danger est là. Certains soldats sont postés à seulement à 1,5 km du Yémen, autrement dit, à portée de fusil des rebelles, dans des zones que l’on atteint après avoir roulé sur des chemins cahoteux et poussiéreux.

    Les forces saoudiennes en opération à la frontière terrestre

    Un officier nous a donné le chiffre de 20 000 hommes déployés le long des 2 000 km de la frontière terrestre. Nous avons croisé des chars et des véhicules blindés transportant des militaires armés de mitrailleuses. Sur le camp de Khobar ce jour-là, à une soixantaine de kilomètres de Jizan, nous avons assisté à des tirs d’obus américains de 140 à 155 millimètres, d’une portée de 30 kilomètres. Sous nos yeux, les Saoudiens ont atteint une cible des rebelles. « Nous avons reçu des renseignements nous alertant d’un mouvement de Houthis qui se dirigeaient vers nous. Alors nous avons décidé de riposter » explique le général Maeer al-Shahrani qui commande les troupes à la frontière. Impossible en revanche de savoir si les trois tirs auxquels nous avons assisté ont fait des dégâts dans le camp adverse.

    Protéger le détroit de Bab-el Mandeb

    Le détroit de Bab-el-Mandeb est en effet un point névralgique du commerce maritime entre le Golfe d’Aden et la mer Rouge. 3,8 millions de barils de pétrole transitent par cet endroit, à destination du canal de Suez. Dix-huit navires, dont deux corvettes, des porte-hélicoptères et deux bateaux lance-missiles sont actuellement engagés dans la coalition. Le capitaine Mesfer al-Otaïbi de la base maritime de Jizan évoque les menaces réelles que présentent les rebelles houthis ou des trafiquants yéménites : « Pour pénétrer sur notre territoire, ils utilisent de petites embarcations très rapides appartenant à l’armée yéménite. Ils veulent se faire passer pour des militaires. Mais nous arrivons à les intercepter». Et le capitaine al-Otaïbi de rajouter que la surveillance s’effectue également depuis des hélicoptères, des Super Puma français.

    Une guerre par procuration

    Entre 40 et 60 interventions ont été effectuées depuis le début de l’opération « Tempête décisive », ce qui correspond à deux ou trois missions de surveillance par jour depuis le 26 mars. Que ce soit le long de la frontière, entre l’Arabie Saoudite et le Yémen, en mer Rouge ou à la frontière maritime, les Saoudiens sont sur le qui-vive. La question que tout le monde se pose, c'est Ahmed, comptable d’une société de dattes, qui la résume le mieux : « Quand cette guerre entre la coalition des dix pays arabes et les houthis chiites ou plutôt entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, va-t-elle s’arrêter ? »

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