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    Moyen-Orient

    L’Iran, un marché très convoité

    media Le terminal gazier de Assaluyeh, dans le sud de l'Iran, en juillet 2010. AFP PHOTO/ATTA KENARE

    La levée des sanctions économiques et financières appliquées à Téhéran par la communauté internationale ouvre la voie à une réintégration de l'Iran sur la scène économique internationale. De pays peu fréquentable, l'Iran devient un pays très convoité.

     

    La diplomatie n'est pas la seule à se réjouir de l'accord conclu ce mardi entre l'Iran et les grandes puissances. Les investisseurs se frottent eux aussi déjà les mains. Car ils voient les perspectives que cela leur ouvre. Avec ses 80 millions d'habitants, l'Iran est un marché conséquent. Et après 35 ans de sanctions et d'embargo, les besoins en équipement sont immenses. « Depuis le début des sanctions économiques de la communauté internationale, l'Iran n’a pas pu développer toutes les technologies qu’il aurait pu », indique Sébastien Regnault, économiste spécialiste de l'Iran. Non pas par manque de savoir-faire, mais de management et de gestion. « Là, les entreprises occidentales, pour les premières, mais aussi russes et chinoises, ont un potentiel énorme à développer dans ce pays », estime-t-il.

    Les investisseurs n'ont cependant pas les mêmes objectifs. Pour les Chinois et les Russes, déjà bien implantés dans le pays, la priorité est de maintenir, voire d'augmenter les parts de marchés acquises du fait du départ des Occidentaux liés à l'embargo. Pour les Occidentaux, l'enjeu est autre : il s'agit arracher de nouveaux marchés pour relancer une croissance molle.

    L'énergie, un secteur très attractif

    Certains secteurs sont plus attractifs que d'autres. C'est le cas de l'énergie, avec le pétrole et le gaz dont l'Iran possède les deuxièmes réserves au monde. Avant le durcissement des sanctions, l'Iran produisait 4,1 millions de barils par jour, contre 3,3 actuellement. Les géants pétroliers, avant même un accord à Vienne, préparaient leur retour. Certains n'ont d'ailleurs jamais quitté le territoire.

    Pour Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques (SPE), l'accord conclu ce mardi va surtout profiter aux compagnies pétrolières européennes. « Ces sociétés européennes ont l’avantage d’avoir déjà travaillé en Iran par le passé. Notamment Total, qui d’ailleurs a conservé un bureau de représentation à Téhéran pour maintenir le contact. D’autres compagnies européennes comme Shell, société anglo-hollandaise et Eni, le groupe italien, ont également travaillé en Iran et s’efforcent également de préparer leur retour. »

    L'automobile et l'aéronautique aussi

    Il y a aussi le secteur gazier qui permettrait à l'Europe de limiter sa dépendance au gaz russe. Celui du transport est également très prometteur. Le marché de l'automobile est ainsi très convoité. Renault est déjà présent, Peugeot, lui, souhaite y revenir. C'est aussi le cas de l'aéronautique. « L'Iran doit remplacer une centaine d'appareils d'ici une dizaine d'années », indique Sébastien Regnault. Airbus et Boeing seraient déjà sur les rangs pour répondre à cette demande. Sans oublier le secteur du BTP avec de nombreuses infrastructures à construire : des routes, des aéroports, ou des hôpitaux.  Enfin, les industries de l'agroalimentaire ou encore de la chimie, où là aussi de nombreuses sociétés françaises sont dans les starting-blocks.

    Mais le retour de l’Iran sur la scène économique internationale va prendre du temps, estime Mohammad-Reza Jalili, professeur à l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève. « La vie économique ne dépend pas simplement des évolutions pratiques. Il y a une dimension psychologique. On sent déjà une certaine reprise sur le marché iranien, tempère-t-il. Les devises étrangères par rapport à la monnaie iranienne ont perdu un peu de valeur, les activités sur le marché iranien connaissent un démarrage avant même que les sanctions ne soient levées. »

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