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    Moyen-Orient

    Nucléaire iranien: le petit coup de colère de Javad Zarif

    media Au milieu de négociations qui s'éternisent et se tendent, le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, a laissé éclaté une petite colère. REUTERS/Carlos Barria

    Les négociations entre l'Iran et le groupe des 5+1 sur le nucléaire se poursuivent à Vienne, siège de l'Agence internatioanle de l'énergie atomique. Les Iraniens exigent la levée de l’embargo de l'ONU sur les armes. Ce qui conduit à des discussions musclées avec les Etats-Unis. Au point que le très cordial Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, aurait laissé éclater sa colère avec un « ne menacez jamais un Iranien ! » Signe des tensions qui pèsent sur ces négociations, et d'un certain sens de la dramaturgie.

    L’incident s’est produit lors d’une réunion plénière, rapporte notre envoyé spécial à Vienne, Sami Boukhelifa. D’un côté de la table, Javad Zarif et son équipe ; de l’autre côté, les ministres des Affaires étrangères des six grandes puissances qui négocient avec l'Iran (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne), et avec eux Federica Mogherini, la diplomate en chef de l'Union européenne.

    Après des jours de tractations, l’atmosphère est tendue, la tension palpable et le dialogue semble stérile. Federica Mogherini laisse échapper : « Si c’est comme ça, on va tous rentrer à la maison. » Mohamed Javad Zarif hausse le ton et réplique spontanément : « Ne menacez jamais un Iranien ! » Et le chef de la diplomatie russe d’ajouter : « Ni un Russe ! »

    Selon un diplomate occidental qui a assisté à la scène, cela n’a rien d’inhabituel. Les discussions ont leur côté technique, mais aussi leur côté théâtral. Certains responsables aiment bien, parfois, basculer dans la dramaturgie, histoire d’envoyer des signaux forts et de marquer leur territoire.

    Un diplomate qui s’énerve, c’est le signe d’un manque de professionnalisme, diront certains. A moins de s’appeller Mohamed Javad Zarif et d'être aussi chevronné. Cette petite altercation fait remonter sa cote en flèche en Iran, où il était jusque là très critiqué par les ultraconservateurs. Ils lui reprochaient justement son manque de fermeté vis-à-vis de l’Occident.

    Le problème de la levée de l'embargo sur les armes

    Outre l'aspect théâtral, ces négociations buttent en partie sur un point, source de ces tensions. Mardi, les Américains ont balayé du revers de la main la demande iranienne sur le commerce des armes. Pourtant, lorsqu'on se penche sur cette requête, on constate qu'elle pourrait être parfaitement recevable.

    Téhéran demande la levée de l'embargo sur la vente et l'achat d'armes conventionnelles. Cet embargo subi actuellement par la République islamique a été mis en place pour punir l'Iran et faire pression sur son économie. Si un accord est trouvé, il est donc logique que cet embargo disparaisse, reconnaît en coulisse un diplomate occidental.

    Mais il ajoute que dans le contexte actuel, il y aurait quelque chose de politiquement indécent à résoudre la question du nucléaire tout en donnant aux Iraniens des fonds et la capacité d'importer et d'exporter des armes. Un Iran qui gagne en puissance inquièterait au plus haut point les alliés des Occidentaux au Moyen-Orient. Donc, refuser la levée de cet embargo aux Iraniens vise juste à rassurer les Israéliens et les Saoudiens.

    Il ne s'agit pas non d'en faire un point de blocage permanent, tempère tout de même cette source diplomatique occidentale. Les grandes puissances seraient disposées à lever l'embargo, mais pas dans l'immédiat.

    Aux Etats-Unis, les parlementaires attendent

    De son côté, le Congrès américain attend vendredi avec un mélange de nervosité et de scepticisme, explique notre correspondant à Washington, Jean-Louis pourtet. Car le monde devrait alors savoir si un accord sur le nucléaire iranien a été conclu, ou si les négociations ont échoué - à moins qu'elles ne soient une nouvelle fois reportées à plus tard.

    En avril, les élus américains, contre le souhait de la Maison Blanche, a approuvé un texte qui leur donne un droit de regard sur le contenu d'un éventuel accord. Du fait du report de la date limite du 30 juin au 10 juillet, le Congrès aura 60 jours au lieu de 30 pour donner son avis, cela à cause des vacances parlementaires en août.

    Dans les deux partis, il y a beaucoup de méfiance à l'égard de la volonté réelle de l'Iran de stopper son programme nucléaire. Même si l'hostilité au projet est plus prononcé chez les républicains que chez les démocrates, elle est partagée par les deux camps. Les républicains trouvent que Barack Obama est prêt à donner trop aux Iraniens afin de pouvoir améliorer son bilan en politique étrangère, qui n'est pas particulièrement brilliant.

    Le président de la commission des relations internationales du Sénat, Bob Corker, se plaint que les Etats-Unis soient passés du démantellement du programme nucléaire à la gestion de sa prolifération. M. Obama, disent ses critiques, a une nouvelle fois abandonné les lignes rouges qu'il avait fixées au départ.

    Si un accord est conclu, le Congrès ne pourra pas l'abroger, car ce n'est pas un traité requérant l'approbation du Sénat. Mais il peut certainement en compliquer l'application en bloquant la levée des sanctions économiques, ce qui pourrait bien le torpiller.

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