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    Moyen-Orient

    France: réunion de la coalition contre le groupe EI

    media Un membre du groupe Etat islamique brandit un drapeau de son organisation, près de la frontière irako-syrienne. ALBARAKA NEWS / AFP

    Une vingtaine de pays se réunissent mardi 2 juin à Paris. Tous participent à la coalition qui mène depuis l'été dernier des raids visant l'organisation Etat islamique, implantée en Irak et en Syrie. Cette rencontre survient dans un contexte particulier, puisque ces derniers jours, les jihadistes du groupe EI ont pris la ville de Palmyre en Syrie et celle de Ramadi en Irak.

    « Il n'y aura pas de remise en cause des fondements de la coalition », assure-t-on de source diplomatique française. Traduction : même si les jihadistes du groupe Etat islamique ont regagné du terrain ces derniers jours en Irak et en Syrie, la stratégie reste la même. Elle repose sur des frappes aériennes et sur un soutien aux forces engagées au sol : l'armée nationale irakienne et les peshmergas du Kurdistan.

    Alors que, précisemment, il est nécessaire que la France et ses alliés remettent leur stratégie en question, selon le chercheur David Rigoulet-Roze, de l'Institut français d'analyses stratégiques (IFAS).

    « Il s’agit de prendre acte d’un certain nombre d’impasses et d’y remédier en revoyant la stratégie qui ne peut pas se limiter à une simple campagne aérienne. Donc, il y a un certain nombre de variables annexes à prendre en compte, avec des contradictions sous-jacentes, notamment sur la question du rôle de l’Iran, qui est essentielle puisque l’Iran participe directement à la lutte au sol contre l’EI, particulièrement en Irak. Donc là, on retrouve les contradictions de ladite coalition, dans la mesure où sont membres de cette coalition des pays qui considèrent l’Iran comme un ennemi déclaré. Et c’est probablement une des explications des échecs relatifs de la stratégie jusqu’à présent mise en œuvre. C'est-à-dire qu’elle réunit formellement des acteurs qui n’ont pas les mêmes intérêts, voire qui ont des intérêts opposés, et donc qui hypothèquent en partie la réussite de cette stratégie contre Daech », analyse-t-il.

    Contre-propagande

    Les pays de la coalition vont aussi parler de l'afflux des combattants jihadistes étrangers, qui continuent de venir garnir les rangs de l'organisation Etat islamique. Ils évoqueront la lutte contre le financement de ce groupe islamiste radical. Au programme également : la « communication stratégique », c'est-à-dire la contre-propagande, qui vise à combattre par les mots le discours attractif des organisations jihadistes.

    Enfin, les pays de la coalition vont également se plier à un exercice délicat : réaffirmer leur soutien au gouvernement irakien, tout en lui demandant des gestes pour la réconciliation entre les communautés chiites et sunnites du pays. Aujourd'hui, le fossé reste immense et permet à l'organisation Etat islamique de se maintenir dans les régions qu'il contrôle.

    La réunion devait être présidée par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi et le chef de la diplomatie américaine John Kerry. Mais ce dernier ne sera finalement pas présent, blessé le week-end dernier dans un accident de vélo.


    ■ Vu des Etats-Unis

    Alors que se déroule à Paris un sommet des pays de la coalition contre le groupe Etat islamique, les élus américains sont toujours très divisés sur la stratégie à adopter. Les revers de l'armée irakienne à Ramadi et Palmyre entretiennent le débat sur l'éventuel envoi de troupes américaines au sol.

    Barack Obama est résolument contre la solution d'envoyer des troupes, mais le début de campagne électorale pour la présidentielle de 2016 alimente le sujet. Sur les neuf candidats républicains déjà dans la course, huit se prononcent pour l'envoi de soldats américains sur le terrain.

    Et pour Kenneth Weinstein, directeur de l'Institut Hudson, institut de recherche proche des conservateurs, une intervention des Etats-Unis est la seule solution.

    « C’est une faillite pour les Etats-Unis, c’est clair. C’était une erreur énorme de ne pas avoir un accord sur les forces armées en Irak. C’était vraiment nécessaire pour garder le minimum dans une situation catastrophique, afin d’éviter que l’EI et les Iraniens prennent une partie importante du pays. La seule stratégie qui me semble possible, c’est des frappes aériennes, par des drones et par des forces américaines et alliées, qui ciblent d’abord l’EI et aussi la possibilité d’envoyer un nombre de troupe en Irak, afin d’arrêter vraiment l’expansion de l’EI et de renverser leur gain. C’est le sénateur Lindsey Graham qui parle de 10 000 personnes, donc c’est pas une force énorme mais une force minimum », commente le chercheur.

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