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    Moyen-Orient

    La Turquie se réjouit de l’accord sur le nucléaire iranien

    media Le président iranien Hassan Rohani salue le président turc Recep Tayyip Erdogan (d) en visite officielle à Téhéran, le 7 avril 2015. AFP PHOTO/ATTA KENARE

    La Turquie ne peut que se réjouir de l’accord sur le nucléaire iranien. C'est l'un des pays les plus touchés par l'embargo sur le commerce avec l'Iran. Le gouvernement turc a réagi très rapidement, mardi à la mi-journée, pour saluer cet accord historique.

    Dès le début des négociations, le pays avait tenté de jouer les médiateurs entre l'Iran et les grandes puissances. Une médiation avait formellement débuté en 2009. Ankara arguant de ses bonnes relations avec les dirigeants iraniens, s’était alors fortement impliquée – tout comme le Brésil, d'ailleurs – allant même jusqu'à proposer que le transit de l'uranium enrichi se fasse via son territoire et sous son contrôle.

    En mai 2010 était même signée la déclaration de Téhéran qui encadrait les termes de cette transaction ; mais finalement cette avancée avait été contestée par les Occidentaux, et l’ONU adoptait un mois après de nouvelles sanctions contre l’Iran. La médiation turco-brésilienne avait fait long feu, et d’ailleurs ces deux pays avaient voté contre ce nouveau train de mesures, qui engloutissait leur rêve de proposer une troisième voie, et ruinait aussi leurs perspectives de relancer une coopération économique avec l’Iran.

    On comprend donc que la Turquie ait salué l’accord sur le nucléaire. Mais c'est essentiellement pour des raisons économiques. C'est bien simple : les milieux économiques turcs attendent, dans les deux prochaines années à venir, le doublement des échanges commerciaux avec son voisin, qui s’établissent à quelque 13,7 milliards de dollars annuels, et pourraient passer à 30 milliards. «  La levée de l’embargo est un développement positif », a commenté hier le Premier ministre Ahmet Davutoglu, ajoutant dans un soupir « Ah, si cet accord avait pu être signé plus tôt ! ». Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si, avant lui, les premiers à réagir avaient été le ministre de l’Energie, d’abord, et le ministre de l’Economie, qui soulignait, lui aussi, que la fin de l’embargo était une « très bonne chose pour l’économie turque ». La Turquie, qui a d’ailleurs été accusée de contourner discrètement cet embargo, achète essentiellement des hydrocarbures aux Iraniens, elle va pouvoir en importer encore plus, et surtout exporter les produits de son industrie.

    Divergeances sur la politique régionale

    Les Turcs et les Iraniens sont d'accord pour la reprise des affaires, mais est-ce que la situation régionale le permettra ? On pense aux crises en Syrie et en Irak où l'on voit s'affronter courants chiites, soutenus par Téhéran, et sunnites, dont la Turquie est un des piliers. C’est un peu le paradoxe des relations turco-iraniennes qui sont florissantes pour ce qui est des échanges commerciaux, mais généralement tendues du point de vue de leur volonté à tous les deux de jouer un rôle régional de plus en plus grand – et c’est particulièrement vrai depuis le début de la crise syrienne, avec Téhéran défendant le régime de Bachar el-Assad et Ankara défendant les rebelles syriens.

    Parmi les premières déclarations turques, mardi, on a vu pointer cet argument politique et idéologique, avec un chef de la diplomatie turque qui a souligné que « l'Iran devait abandonner sa politique sectaire et ses visées hégémoniques sur la région ». Ankara salue sans réserve cet accord, mais, en disant « souhaiter qu’il participe à la stabilité de la région », la diplomatie turque montre qu’elle craint en même temps que le rôle et l’influence des Iraniens n’en sortent renforcés ; avec cette petite pique du ministre : « Téhéran devrait choisir la voix du dialogue pour trouver une solution aux crises régionales ».

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