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    Moyen-Orient

    Israël: le gouvernement de Netanyahu reçoit la confiance du Parlement

    media Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu devant la Knesset, le 14 mai 2015. REUETRS/Jim Hollander

    Israël a enfin un gouvernement, presque deux mois après les élections législatives. Il a été présenté puis investi par le Parlement, jeudi 14 mai. Les tractations ont été longues et douloureuses. Au final, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a formé une coalition fragile qui ne dispose que d’une très courte majorité (61 voix sur 120) au Parlement, ce qui la met à la merci de la moindre défection. Netanyahou a d’ailleurs annoncé qu’il laissait la porte ouverte à un élargissement de sa coalition. Comme attendu, des membres de l’extrême-droite nationaliste et religieuse ont obtenu des postes-clés, dont la très controversée Ayelet Shaked. Tour d'horizon.

    Avec notre correspondante à Jérusalem

    C’est avec deux heures de retard et dans une ambiance tendue que Benyamin Netanyahu a annoncé la composition de son nouveau gouvernement. Comme attendu, celui-ci est dominé par l’extrême-droite et les religieux. Il fait la part belle aux partisans de la colonisation qui s’opposent à la création d’un Etat palestinien. On y trouve les partis : Likoud (droite, 30 sièges au Parlement), Koulanou (centre-droit, 10 sièges), Foyer juif (nationaliste religieux, 8 sièges), Shas (ultra-orthodoxe, 7 sièges), Torah et Judaïsme Unis (ultra-orthodoxe, 6 sièges).

    Benyamin Netanyahu, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères : A 65 ans, le chef du Likoud, qui débute ainsi son 4e mandat de Premier ministre, a créé la surprise en sortant vainqueur des dernières élections alors qu’il était donné perdant. Il a fait sa campagne sur la sécurité. Pourfendeur d’un accord avec l’Iran, sur le nucléaire, il a aussi promis qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien s’il était élu, déclaration sur laquelle il est partiellement revenu. Sous ses précédents mandats, la colonisation a progressé. Sur un plan économique, il a mené une politique libérale, creusant les inégalités entre Israéliens.

    En dehors de son portefeuille de Premier ministre, Benyamin Netanyahu s’est attribué celui des Affaires étrangères, en attendant peut-être de nommer quelqu’un d’autre à ce poste. Il a annoncé vouloir élargir sa coalition. En l’état, celle-ci est très fragile et ne dispose que d’une très courte majorité au Parlement.

    Benyamin Netanyahuparle à la Knesset au nouveau ministre Aryeh Deri, le 13 mai. REUTERS/Ronen Zvulun

    Tzipi Hotovely, vice-ministre des Affaires étrangères : A 37 ans, cette membre de l’aile dure du Likoud est une nationaliste qui prône l’annexion de la Cisjordanie par Israël et s'oppose à l’instauration d’un Etat palestinien. Tzipi Hotovely était vice-ministre des Transports dans le gouvernement sortant.

    Moshe Yaalon, ministre de la Défense : Premier poste de dépenses de l'Etat, le ministère de la Défense est attribué à Moshe Yaalon, 64 ans, déjà ministre de la Défense dans l’ancien gouvernement. Ancien chef d’Etat major de l’armée entre 2002 et 2005 et membre du Likoud, c’est un faucon, un partisan de la colonisation. En 2014, il a été contraint de s’excuser auprès du secrétaire d’Etat américain John Kerry après l’avoir qualifié d’ « obsessionel et messianique » durant les négociations entre Israéliens et Palestiniens. Yaalon a dénoncé récemment l’accord en cours de négociations sur le nucléaire iranien comme « un très mauvais accord », mais a dit que l’option militaire contre un Iran nucléaire serait utilisée en dernier recours.

    Naftali Bennett, ministre de l'Education : Le Foyer juif, un parti nationaliste religieux, qui défend la colonisation coûte que coûte et qui s’oppose à la création d’un Etat palestinien, obtient des ministères clés : l’Education - qui constitue le 2e budget de l'Etat après la Défense - pour son chef Naftali Bennett et la Justice pour la très controversée Ayelet Shaked. A 42 ans, Naftali Bennett est un ancien entrepreneur qui a fait fortune dans la haute technologie. Il était ministre de l’Economie dans le précédent gouvernement.

    Ayelet Shaked, ministre de la Justice : Nommer Ayelet Shaked à la Justice, c’est comme « choisir un pyromane pour diriger les pompiers ». Cette formule-choc d’un journal israélien illustre bien le parfum de soufre autour de cette jeune femme de 39 ans au visage angélique. Ayelet Shaked a en effet milité ces dernières années pour réduire les pouvoirs de la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire, garante de la démocratie en Israël.

    L’été dernier Ayelet Shaked a été au cœur d’une polémique. Juste après l’enlèvement et le meurtre de trois adolescents israéliens, elle avait relayé sur sa page Facebook, des propos haineux sur les Palestiniens. Il était question d’« éliminer les mères de terroristes », les enfants, eux, étaient qualifiés de « serpents ». Ces propos ont fait scandale, les Palestiniens ont dénoncé un appel au génocide.

    Ces derniers jours, Ayelet Shaked a reçu des menaces. La nouvelle ministre de Justice israélienne est désormais placée sous protection.

    Ayelet Shaked, membre du parti Foyer juif, élue à la Knesset, nommée ministre de la Justice, le 14 mai 2015. AFP PHOTO/GALI TIBBON

    Aryeh Deri, ministre de l'Economie : Le ministère de l’Economie va à un ultra-orthodoxe sépharade, Aryeh Deri, 56 ans, leader du parti Shass, dont la carrière politique a été entachée par un scandale de corruption en 2000. Deri a du démissionner de son poste de ministre de l’Intérieur et a effectué près de deux ans de prison. Revenu récemment sur le devant de la scène politique, Aryeh Deri a fait campagne avec son parti Shass contre la pauvreté, très présente dans la communauté ultra-orthodoxe. Les ultra-orthodoxes espèrent détricoter la loi obligeant les jeunes étudiants en religion à effectuer leur service militaire.

    Moshe Kahlon, ministre des Finances : A 54 ans, l'ancien ministre des Communications sous le gouvernement de Netanyahu en 2009 avait réussi à l’époque à ouvrir le marché de la téléphonie mobile à la concurrence, faisant chuter les prix. Cet ancien du Likoud a créé le parti Koulanou, classé au centre et s’est engagé à des réformes dans les secteurs du logement et des banques, pour réduire le coût de la vie et les inégalités sociales en Israël.

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