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    Moyen-Orient

    L’ONU n’a plus assez d’argent pour nourrir les réfugiés syriens

    media Des réfugiés syriens à Akcakale, en Turquie, le 18 juin dernier. Selon l'ONU, le conflit a entraîné le déplacement de 7,6 millions de personnes. REUTERS/Umit Bektas

    Le Programme alimentaire mondial va réduire l’aide apportée aux réfugiés syriens exilés en Jordanie et au Liban. Il manque 80 % des financements nécessaires - 139 millions de dollars - pour couvrir les besoins du PAM jusqu’en septembre. Cette réduction de l’aide de l’agence onusienne intervient alors que l’insécurité alimentaire a explosé au sein de la population des réfugiés syriens. Et les premiers à en payer le prix seront les enfants.

    « C’est quelque chose de dramatique ». Une mesure « qui ne se prend qu’en dernier ressort », explique au micro de RFI Elizabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondial. Pourtant, parce que « les besoins augmentent plus que les budgets humanitaires des Etats membres de l’ONU », le PAM est contraint de réduire son aide aux réfugiés syriens qui sont actuellement accompagnés par l’agence onusienne en Jordanie et au Liban.

    Au Liban, le montant des coupons alimentaires distribués à 1,2 million de réfugiés syriens va être revu à la baisse dès ce mois de juillet, passant à 13,5 dollars par personne et par mois. Pire, en Jordanie, « si le financement n’arrive pas, nous serons obligés de suspendre » l’aide apportée aux 450 000 personnes présentes dans les camps de réfugiés, alerte Elizabeth Byrs. « Il n’y a plus d’argent. On ne peut plus payer pour cette nourriture. Il nous faut très, très vite 139 millions de dollars pour aider les réfugiés dans les pays hôtes pour pouvoir continuer notre aide alimentaire jusqu’au mois de septembre », précise-t-elle.

    Une situation humanitaire déjà critique

    Actuellement, on estime que le conflit syrien a provoqué le déplacement de 7,6 millions de personnes. Parmi elles, 4 millions de personnes ont quitté le pays. Si une poignée gagne difficilement l’Europe, la majorité a trouvé refuge dans les pays limitrophes. Une réduction, voire une suspension de l’aide alimentaire intervient alors que la crise humanitaire ne cesse de se faire plus aiguë à mesure que les mois passent.

    « Certains, déjà, ont réduit leurs repas, mangent peu, ou pas, pour laisser les enfants manger », rapporte la porte-parole du PAM. « Certains ont retiré leurs enfants de l’école. Près de 4 %, notamment en Jordanie, envoient leurs enfants au travail... » En Jordanie, le nombre de réfugiés considéré en situation d’insécurité alimentaire est passé de 48 % à 86 % entre 2014 et 2015. « Leur situation alimentaire s’aggrave. Les enfants sont les plus touchés : les parents réduisent les dépenses de santé, d’éducation... C’est extrêmement préoccupant pour l’avenir de ces jeunes », s’inquiète Elizabeth Byrs.

    En décembre 2014, déjà, le Programme alimentaire mondial avait tiré la sonnette d’alarme, menaçant déjà de suspendre son aide faute de financement. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés considère pour sa part que, toutes actions humanitaires confondues, « les programmes mis en œuvre par l'ONU et les ONG dans le cadre de ce Plan sont mis en péril par une pénurie de fonds s'élevant à 3,47 milliards de dollars ».

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