GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 10 Décembre
Lundi 11 Décembre
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Aujourd'hui
Vendredi 15 Décembre
Samedi 16 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Syrie: 10 000 volontaires rejoignent Damas pour soutenir le régime

    media Les combats sont violents dans les environs de la capitale syrienne, comme ici dans la Ghouta, le 21 mai 2015. REUTERS/Diaa Al-Din

    Après une série de revers infligés ces deux derniers mois par les rebelles à l'armée syrienne, les alliés régionaux de Damas se sont mobilisés pour lui venir en aide. Des milliers de volontaires ont été envoyés à Damas.

    Avec notre correspondant à Beyrouth au Liban,  Paul Khalifeh

    D'Iran, d'Irak, du Liban, mais aussi d'Afghanistan, les renforts arrivent de partout pour soutenir l'armée syrienne. Ces dernières semaines, quelque 7 000 volontaires iraniens et chiites irakiens sont arrivés à Damas par voie aérienne. Ils devraient être rejoints par 3 000 autres combattants.

    La mission de cette force de 10 000 hommes est de protéger la capitale, qui est la prochaine cible des offensives rebelles, comme l'a réaffirmé la semaine dernière Abou Mohammad al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, dans une interview accordée à la chaîne de télévision qatarienne, al-Jazeera.

    La priorité de ces combattants est de protéger le mausolée de Sayeda Zeinab, où est enterrée la sœur du petit-fils du prophète Mahomet, l'imam Hussein, vénéré par les chiites. Sur un plan plus stratégique, l'objectif est d'empêcher la prise par les insurgés de l'aéroport international de Damas, au sud de la capitale, qui est la principale voie de ravitaillement du régime syrien.

    Le Hezbollah libanais déploie en Syrie quelque 8 000 combattants aguerris pour soutenir l'armée syrienne. La moitié d'entre eux participent depuis trois semaines à la bataille du Qalamoun, qui vise à chasser les jihadistes de cette chaîne de montagnes, à la frontière libano-syrienne, au nord-ouest de Damas.

    Il y a aussi des chiites afghans de l'ethnie des Hazaras, regroupés au sein d'une brigade appelée les « Fatimides ». Leur nombre n'est pas connu mais ils seraient de redoutables combattants.

    Manque de soldats

    Ces renforts témoignent du soutien réaffirmé de l'Iran, pour venir en aide à son allié syrien. Mais ils témoignent également de la faiblesse croissante, sur le terrain militaire, de l'armée syrienne, qui ne parvient plus à elle seule à répondre aux coups portés par ses adversaires.

    « Après à peu près quatre ans de bataille, les forces du régime sont très affaiblies. Tout cela a été prouvé par les grandes retraites [d'un] régime [déployé] sur plusieurs fronts et dans plusieurs cités tout autour du territoire syrien, analyse Mario Abou Zeid, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Beyrouth. On a vu que l’opposition, après avoir été fragmentée, s’est réunie. Ils sont en train de coordonner leurs attaques. Et ça a prouvé que c’était très efficace contre les forces affaiblies du régime. »

    Pour autant, le chercheur estime que la balance ne penche pas encore d'un côté ou de l'autre. « Pour le moment, on a [constaté] un équilibre dans la crise syrienne, mais on ne peut pas dire que l’opposition va totalement être victorieuse ou que le régime va perdre tout soudainement. Pour le moment, nous connaissons que l’opposition est en train de préparer leur attaque pour Damas et que le régime est en train de préparer la défense. On va voir comment les choses vont se développer. »

    Recrutement

    Des soldats de l'armée syrienne combattent l'organisation Etat islamique aux alentours de Palmyre. AFP PHOTO / STR

    Le principal défi auquel le régime syrien est confronté après quatre ans de guerre est aujourd'hui le renouvellement des effectifs de l'armée. Le recrutement est difficile, malgré toutes les structures mises en place. Elle en compterait aujourd'hui 125 000, au lieu de 300 000 au début du conflit. Il faut y ajouter une centaine de milliers de volontaires de l'Armée de défense nationale ou de miliciens des comités populaires. Ce nombre est insuffisant pour tenir les 70 fronts sur lesquels se battent les troupes gouvernementales.

    Selon des sources proches de Damas, l'armée aurait perdu 15 000 hommes ces douze derniers mois. Malgré une vigoureuse campagne nationale relayée par les médias officiels, 6 000 nouvelles recrues se sont enrôlées au lieu des 20 000 attendues. Le nombre d'insurgés dépasse les 70 000. On comprend, alors, que les alliés de Damas se soient énergiquement mobilisés pour lui apporter une aide indispensable pour poursuivre le combat.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.