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    Moyen-Orient

    Irak: après la perte de Ramadi, le Pentagone accuse l'armée irakienne

    media A Bagdad, le 9 mai, un soldat irakien accompagne deux femmes ayant fui les combats de Ramadi. REUTERS/Stringer

    Les succès militaires du groupe Etat islamique, à Palmyre en Syrie et Ramadi en Irak, continuent d’alimenter un débat très vif aux Etats-Unis. Les républicains reprochent à Barack Obama une mauvaise stratégie et un engagement américain insuffisant. La Maison Blanche et le Pentagone tentent d’éteindre la polémique en donnant des explications.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    Barack Obama a eu beau affirmer jeudi que « le combat n’est pas perdu contre le groupe Etat islamique, malgré le revers stratégique subi à Ramadi », cela ne calme pas, au contraire, les critiques de ses adversaires politiques. Ces derniers se scandalisent de cette déclaration et demandent un engagement au sol, ce que la Maison Blanche a toujours exclu.

    Le Pentagone s’est résolu à donner des explications détaillées sur cette défaite de Ramadi : « Les troupes irakiennes n’ont pas été chassées hors de la ville, elles sont parties d’elles-mêmes. » C’est le chef d’état-major des armées américaines, le général Dempsey, qui s’exprime, expliquant que Bagdad a cru que le soutien de la coalition, les frappes aériennes, allaient faiblir à cause d’une tempête de sable, « alors que ce n’était pas le cas ».

    Le commandement local à Ramadi a donc pris, selon le général Dempsey, « une décision unilatérale ». Ce revers serait ainsi dû à une erreur tactique des forces irakiennes, plus qu’à l’offensive des terroristes de l’Etat islamique. Une explication qui souligne la faiblesse de cette armée, faiblesse qui rejaillit désormais sur l’administration Obama.


    • 40 000 personnes ont quitté Ramadi

    Aux mains des jihadistes de l'Etat islamique depuis dimanche 17 mai, Ramadi a vu sa population fuir massivement. Les organisations humanitaires sont présentes sur les routes de l'exode et leur apportent le minimum vital : « Nous fournissons un kit d'urgence aux déplacés, dans lequel il y a un kit d'hygiène et de l'eau, explique Lise Grande, la coordinatrice humanitaire pour l'ONU en Irak. Puis nous leur donnons une deuxième boîte avec suffisamment de nourriture pour tenir trois jours. Ensuite, quand les familles arrivent à s'installer dans des lieux plus sûrs, nous leur fournissons un autre kit, plus important. On y trouve par exemple une couverture, des choses qui leur permettent de se reconstruire un foyer. Nous leur donnons également de la nourriture pour trois mois. Par ailleurs, nous déployons des ambulances et installons des cliniques mobiles sur la route, au plus près des gens qui fuient. Nous pouvons venir en aide aux personnes gravement malades. »

    Mais les ONG peinent à venir en aide à tous ces déplacés : « Notre principal problème désormais, poursuit Lise Grande, c'est que nous n'avons plus d'argent. L'opération est sur le fil, nous avons assez de réserves d'urgence pour tenir seulement deux semaines. En juillet, nous n'aurons plus de nourriture et nous allons fermer 77 centres de santé fin juin, juste parce que nous n'avons plus d'argent. »

    Bagdad prise d'assaut

    Autre problème majeur : la sécurité, notamment dans la capitale irakienne. « Le gouvernement avait peur de faire rentrer des ennemis dans Bagdad, donc il n'a pas laissé tout le monde pénétrer dans la ville. Mais les déplacés, eux, veulent entrer dans Bagdad, la ville est plus sécurisée et où ils ont accès à plus de services. »

    Jeudi 21 mai, les autorités ont cependant accéléré le processus en laissant entrer davantage de réfugiés. « La majorité des 40 000 personnes qui ont fui récemment ne sont pas à Bagdad mais dans trois autres camps vers lesquels le gouvernement les a redirigés. L'emplacement des camps est un point crucial ; si on crée un camp loin des centres d'activités, il n'y a pas de services, aucun endroit pour acheter de la nourriture ou se faire soigner. Quand nous nous serons mis d'accord avec le gouvernement sur la localisation des camps, nous pourrons enfin installer des douches et des tentes », espère la responsable humanitaire.

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