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    Moyen-Orient

    «Bachar el-Assad n’est prêt à s’engager dans aucune voie politique»

    media Le président syrien Bachar el-Assad, le 26 janvier 2015. REUTERS/SANA/Handout via Reuters

    Faut-il que la France retisse des relations diplomatiques avec la Syrie ? Le président syrien Bachar el-Assad dispose-t-il d’informations précieuses dans la lutte antiterroriste ? Est-il prêt à une solution politique pour son pays ? Le Hezbollah et l’Iran aident-ils son régime ? Au lendemain de la diffusion de l’interview télévisée de Bachar el-Asad par nos confrères de France 2, lundi 20 avril, des spécialistes de la Syrie décryptent ses propos et font le point sur la situation actuelle en Syrie.

    Sur France 2 lundi soir, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que des contacts entre services de renseignement français et syriens existent, en dépit de la rupture des relations diplomatiques bilatérales. « Mais il n'y a pas de coopération », a-t-il déclaré. Le président François Hollande se refuse jusqu'à présent officiellement et de manière catégorique à restaurer les relations entre les deux pays. Une position qu’encourage Wladimir Glasman, ancien diplomate qui a travaillé à Damas. Selon lui, la France n’a pas intérêt à reprendre des relations avec la Syrie tant que Bachar el-Assad continuera à considérer que tous les opposants sont des terroristes.

    « Bachar el-Assad n’est prêt à s’engager dans aucune voie politique, comme on l’a vu, à ne parler que des terroristes, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’opposants, il n’y a pas de gens avec qui nous puissions parler », remarque Wladimir Glasman. « Par ailleurs, il tente de nous appâter en nous disant : " Mes services de renseignement savent tout sur les terroristes ". J’en doute fortement, ou sinon il faudrait qu’il explique comment ses services de renseignement savent tout sur des terroristes ou des jihadistes qui arrivent par d’autres pays que la Syrie, comment les connaît-il et comment obtient-il des renseignements ? », ajoute Wladimir Glasman.

    « Il est évident que l’Iran soutient le gouvernement de Damas »

    Le président Bachar el-Assad a affirmé avoir « invité » dans son pays le mouvement chiite libanais Hezbollah, mais il a démenti que des troupes iraniennes combattaient sur le sol syrien. Il n'y a « pas de troupes iraniennes en Syrie », a-t-il assuré. Frédéric Pichon, historien, spécialiste de la Syrie, estime qu’avec de telles déclarations, le président syrien joue sur les mots. « C’est à la fois vrai et c’est à la fois faux, c’est-à-dire qu’effectivement le Hezbollah a été invité en Syrie. Officiellement, les Iraniens non. Mais il y a des conseillers militaires iraniens, voire même des pasdarans, des membres, là pour le coup, des combattants [Gardiens de la révolution islamique, NDLR] qui opéreraient notamment près du Golan », précise Frédéric Pichon.

    Pour lui, la question des troupes iraniennes qui opèrent n’est pas cruciale. « Il est évident que l’Iran soutient, à bout de bras peut-être, mais soutient le gouvernement de Damas, soutient la Syrie. Et le plus fort soutien, il est illustré tout simplement par les lignes de crédit qui ont été ouvertes bien plus que par des combattants iraniens qui feraient la différence sur le terrain. Ce qui est très différent de l’Irak. En Irak, oui, il y a des troupes iraniennes massivement engagées dans le conflit contre l’Etat islamique », explique l’historien.

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