GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
Jeudi 8 Décembre
Vendredi 9 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 11 Décembre
Lundi 12 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Nabil Rajab grâcié à Bahreïn: «Je suis content d'être dehors»

    media Nabil Rajab et sa fille après une audience en appel à Manama au Bahreïn, le 11 février 2015. AFP PHOTO/MOHAMMED AL-SHAIKH

    A Bahreïn, le roi a décidé de grâcier par décret « pour des raisons de santé » le militant des droits de l'homme Nabil Rajab, emprisonné depuis avril dernier. RFI a pu recueillir son témoignage après sa sortie de prison. Nabil Rajab, qui est directeur du Centre bahreïnien des droits de l'homme, assure qu'il continuera son combat pour la libération de tous les prisonniers politiques qui purgent des peines jusqu'à la perpétuité pour avoir critiqué le régime.

    « Je suis content d'être sorti de prison après avoir purgé les deux tiers de ma peine, et maintenant j'ai hâte de continuer mon travail sur les droits de l'homme et mon combat pour la démocratie et les droits humains », a déclaré Nabil Rajab ce lundi soir.

    Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, a décidé d’accorder sa grâce à Nabil Rajab pour « raisons de santé ». Le militant des droits de l’homme avait déjà purgé une peine de deux ans pour participation à des manifestations non autorisées et avait été libéré en mai 2014. Mais en avril dernier, il a de nouveau été arrêté après avoir publié des tweets. Nabil Rajab est accusé d’avoir publié de « fausses nouvelles » sur la participation de Bahreïn à la coalition arabe qui mène une opération militaire contre les rebelles chiites au Yémen, la qualifiant d' « agression », ainsi que d' « atteinte à une institution de l'Etat ».

    « Je suis content d'être dehors et j'espère voir rapidement tous mes collègues, défenseurs des droits de l'homme et les prisonniers politiques être libérés comme moi. Cela créerait un environnement positif dans le pays. Donc j'espère voir plus de personnes libérées, car moi, je ne suis qu'un parmi beaucoup d'autres qui sont encore à l'intérieur de la prison. Le fait de me libérer est un pas positif, mais il y en a beaucoup d'autres à l'intérieur », a souligné le militant des droits de l'homme. 

    Les Etats-Unis, alliés de Bahreïn, avaient réclamé la libération de Nabil Rajab et l'abandon des poursuites contre lui. Nabil Rajab souffre d’un ulcère. « En fait, explique-t-il, j'avais demandé à me faire opérer, mais au lieu de m'emmener à l'hôpital, ils m'ont grâcié. Pour moi, c'est un pas positif. »

    « Un système où on en arrête un et on en libère un autre »

    Brian Dooley, de l'ONG américaine Human Rights First, se réjouit de cette libération mais selon lui, les autorités ne vont pas assez loin dans les réformes politiques.

    « C'est une bonne nouvelle que Nabil Rajab soit sorti de prison et qu'il travaille sur ce qu'il a toujours fait pour attirer l'attention sur les violations des droits de l'homme à Bahreïn. C'est assez absurde que le roi le gracie. Et il le gracie pour des crimes qu'il n'a jamais commis, souligne-t-il. Tout ce que Nabil a fait a été de tweeter, pacifiquement, des commentaires critiques sur le régime. Il y a des milliers de personnes en prison à Bahreïn actuellement. Parmi eux, des militants très connus qui y sont toujours. Et puis un des plus célèbres leaders de l'opposition, Ibrahim Sharif, qui a de nouveau été arrêté, alors qu'il avait été libéré il y a deux semaines après quatre ans de prison. Donc c'est un système où on en arrête un, puis on en libère un autre : on libère Nabil Rajab mais on arrête Ibrahim Sharif. La tendance générale n'est pas aux réformes, ni à mise en place d'une solution politique dont Bahreïn a désespérément besoin. Donc le fait de remettre en liberté certains militants des droits de l'homme, oui c'est une bonne chose, mais ce n'est certainement pas une solution sérieuse pour résoudre la crise politique à Bahreïn. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.