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    Moyen-Orient

    Syrie: Bachar el-Assad subit-il un «retour de bâton»?

    media Bachar el-Assad, photographié le 26 juin à Damas lors de sa déclaration. REUTERS/SANA/Handout via Reuters

    « Le problème auquel font face les forces armées n'est pas lié à la planification, mais à la fatigue. » Déclaration signée Bachar el-Assad, dimanche 26 juillet à Damas. Voilà plus de quatre ans que son armée se bat et voit ses forces s'amoindrir. Elle doit se concentrer sur les secteurs clés, insiste le président syrien. Mais selon Riad Kahwaji, président d'un institut de recherche stratégique au Moyen-Orient, elle ne tient plus que grâce au Hezbollah et à l’Iran. Et Bachar el-Assad, qui a porté la guerre en Syrie sur un plan confessionnel, serait en train de payer cette stratégie.

    Quatre ans d'une guerre sanglante depuis la répression de manifestations pacifiques lancées en mars 2011. Des millions de blessés et d'exilés, 230 000 morts, et une armée considérablement amoindrie, passée de 250 000 hommes en 2011 à 125 000 aujourd'hui, entre décès, défections et trahisons. « Il est normal qu'une armée soit atteinte de fatigue, mais il y a une différence entre la fatigue et la défaite », a expliqué le président Assad dimanche lors d'une rencontre à Damas diffusée à la télévision.

    La défaite « n'existe pas »

    Bachar el-Assad le concède : ses troupes souffrent d'un problème de sous-effectifs. La veille de sa déclaration, le président avait d'ailleurs décrété une amnistie générale sous conditions pour les déserteurs et tous ceux qui ont refusé de faire leur service militaire dans le pays, avec pour objectif de renflouer les rangs. « Le mot défaite n'existe pas dans le dictionnaire de l'armée syrienne », « nous allons résister et nous allons vaincre », a assuré le maître de Damas, précisant : « Dans certaines régions, les habitants ont porté les armes avec l'armée et cela a eu un impact plus décisif dans la bataille. »

    Le président syrien admet que son armée est contrainte d'abandonner certains secteurs du pays afin d'en conserver d'autres jugés plus importants. « L'armée ne peut se trouver dans chaque bout de territoire », elle doit se concentrer sur les secteurs clés, plaide-t-il. « Parfois, nous concentrons l'arsenal et l'armée dans une région importante, mais cela se fait aux dépens d'autres endroits, qui deviennent plus faibles », a-t-il expliqué. « Nous sommes obligés dans certaines circonstances d'abandonner certaines régions pour transporter nos troupes vers la région à laquelle nous sommes attachés. »

    Le président Bachar el-Assad tente de faire face aux inquiétudes des Syriens. Damas, le 26 juillet 2015. REUTERS/SANA/Handout via Reuters

    « Tous désertent »

    « A travers cette déclaration, le président syrien justifie les défaites de ses forces armées. Il tente d’expliquer à son opinion publique comment ses troupes ont perdu le contrôle de 75 % du territoire syrien », décrypte Riad Kahwaji, président de l’INEGMA, un institut de recherche stratégique au Moyen-Orient. Au cours des derniers mois, Damas a en effet dû opérer des retraits, notamment dans la province d'Idleb (nord-ouest). Elle a également subi des revers dans le sud et dans le centre du pays, perdant l'importante cité antique de Palmyre. Pour sa survie, le régime doit conserver Damas, Hama et Homs, ainsi que la région côtière de Lattaquié.

    Selon Riad Kahwaji, les soldats sont en fait « totalement abattus ». « Il y a des désertions massives. Et ce ne sont plus seulement les sunnites qui font défection ; les combattants alaouites, les chrétiens, les druzes, tous désertent. » Si l’armée tient encore, explique-t-il, c'est grâce aux appuis venus d'autres pays : « Il y a un grand nombre de combattants étrangers, des miliciens chiites iraniens et même des Gardiens de la révolution qui viennent d’Iran. Et si ce n’était ces forces, le régime aurait perdu le contrôle de toute la Syrie et non pas les trois quarts du pays. »

    Des soldats syriens dans les alentours de Palmyre, en mars dernier. Depuis, la cité est tombée. AFP PHOTO / STR

    Assad et le « terrorisme »

    En face, les adversaires de l'armée reçoivent des aides accrues de la part des Etats qui les soutiennent, a dénoncé M. Assad. Une allusion aux Occidentaux, à l'Arabie saoudite et à la Turquie. Mais selon Riad Kahwaji, c'est Bachar el-Assad qui a porté la guerre en Syrie sur le plan confessionnel, et il fait désormais face aux conséquences de sa stratégie. « Le régime a transformé une révolution pacifique en une guerre armée. Il en a fait un conflit confessionnel et aujourd’hui, c’est le retour de bâton. Il se retrouve au cœur d’une crise sans précédent. Il n’a plus aucune légitimité en Syrie et doit faire face à son peuple. La communauté internationale finira par décider de son sort. Il ne fait pas partie de la solution. »

    Pour l'instant, Bachar el-Assad persiste à se présenter comme un acteur incontournable pour toute discussion autour d'une sortie de la crise. « Toute proposition politique qui ne serait pas fondée sur la lutte contre le terrorisme serait vide de sens », a-t-il réitéré dimanche, ciblant les rebelles, les jihadistes, mais aussi les membres de l'opposition en exil : « Tant que le terrorisme fait partie de l'opposition extérieure qui participe au dialogue (...), parler de solution politique ne serait que des paroles creuses. » Et d'assurer, quitte à s'enfoncer encore un peu plus dans l'impasse, que face au terrorisme, la solution militaire « prime ».

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