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    Moyen-Orient

    Irak: les milices chiites en route pour chasser le groupe EI de Ramadi

    media Milices chiites à al-Hadidiya, au sud de Tikrit, le 6 mars 2015. REUTERS/Thaier Al-Sudani

    C'est un « revers » dans la lutte contre l'organisation Etat islamique en Irak. Washington le reconnaît, Ramadi est bien aux mains des insurgés. Cette prise montre que le groupe jihadiste a encore la capacité de conquérir du terrain. La ville se trouve à seulement une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, et après Mossoul, c'est la deuxième grande ville irakienne à passer sous le drapeau noir de l'EI. Mais la contre-offensive se prépare : des milices chiites alliées aux forces gouvernementales seraient en route.

    Le gouvernement irakien a confirmé l'arrivée de renforts, dont les fameuses milices chiites. Mais pour l’instant, il semble que seuls 500 membres de la police fédérale soient arrivés à la base militaire d'Habbaniyah, près de Ramadi, indique notre correspondante en Jordanie voisine, Angélique Férat.

    De son côté, la coalition internationale a mené, hier lundi, 15 frappes aériennes dans la zone. Le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, était lui à Bagdad et a souligné que son pays était prêt à intervenir si le gouvernement irakien le demandait.

    Quant aux civils, plus de 24 000 personnes ont déjà fui Ramadi selon l'ONU, qui tente de leur trouver des tentes et de la nourriture. Depuis le début de la crise, les habitants se déplacent au gré des combats de ville en ville, car il est très compliqué pour eux d’aller se réfugier dans un autre gouvernorat.

    Lourd revers pour la coalition

    Washington et le Pentagone minimisent la portée stratégique de Ramadi. A vrai dire, ils ne peuvent pas dire autre chose. Sauf que l’organisation Etat islamique a pris non seulement Ramadi, la capitale régionale d'al-Anbar, située à 100 kilomètres de Bagdad, mais elle contrôle désormais toute la route vers la Syrie, et plus précisément vers Deir Ezzor. La prise de Ramadi est donc très stratégique.

    De plus, la prise de la ville a été largement fêtée par les combattants. La raison, c’est que la ville est située au cœur du pays sunnite. Il sera donc plus difficile de libérer al-Anbar que de libérer, par exemple, la province de Diyala, car il n’y aura pas de repli ni de fuite stratégique. Les insurgés ont prévenu, ils vont combattre de toutes leurs forces, d’autant que pour eux, l’arrivée des milices chiites à al-Anbar équivaut à une invasion iranienne.

    Les combattants de l'organisation Etat islamique ont dressé leur drapeau dans les rues désertes de Ramadi, la capitale de la province d'al-Anbar, lundi 18 mai. AFP PHOTO / HO / AAMAQ NEWS AGENCY

    Des milices chiites controversées

    Pour tenter de reprendre la localité, les autorités de Bagdad ont fait appel, en effet, aux miliciens chiites, des groupes armés qui ont commis des exactions ces derniers mois en Irak. Dans le pays, elles sont appelées « Unités de mobilisation populaire », un terme qui regroupe des organisations paramilitaires, comme la milice Badr ou la Ligue des Justes. On ne connaît pas le nombre exact de ces milices chiites - le chiffre de 48 groupes répertoriés circulait ces dernières semaines -, mais elles totaliseraient des dizaines de milliers de combattants, qui échappent au contrôle du gouvernement de Bagdad.

    « Il y a beaucoup de disparus, des hommes qui ont été enlevés et qui ne sont pas réapparus à ce jour. Ils ont été enlevés devant leur famille par des membres de différentes milices », explique Donatella Rovera, d'Amnesty International, auteure d'une enquête sur les exactions commises par ces milices - exécutions, enlèvements ou destructions visant la minorité sunnite d'Irak.

    Revenant sur la situation à Ramadi, elle décrit une destruction « massive » de la ville. « Il est trop tôt pour savoir comment la situation va se jouer à Ramadi, mais si la situation est entre les mains de forces qui ne font pas partie des forces gouvernementales, qui ne sont pas sous le contrôle des institutions étatiques et qui opèrent avec l'impunité qui leur a été consacrée jusqu'à maintenant, il y a effectivement des raisons de s'inquiéter », alerte-t-elle. L'implication de ces milices révèle en tout cas les faiblesses persistantes de l'armée nationale irakienne et risque de perpétuer la déchirure confessionnelle du pays.

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