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    Moyen-Orient

    Lutte contre EI: l'aide de la coalition est insuffisante selon al-Abadi

    media Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi lors d'une conférence de presse à Paris pour l'ouverture d'un sommet consacré à la stratégie de lutte contre les jihadistes, le 2 juin 2015. AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN

    Le Premier ministre irakien est à Paris où il participe avec les représentants d'une vingtaine de pays à la réunion de la coalition qui lutte contre l'organisation Etat islamique. Ce mardi matin, avant l'ouverture de la rencontre, Haïder al-Abadi s'est exprimé, critiquant le soutien « insuffisant » selon lui de la coalition à l'armée irakienne pour reprendre du terrain face aux jihadistes.

    Haïdar al-Abadi a parlé d'un « échec ». « Il y a beaucoup de mots mais peu d'actions sur le terrain », a déclaré le Premier ministre irakien, qui trouve que la coalition n'en fait pas assez contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique. Interrogée par RFI, Louloua al-Rachid, chercheuse associée au Collège de France et chargée de mission auprès de l’International Crisis Group, faisait déjà part de son scepticisme sur l'issue de la réunion en raison des réticences des puissances de la coalition à intervenir au sol. « Je crois qu’il y a une résignation largement partagée au sein des membres de cette coalition internationale, résignation au fait que le phénomène Etat islamique est un phénomène qui va durer, est un phénomène qui s’installe dans le paysage de la région et que, à défaut d’une intervention au sol d’une grande envergure, cet Etat islamique ne sera pas définitivement éradiqué, explique la chercheuse. Et je crois que personne aujourd’hui n’est disposé à envoyer des troupes au sol. Le président Obama n’a de cesse de le répéter : il n’appartient pas aux Etats-Unis d’intervenir dans les guerres civiles des autres ».

    Mais au sein de la coalition, on met l'accent non pas sur l'engagement international mais plutôt du côté de Washington sur le « manque de volonté de l'armée irakienne de se battre ». « Le gouvernement irakien doit faire davantage pour réconcilier les communautés », dit-on en France.

    Il est vrai que l'équation politique irakienne reste déterminante pour tenter de faire reculer l'organisation Etat islamique. Les jihadistes sont implantés en zone sunnite, une minorité irakienne qui s'estime marginalisée et maltraitée par le pouvoir chiite. Plusieurs pays de la coalition demandent au gouvernement d'intégrer les sunnites dans la lutte contre l'organisation Etat islamique. Mais concrètement, certaines réformes sont bloquées par le Parlement de Bagdad, notamment un projet de loi d'amnistie.

    Autre demande adressée au Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi : la création d'une structure étatique chapeautant les milices chiites irakiennes. L'idée étant là encore de réduire cette fracture communautaire qui mine l'Irak et sur laquelle prolifèrent les jihadistes.

     

    ► à (ré)écouter : Myriam Benraad, chercheuse au Ceri et spécialiste de l'Irak était l'invitée de la mi-journée à RFI

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