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    Moyen-Orient

    Israël: un gouvernement dominé par l’extrême droite et les religieux

    media Benyamin Netanyahu envisage d'élargir sa coalition pour disposer d'une majorité plus confortable à la Knesset. REUTERS/Oded Balilty/Pool

    Benyamin Netanyahu a réussi à former in extremis un gouvernement de coalition mercredi 6 mai 2015, deux heures avant les délais impartis. En cas d’échec, il aurait perdu le pouvoir, le président israélien aurait confié à un autre cette tâche. La nouvelle coalition est dominée par les nationalistes et les religieux. Elle disposera d’une très courte majorité au Parlement, ce qui la rendra extrêmement fragile.

    De notre correspondante à Jérusalem,

    Benyamin Netanyahu a sauvé sa peau en cédant aux demandes du Foyer juif, un parti nationaliste religieux qui a monnayé chèrement son entrée dans la coalition gouvernementale et sans lequel le Premier ministre n’aurait pas pu former cette coalition.

    Le Foyer juif aurait obtenu plusieurs postes-clés : l’Education pour son chef Naftali Benett, la Justice pour Ayalet Shaked, qui rêve de restreindre les pouvoirs de la Cour suprême et qui devrait par ailleurs rejoindre le cercle restreint des membres du cabinet de sécurité. Enfin, Uri Ariel, ancien ministre du Logement connu pour ses provocations sur l’Esplanade des Mosquées, obtiendrait l’Agriculture.

    Le Foyer juif est un parti d’extrême droite, nationaliste et religieux. Il défend coûte que coûte la colonisation israélienne et milite contre la création d’un Etat palestinien. Les Palestiniens n’ont d’ailleurs pas tardé à dénoncer le nouveau gouvernement israélien qui s’annonce comme un « gouvernement d’union pour la guerre et contre la paix », selon Saëb Erakat, l’un de leurs dirigeants.

    Propos haineux envers les Palestiniens

    Les critiques des Palestiniens se cristallisent particulièrement sur Ayelet Shaked, à qui on promet le ministère de la Justice. La jeune femme avait créé la polémique l’été dernier en relayant des propos haineux envers les Palestiniens sur sa page Facebook, qualifiés entre autres de « peuple ennemi », propos qu’elle a effacé depuis. Ces propos lui avaient valu d’être comparée à Hitler par le Premier ministre turc Erdogan.

    Outre le Foyer juif, quatre autres partis complètent la coalition gouvernementale : le Likoud, formation de droite de Benyamin Netanyahu, le parti centriste Koulanou dont le chef Moshe Kahlon devrait obtenir le ministère des Finances. Il a promis de réduire le coût de la vie et les inégalités sociales. Enfin deux partis ultra-orthodoxes, Shass et Judaïsme unifié de la Torah, font leur grand retour. Evincés du gouvernement précédent, ils s’attelleront à défendre les intérêts de leurs communautés religieuses, et notamment à détricoter la réforme prévoyant d’envoyer à l’armée les étudiants en religion.

    Un gouvernement très fragile

    La composition précise du gouvernement avec l’attribution de tous les postes ne devrait pas être annoncée avant la semaine prochaine. Mais cette coalition s’annonce d’ores et déjà très fragile. Elle ne dispose que d’une majorité très courte au Parlement (61 sièges sur 120). Si un seul député venait à faillir lors du vote d’une loi, la loi ne passerait pas. Pour de nombreux commentateurs en Israël, la situation sera vite ingérable. Ils ne donnent pas cher de la survie de ce nouveau gouvernement.

    Benyamin Netanyahu a donc laissé entendre qu’il pourrait élargir sa coalition à d’autres formations, pour s’assurer une majorité plus confortable. La presse israélienne évoque des négociations possibles avec le centre-gauche. Mais le chef du parti travailliste Yizhak Herzog a repoussé cette hypothèse : « Je n’ai pas l’intention de devenir la cinquième roue du carrosse de Netanyahu, j’ai l’intention de le remplacer ».

    Des défis multiples

    Les défis qui attendent le gouvernement israélien sont multiples. Sur le plan intérieur, il y a le vote du budget, la réduction des inégalités sociales. Sur le plan extérieur : les menaces sécuritaires aux frontières d’Israël, l’accord en vue sur le nucléaire iranien et la restauration des liens avec l’allié américain.

    A la veille des élections israéliennes, pour rallier les électeurs de l’extrême droite, Benyamin Netanyahu avait promis qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien s’il était élu, ce qui avait créé une grave crise avec les Etats-Unis qui prônent la solution à deux Etats. Depuis, Netanyahu est revenu en partie sur ses propos, sans rassurer pour autant les Américains.

    La place prédominante accordée au parti pro-colonisation du Foyer juif au sein du gouvernement ne devrait pas non plus rassurer les capitales étrangères. La colonisation israélienne des territoires palestiniens est illégale au regard du droit international et condamnée unanimement de par le monde.

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