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    Moyen-Orient

    Après la chute de Ramadi, la difficile contre-offensive irakienne

    media Des membres des forces de sécurité irakiennes à l'entraînement, le 9 avril à Jurf al-Sakhar. REUTERS/Alaa Al-Marjan

    Le gouvernement irakien a appelé la population à se porter volontaire pour la bataille de Ramadi. La capitale régionale d'al-Anbar est tombée en début de semaine aux mains de l'organisation Etat islamique. Depuis une semaine les autorités irakiennes disent préparer une contre-offensive pour reprendre Ramadi.

    Avec notre correspondante à Amman, Angélique Férat

    La chute de Ramadi a eu l'effet d'un électrochoc. Les milices chiites, les hommes de la mobilisation populaire ont été appelés en renfort. Le conseil provincial d’al-Anbar a donné son accord.

    Mais combien d'hommes seront envoyés à al-Anbar ? On ne le sait pas. Trois mille combattants volontaires seraient arrivés dans la base militaire d’Habbaniyya. S’y ajoutent les 1 500 volontaires sunnites issus des tribus locales qui sont en cours d'entraînement, et les 6 000 membres de la police et de l'armée irakiennes. Soit environ 10 000 hommes pour l'instant.

    On est loin du gros contingent mobilisé pour la libération de Tikrit, la dernière grosse ville reprise à Daech. La raison est simple. Des combats ont encore lieu dans différentes zones dites libérées, et la mobilisation populaire doit aussi assurer la défense de Bagdad et la protection des villes comme Najaf, Samarra et Kerbala.

    La contre-offensive se prépare, mais elle n'est pas imminente. Il va falloir attendre. Du côté du bureau du gouverneur, on parle de planification en cours pour trouver la meilleure stratégie. Si les Irakiens croyaient encore il y a quelques semaines à une victoire rapide sur l'organisation Etat islamique, ils savent aujourd’hui que ce sera long, voire très long.

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